17 filles
17 filles est le premier long métrage des deux sœurs réalisatrices Murielle et Delphine Coulin. Avec audace, elle quitte le registre du court métrage et du documentaire qui était le leur et nous propose un film bouleversant et profond sur les mystères de l’adolescence et sur la rébellion et l’envie de changer le monde qui l’accompagne.
Another earth
En compétition lors du 37ème festival de Deauville, Another Earth était assez attendu. Présenté comme un film de science-fiction, le film de Mike Cahill (qu’il produit, écrit et réalise) se révèle en réalité bien plus complexe que ça…
Les Géants
Pour son troisième long métrage, Bouli Lanners, également comédien comme dans le récent Rien à déclarer et fier d'être Belge, a décidé de baser son histoire sur trois adolescents passant leur été seuls et coincés au milieu de nul part. Alors, ce film ayant remporté 2 prix lors de la quinzaine des réalisateurs à cannes cette année, il est Géant ou pas ?
Critique : Kuessipan
En nous intéressant à l'évolution de l'amitié entre deux jeunes filles fort différentes l'une de l'autre et en posant les bonnes questions quant aux limites entre ce qui ressort de la protection de la culture d’un peuple et un repli identitaire, Myriam Verreault a très bien réussi son premier long métrage.
Avant l’hiver
Neurochirurgien de soixante ans, Paul semble couler une vie heureuse aux côtés de sa femme Lucie, dans une maison magnifique. Un matin, il reçoit un bouquet de roses rouges, premier d’une longue série, mais l’envoyeur reste anonyme. Au même moment, il se met à croiser régulièrement le chemin de Lou, jeune étudiante qui va lui faire considérer sa propre vie sous un nouveau jour. Regrets, non-dits, secrets vont refaire surface suite à cette étrange rencontre…
Critique : Emilia Pérez (Deuxième avis)
Avec "Emilia Perez", son dixième long métrage, récompensé au dernier Festival de Cannes par le Prix du Jury et un prix d'interprétation féminine obtenu collectivement par les 4 têtes d'affiche du film,Jacques Audiard s'est écarté encore plus que d'habitude de tout ce qu'il avait déjà réalisé dans le passé tout en restant fidèle aux thèmes qui lui sont chers, la paternité et la transmission de la violence.
Critique : Les Choses qu’on dit les choses qu’on fait
L'amour, l'amour, l'amour toujours. Aucun autre sujet ne paraît préoccuper le cinéma français davantage que les éternels tourments du cœur, accompagnés d'une dose adéquate de battements de la libido, s'il vous plaît.
Shadow Dancer
Collette, jeune veuve, est une républicaine, vivant à Belfast, avec sa mère et ses frères, de fervents activistes de l’IRA. Suite à son arrestation après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret du MI5, lui offre le choix : passer 25 années en prison et ainsi perdre ce qu’elle a de plus cher, son fils, ou espionner sa propre famille. Elle décide de faire confiance à Mac, et retourne parmi les siens…
Et maintenant on va où ?
Nominé pour plusieurs prix Et maintenant on va où ?, de Nadine Labaki, a remporté le prix du Jury Œcuménique – Mention Spéciale. Après Caramel, film déjà primé, la réalisatrice revient sur un thème extrêmement contemporain : la cohabitation religieuse.
Critique : La Loi du marché (2ème avis)
Difficile d'écrire sur le dernier film de Stéphane Brizé sans évoquer la performance de l'acteur principal, Vincent Lindon, tout juste auréolée d'un prix d'interprétation à Cannes 2015. Car La Loi du Marché repose intégralement sur lui, ce dernier imposant son rythme et sa scansion. Seul acteur professionnel de l'équipe, Lindon s'est admirablement fondu dans son rôle au point d'effectuer des stages d'agent de sécurité pour les besoins du rôle.
Cosmopolis
Eric Packer, 28 ans, a tout du «golden boy » de compétition. Modestement parti d’une petite start-up, il est très vite devenu multimilliardaire. Marié depuis peu à aussi riche que lui (mais en héritière) il s’ennuie et n’aspire plus à rien. Si, une fantaisie : aller à l’autre bout de New York se faire couper les cheveux (alors que les coiffeurs sont légion à sa portée). Commence donc un périple mouvementé en limousine : visites et rencontres, embarras divers de trafic (cortège funèbre d’un chanteur, passage prévu sous haute protection du Président des E-U, manifestations « anarchistes » : tout cela crée un immense embouteillage). De plus, son service de sécurité redoute un attentat le concernant….
Cannes 2018 : Le poirier sauvage
Nuri Bilge Ceylan fait parti des grands habitués du Festival de Cannes : six de ses films (sur une filmographie qui en compte huit) ont ainsi été sélectionnés, et ont pour la plupart remporté un prix - jusqu'à la Palme d'Or en 2014 pour Winter Sleep. Retrouver Le Poirier sauvage en compétition n'est donc pas étonnant, mais le projeter le dernier jour est une décision regrettable au vu du ratio état des festivaliers / durée du long-métrage. C'est avec la peur de piquer du nez que le rédacteur de cet article s'est rendu à la projection presse de 20h ; c'est fasciné qu'il en est ressorti, trois heures et huit minutes plus tard.


















