Critique : Trainspotting

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Grande-Bretagne, 1996
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : , d’après l’oeuvre de
Acteurs : , Ewen Bremner, Jonny Lee Miller
Distribution : Polygram – Sony
Durée : 1h34
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 19 juin 1996

Note : 4/5

Voilà que Trainspotting est sur le point de fêter ses vingt ans. Alors qu’un second volet pourrait être tourné en 2016, on a voulu se replonger dans le film qui a fait découvrir Ewan McGregor sur la scène internationale. Au risque de tomber dans la déception d’un second visionnage, un peu comme quand on regarde de nouveau avec quelques années de plus, on a tenté l’expérience. Retour sur un film qui a marqué les années 90.

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Synopsis : Les aventures tragi-comiques de Mark Renton, junkie d’Edimbourg, qui va tenter de se séparer de sa bande de copains, losers, menteurs, psychopathes et voleurs.

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Du cinéma punk

Cette adaptation d’un roman du même nom publié par Irvine Welsh en 1993 par John Hodge au scénario et Danny Boyle à la réalisation a séduit la critique et reste aujourd’hui une référence. On y suit les pérégrinations d’un jeune héroïnomane, Mark Renton (Ewan Mcgregor) et sa bande de potes dans une banlieue d’Edimbourg. Le film s’ouvre sur la course effrénée de Renton, avec « Lust for Life » d’Iggy Pop en fond. On démarre sur les chapeaux de roue et Ewan McGregor nous entraine avec lui dès les premières secondes. C’est punk, définitivement britannique. On roule les « r », nous voilà en Écosse. Le ton est donné. Dès le premier plan, on retrouve cette atmosphère si particulière des films d’outre manche : ça suinte, c’est authentique comme nulle part ailleurs. La décadence magnifiée.

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Un film sur la drogue tout autant qu’une fresque sociale

Le thème de la drogue a été beaucoup traité au cinéma. On pense notamment à autre référence du genre. Pas de volonté moralisatrice ici, laissons ça aux Américains. Non, ici l’addiction à l’héroïne est teintée de tragi-comique, le sordide agrémenté d’une bonne dose d’humour. Le mélodrame n’y a pas de place. Sans tomber dans les clichés, le film traite d’un sujet grave et fait la part belle aux plans plus délirants les uns que les autres. La vie d’une bande de potes héroïnomanes sans artifices, 94 minutes au milieu de jeunes perdus, qui vivent dans la merde et ne connaissent que ça comme le montre la scène emblématique des  » pires toilettes d’Écosse ». Des héros qui sont tous entiers dedans, donc. A aucun moment on ne s’approche pourtant du pathos, écueil dans lequel il est aisé de tomber lorsque l’on traite un tel thème. Certaines scènes sont dures (on pense évidemment à celle du sevrage) mais au pathétique, Danny Boyle préfère l’authentique. Entre deux shoots, nos héros collectionnent les mésaventures et c’est dans cette frénésie que certains comme Renton réussissent à sortir de l’addiction, tandis que d’autres à l’image de Tommy subissent un tout autre sort, funeste. S’il n’est pas un réquisitoire cliché et moralisateur contre la drogue et les junkies, Trainspotting ne fait pas non plus l’apologie de l’héroïne. Un film sur la drogue tout autant qu’une fresque sociale qui témoigne habilement de son époque

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Conclusion

L’Écosse humide et crue de Trainspotting nous avait manqués. Une atmosphère sans pareil, qui nous happe dès les premières secondes. Un film trash et touchant, à cent à l’heure, servi par une BO parfaite, Iggy Pop, Lou Reed ou Blur, pour ne citer qu’eux. La distribution est admirable avec une mention spéciale à la performance d’Ewan McGregor, et la réalisation au cordeau. Le thème est traité habilement, et évite les clichés. Trainspotting est un film à voir sans une once d’hésitation.

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