Critique : Petit lapin (court-métrage)

Grand Prix à Brive en 2013 et en présent dans le Panorama de Pantin avec Artémis, cœurs d'Artichaut, Hubert Viel revient avec Petit lapin produit par le 7ème Continent, groupe de cinéphiles qui ont présenté régulièrement des films au cinéma Etoile-Lilas et se sont lancés dans la production via leur projet Undead, sept courts-métrages signés de jeunes auteurs remarqués pour leurs courts et moyens-métrages (et même le long pour certains), les autres étant Virgil Vernier (Mercuriales), Héléna Klotz (L’âge Atomique), Antonin Peretjatko (La Fille du 14 juillet), Shanti Masud (Pour la France), Bertrand Mandico (Boro in the box) rejoints par Alix Pennequin, l'une de ces productrices.

Critique : Mon héros (court-métrage)

Avec Mon héros, Sylvain Desclous change de registre après le plus mélancolique Le Monde à l’envers avec Myriam Boyer et Vincent Macaigne et signe une comédie rafraîchissante et fraternelle.

Critique : La Loi du marché

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Grâce au prix d'interprétation de Vincent Lindon reçu à Cannes, La Loi du Marché a bénéficié d'un important coup de publicité. Une chance, pour le sixième film de Stéphane Brizé, tant il est aux antipodes du film commercial. Dans ma critique, je ferai plusieurs fois références aux frères Dardenne en raison des similitudes entre leur cinéma et le film de Brizé, une comparaison inévitable.

Critique : Valley of Love

Valley of Love, ce titre nous évoque plein de choses, mais pas forcément la Vallée de la Mort. S’il fallait vraiment y voir une référence californienne, on penserait davantage à cette célèbre photo – mise exceptionnellement en exergue de notre texte – issue de Zabriskie point de Michelangelo Antonioni, où des couples de jeunes gens gisent tendrement enlacés sur le sol poussiéreux du désert.

Critique : Trainspotting

Voilà que Trainspotting est sur le point de fêter ses vingt ans. Alors qu'un second volet pourrait être tourné en 2016, on a voulu se replonger dans le film qui a fait découvrir Ewan McGregor sur la scène internationale...

Critique : Arizona Junior

Il n’est guère farfelu d’affirmer que la bêtise a toujours été un élément primordial des réalisations des Frères Coen. En critiques avisés de leurs contemporains, le duo ne manque jamais une occasion de mettre en scène le vide sidéral qui trotte dans la tête de personnages pathétiques et délirants. C’est en liant cette ironie cruelle à une science implacable du film noir qu’ils ont construit leur légende. Pourtant, au cœur des années 1980, alors que leur carrière débutait juste, ce tourbillon délirant pris une forme bien plus sincère et tendre que ce qui marquera par la suite leurs œuvres diverses. Avec Arizona Junior, le délire est doublé d’une démonstration d’humanité apaisée et chaleureuse, bien loin des glaçants meurtres et complots de Fargo ou du déchaînement furieux de Burn After Reading.

Critique : Loin de la foule déchaînée

Quitte à tomber d’emblée dans la banalité sentimentale, nous sommes convaincus que la conception de l’amour, en termes à la fois sociaux et affectifs, évolue au fil du temps. Ainsi, elle n’a pas été la même entre le moment de la publication du roman de Thomas Hardy en 1874 et la sortie de sa première adaptation cinématographique par John Schlesinger en 1967.

Critique : San Andreas

Si le risque sismique faisait partie des craintes raisonnables en région parisienne, particulièrement tranquille de ce point de vue-là, nous aimerions qu’un homme beau et fort comme Dwayne Johnson vienne sauver l’humanité en cas de sinistre majeur. Par défaut, nous avions l’espoir sans doute démesuré que cet acteur au charme dévastateur revigore le genre du film catastrophe, retombé dans un état moribond depuis sa brève renaissance au tournant du siècle.

Critique : Mad Max Fury Road

De l’action, de l’action et encore de l’action. Le nouveau film de George Miller ne laisse aucun moment de répit au spectateur. Et pour une fois, un tel spectacle tonitruant pendant deux heures ne nous laisse pas avec une migraine, mais gonflés à bloc grâce à la virtuosité indéniable de Mad Max Fury Road !

Critique : Un flic

Hacher menu, tel est le mot d’ordre du dernier film de Jean-Pierre Melville. Cette entreprise de décomposition totale procède d’une façon immuable, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’autre que de la routine, dépourvue d’états d’âme et d’humanité. Il serait bien sûr absurde d’interpréter tant de flegme désillusionné comme un chant de cygne intentionnel de la part du réalisateur, qui allait mourir neuf mois après la sortie d’Un flic d’une crise cardiaque, alors qu’il n’était âgé que de 55 ans.

Critique : Chouans !

En 1989, le bicentenaire de la Révolution française a été un événement d’une telle importance nationale que tous les champs de la vie culturelle concourraient alors pour le célébrer. Le cinéma n’a pas été en reste, puisque de nombreux films traitaient de près ou de loin de cette époque. Dans cette vague d’épopées historiques, qui exprimait surtout un élan de fierté nationale que l’on cherche depuis en vain sur nos écrans, la fresque de Philippe De Broca sur les revirements successifs en Bretagne avait certes pris un peu d’avance sur la date clef, mais sans qu’un film particulièrement marquant n’en résulte.

Festival de Cannes 2015 : Macbeth

Deuxième long-métrage, deuxième sélection au Festival de Cannes. Après Les Crimes de Snowtown en 2011 à la Semaine de la Critique, l'australien Justin Kurzel est invité à concourir pour la Palme d'or. L'adaptation d'une œuvre majeure de la littérature, un pilier de la culture moderne en guise de deuxième film, on admire l'audace après un premier film qui se complaisait dans la violence de son sujet.

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Test Blu-ray : David

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C'est SAJE Distribution qui accompagne également David sur le marché de la vidéo. Si le long-métrage n'a pas rencontré le succès espéré dans les salles françaises, cette sortie Blu-ray lui offre une seconde chance de trouver son public, d'autant qu'il s'agit typiquement du genre de production susceptible d'intégrer les vidéothèques familiales.

Les sorties du 22 juillet 2026

On ne le dirait pas à en juger par nos trois traditionnels coups de cœur hebdomadaires, mais cette semaine en plein creux estival est placée sous le signe du cinéma européen. Depuis votre fauteuil de cinéma, vous pourriez en effet faire le tour presque complet du vieux continent, depuis la Finlande jusqu’à la Grèce, en passant par l’Allemagne, la Belgique et la France, bien sûr.

Venise 2026 : Lions d’honneur à George Clooney et Ellen Burstyn

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À un mois et demi de l’ouverture de sa 83ème édition, le mercredi 2 septembre, et la veille de l’annonce de sa sélection officielle, le Festival de Venise a d’ores et déjà commencé à prendre forme ces dernières semaines. Notamment à travers l’annonce des deux Lions d’or honorifiques, qui seront remis aux comédiens américains George Clooney et Ellen Burstyn.

Critique : Le Héros de Berlin

La réunification allemande a beau remonter à plus de trente-cinq ans, les traces du rideau de fer dans les mentalités de nos voisins d’outre-Rhin semblent perdurer jusqu’à aujourd’hui. Plus de vingt ans après son film le plus célèbre, Good Bye Lenin !, le réalisateur Wolfgang Becker s’approprie une dernière fois ce sujet toujours aussi délicat, à présent du point de vue de la mémoire prête à être malmenée.

Test DVD : La guerre des prix

Ce film passionnant qui bénéficie d'une superbe interprétation et que le réalisateur qualifie à juste titre de "fiction documentée", vient se ranger auprès des meilleurs films du genre.