Faust, photo du film

Faust

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Au 19ème siècle, dans quelque principauté, nettement avant l’unification allemande, toujours entre deux guerres. Heinrich Faust est médecin comme son père, mais il consacre sa vie à l’étude dans la compagnie de son élève le très exalté Wagner, et non à la pratique. Misérable et famélique, il fait la connaissance de Mauricius, un prêteur sur gages hors d’âge, qui s’avère être une des incarnations du diable. Il entame alors avec lui un mystérieux parcours : philosophique, initiatique ?... Son impuissance à séduire la jeune Margarete que Mauricius a placée sur son chemin le conduira bientôt à conclure un pacte périlleux avec lui.
L’ Assassin, photo du film

L’ Assassin

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Alfredo Martelli, presque 35 ans, séduisant et peu embarrassé par les scrupules, est antiquaire à Rome, mais vit surtout des largesses de son associée et ancienne maîtresse, Adalgisa De Matteis, son aînée de quelques années. Celle-ci le pousse à épouser une jeune dinde, fille d’un riche industriel, Nicoletta. L’existence d’Alfredo bascule un matin quand on vient l’arrêter. Mais pourquoi donc ? Après une longue attente émolliente à la questure, on l’accuse d’avoir assassiné Adalgisa !
Freida Pinto

Trishna

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Le Britannique Michael Winterbottom est un metteur en scène de type prolifique : de 1990 à 2011, soit donc en 21 ans, ce jeune quinquagénaire aura réalisé…. 22 longs métrages pour le cinéma, à thématiques variées (sans compter d’assez nombreuses contributions pour la télévision). Il est aussi le monteur de 3 de ses films, producteur (plutôt pour d’autres), et il a « scénarisé » à 2 reprises (« 9 Songs » en 2004, et « Trishna », dernier film en date – 2011). Entre « romance » et « drame », « Trishna » est situé dans l’Inde contemporaine, mais est revendiqué par Winterbottom comme transposition d’un classique de la littérature anglaise, « Tess of The D’Urbervilles », publié en 1891, d’abord sous forme de feuilleton.

Bienvenue parmi nous

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Patrick Chesnais rejoint ici d’autres grands comédiens : Adjani, Depardieu, Villeret, Serrault, Gamblin, Dussolier, Balasko, Lhermitte, Auteuil, Darroussin, Dupontel, Gisèle Casadesus… Tous ont assuré (et certains plusieurs fois) des rôles principaux dans les réalisations de Jean Becker (en se limitant à la période 1983 et après), et l’on s’épuiserait à « lister » les interprètes des « seconds rôles », tous talentueux, et souvent très connus (Galabru, Cluzet, Magimel, Suzanne Flon….Miou-Miou et Jacques Weber). Jean Becker est d’abord un metteur en scène d’acteurs, qu’il aime et qui le lui rendent bien (pour le plus grand plaisir des spectateurs).
Dancer in the dark

Dancer in the dark

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Selma Jezkova, émigrée tchèque et mère célibataire, travaille dans une usine de l'Amérique profonde des années 60. Elle trouve son salut dans sa passion pour la musique, spécialement les chansons et les danses des grandes comédies musicales hollywoodiennes. Selma garde un lourd secret : elle perd la vue et son fils Gene connaîtra le même sort sauf si elle réussit à mettre assez d'argent de côté pour lui payer une opération. Quand un voisin aux abois accuse a tort Selma d'avoir volé ses économies, le drame de sa vie s'intensifie pour se terminer en final tragique.
Une Seconde Femme Nihal Koldas, Begüm Akkaya, Vedat Erincin

Une Seconde Femme

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Après un moyen métrage (« Papa ») sorti en 2011 (inédit en France), Umut Dağ, qui a étudié à la Filmakademie de Vienne l’écriture scénaristique et la réalisation (avec notamment Michael Haneke), signe ici un premier « long », dont la trame revient sur les relations familiales (scénario coécrit par le cinéaste avec son ancienne condisciple Petra Ladinigg). Ce « Kuma », le titre original, signifie en turc « concubine », qui aurait été sans doute préférable au « Une Seconde Femme » choisi pour la distribution hexagonale. On y reviendra…

Critique : La Petite Venise

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Le nouveau film d’Andrea Segre, déjà plusieurs fois récompensé à la dernière Mostra de Venise, nous fait voyager dans la périphérie de Venise et de ses canaux. Sur fond d’immigration, le film nous touche pourtant là où on ne s’y attend pas…
Jitters, photo du film

Jitters

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Gabríel, 16 ans, doit passer 3 semaines à Manchester dans le cadre d’un séjour linguistique international. Histoire qu’il soit moins dépaysé, c’est Markús, un autre Islandais du même âge, qu’on lui donne comme compagnon de chambre. Après les cours où ils perfectionnent leur anglais, les deux garçons font le tour des pubs, et un soir très alcoolisé ils échangent quelques baisers fougueux. Simple «accident » ? Le reste de l’été se passe, de retour au pays. Gabríel y a retrouvé sa petite bande de fidèles (Teddi, et les « filles » : Tara, la copine à éclipses de Teddi, ainsi que Stella et Gréta), tout en gardant ses distances avec Markús. Un drame concernant Stella va cependant le pousser à s’accepter, et donc à rendre publics ses sentiments.
The Hours

The Hours

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Dans la banlieue de Londres, au début des années vingt, Virginia Woolf lutte contre la folie qui la guette. Elle entame l'écriture de son grand roman, Mrs Dalloway. Plus de vingt ans après, à Los Angeles, Laura Brown lit cet ouvrage : une expérience si forte qu'elle songe à changer radicalement de vie. A New York, aujourd'hui, Clarissa Vaughn, version moderne de Mrs Dalloway, soutient Richard, un ami poète atteint du sida. Comment ces histoires vont-elles se rejoindre, comment ces trois femmes vont-elles former une seule et même chaîne ? La littérature est si puissante qu'un chef-d'œuvre peut, par-delà les époques, modifier irrévocablement l'existence de celles qui le côtoient.
Les Femmes du Bus 678

Critique : Les Femmes du Bus 678

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Fayza (rôle tenu par Bushra Rozza, chanteuse très populaire et vraie star dans son pays) est une trentenaire voilée mère de deux jeunes enfants qui doit prendre le bus pour aller travailler (emploi de clerc aux écritures, salaire minuscule, souvent amputé qui plus est arbitrairement par un petit chef au titre d’un rendement prétendument insuffisant). Seba, « en cheveux », à peu près le même âge, vit séparée de son mari médecin depuis un drame personnel - elle est issue de la haute bourgeoisie et tient une boutique d’artisanat d’art par agrément plus que pour en tirer un vrai revenu. Quant à Nelly, sans voile non plus, elle n’a que 22 ans et habite chez ses parents plutôt aisés ; en attendant d’épouser Omar, elle travaille dans un « call-center » où ses « prospects » pratiquent volontiers une lourde drague à distance, et partage avec son fiancé la passion du stand-up. Ces trois-là n’avaient a priori aucune raison de se rencontrer et de se lier – sauf qu’elles ont toutes été agressées sexuellement, et que leurs destins vont se conjuguer autour de cette épreuve commune. C’est la victime « ordinaire », à chaque fois qu’elle ne peut éviter de prendre le bus (le taxi qui la met hors d’atteinte est rarement dans ses moyens), Fayza, qui va à sa façon (et violemment) faire la première bouger les choses.
Playoff photo française du film

Playoff

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1982. Entraîneur de basket israélien d'origine allemande, Max Stoller s'est imposé comme une véritable légende dans son pays. Toujours en quête de nouveaux défis, il accepte de prendre en charge l'équipe nationale d'Allemagne de l'Ouest pour l'amener au championnat du monde. Or, Max doit non seulement entraîner des joueurs démotivés, mais il lui faut aussi faire face aux attaques de la presse israélienne qui le considère comme un traitre. Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre sa mission, sans doute parce qu'il est venu là pour autre chose: repartir sur les traces de son enfance brisée par la guerre, un jour de 1943.
Le Secret de l'enfant fourmi

Le Secret de l’enfant fourmi

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Cécile (Audrey Dana) part retrouver au Bénin Didier (Robinson Stévenin), son ancien compagnon qui l’a quittée brusquement, avec le vague espoir de le reconquérir et de le ramener en France. Mais le jeune homme s’est installé en Afrique durablement (il s’occupe d’une réserve, et fait notamment la chasse aux braconniers) et il laisse Cécile explorer seule les alentours. S’étant égarée en pleine brousse, cette dernière passe la nuit dans sa voiture et a la surprise à son réveil de se voir remettre sans autre forme de procès par sa mère, visiblement apeurée et qui s’enfuit aussitôt, un nourrisson endormi. Ayant en vain essayé de retrouver la trace des parents et en butte à l’hostilité générale, la jeune Française ne peut se résigner à laisser l’enfant, comme tout le monde le lui conseille, à l’orphelinat local. Didier va aider Cécile à adopter le bébé (qu’elle baptise « Lancelot », avant de revenir 8 mois plus tard le chercher). Plusieurs années tranquilles se passent près de Bordeaux, quand Lancelot (Elie-Lucas Moussoko) qui vient d’entrer au CP, se met à avoir des réactions de plus en plus étranges. Sa mère adoptive croit alors opportun de le ramener en Afrique à l’occasion d’un congé scolaire, en quête de ses racines. C’est à un « secret » douloureux qu’ils vont être confrontés.

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