Test DVD : La petite sirène

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Écartons dès le départ toute confusion possible : même si les studios Disney font en sorte, depuis quelques années, de mettre en boite des adaptations « live » de leurs grands classiques animés, La petite sirène ne fait en aucun cas partie de cette vague ; on suppose d’ailleurs que le « véritable » film live des aventures d’Ariel finira par arriver d’ici quelques années. Cette méprise carabinée, dont on ne pourra que penser qu’elle est, à la base, une volonté délibérée des producteurs afin de surfer sur cette vague de films produits par Disney, est sans doute à l’origine de la volée de bois vert critique que s’est pris de plein fouet cette variation sur le thème de la petite sirène, réalisée par Blake Harris et Chris Bouchard.

Test DVD : Le Successeur

Six ans après Jusqu'à la garde, Xavier Legrand a fait son retour avec Le Successeur, un thriller ambitieux et profond, qui est malheureusement passé beaucoup plus inaperçu que son coup d’essai.

Test Blu-ray : Le camion

Le camion tient du film expérimental : c’est tout à la fois un film qui ne s’est pas fait, mais qui paradoxalement existe, par le biais de sa description orale.

Test Blu-ray : Les innocents

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1961 : Un an à peine après le succès du Village des damnés produit par la MGM, les studios 20th Century Fox, sans doute désireux de surfer sur la vague des enfants maléfiques (initiée par La mauvaise graine en 1956), prennent l'initiative de confier au britannique Jack Clayton la garde du petit Martin Stephens, tête d'affiche du film de Wolf Rilla, qui délaisserait la perruque blonde pour promener son faciès à la fois angélique et foutrement inquiétant dans les couloirs sombres d'une immense demeure gothique dans Les innocents.

Test Blu-ray : Le silence est d’or

Craindre les excès dans le pathos ou la guimauve reviendrait à oublier la fantaisie naturelle de René Clair, qui nous propose ici une brillante relecture de « L'école des femmes » de Molière, transposée à l'époque des débuts du cinéma.

Test DVD : Mon nom est clitoris

Enfin le DVD d'un film documentaire important, consacré au plaisir féminin, et dont le retentissement, lors de la sortie en salles, a été entravé par la pandémie.

Test Blu-ray : Live by night

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Depuis le succès du Parrain dans les années 70, on ne compte plus les films et romans nous narrant l’ascension et la chute d’un caïd de la pègre. De Martin Scorsese à Abel Ferrara, en passant par Sidney Lumet, Michael Mann ou même des cinéastes « locaux » tournant des polars en Europe… Nombreux sont les cinéastes s’étant frottés à l’exercice du film de truands, prenant place dans différents lieux et périodes du vingtième siècle, et dessinant au fil des années un « schéma » de récit classique, avec ses codes et autres passages obligés s’imposant aujourd’hui comme autant de « clichés ». Si certains cinéastes ou romanciers peuvent encore réussir à nous surprendre, c’est en apportant une dose de nouveauté dans la balance, ce que tous n’arrivent pas forcément à faire. Ainsi Dennis Lehane avait-il clairement mis un coup dans l’eau avec Ils vivent la nuit en 2012

Test Blu-ray : Le lieu du crime

Comme beaucoup de films d'André Téchiné, Le lieu du crime a donné naissance à énormément de « branlette » critique, d'interprétations foireuses et/ou salaces qui au final en révèlent sans doute bien plus sur la santé mentale et l'incapacité à dépasser le stade « anal » des critiques eux-mêmes que sur les intentions premières du cinéaste. Cela dit, si l'intrigue du film de 1986 appartient bel et bien au policier / polar, le peu d'intérêt de Téchiné pour les motifs et codes habituels du genre appellera forcément le spectateur soit à s'ennuyer copieux, soit à se livrer à une interprétation de tous les éléments narratifs du récit, qui seront perçus comme autant de symboles. Bien sûr, entre l'interprétation et la sur-interprétation, il n'y a qu'un pas...
carnage

Test BluRay: Dark Shadows

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En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant. Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…

Test Blu-ray : L’étrange monsieur Steve

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L'étrange Monsieur Steve est un petit polar français réalisé par Raymond Bailly en 1957. Mis en scène de façon fonctionnelle et relativement efficace, le film de Bailly n'a pas forcément marqué à l'époque de sa sortie la mémoire des cinéphiles. Il vaut néanmoins le coup d'être redécouvert aujourd'hui pour une raison simple et imparable. Contre toute attente, ce n'est pas pour la présence devant la caméra de Jeanne Moreau, qui ne force pas trop son talent dans la peau d'un personnage de garce manipulatrice directement hérité du Film Noir américain. Le principal intérêt de L'étrange Monsieur Steve se situe derrière la caméra, mais bien planqué derrière, puisqu'il s'agit du scénariste du film qui titillera notre attention : le très prolifique et très regretté Frédéric Dard.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Reconnu coupable

Dans le Los Angeles de 2029 qui nous est proposé par Reconnu coupable, aucun décor futuriste clinquant ne vient accueillir le spectateur : le film nous donne juste à voir une ville qui semble avoir troqué ses illusions contre une réalité plus nerveuse, où les motos-drones volants patrouillent comme des guêpes mécaniques prêtes à piquer le moindre comportement suspect.

Test Blu-ray : Contre une poignée de diamants

Avec Contre une poignée de diamants, Don Siegel s’amuse avec les codes du film d’espionnage, tout en gardant un pied dans le réalisme rugueux qui a fait sa réputation.

Derniers articles

Test Blu-ray : Shelter

Qu’on se le dise : Shelter n’est pas un nouveau festival de bourrinage non-stop à mettre à l’actif de Jason Statham. En effet, le réalisateur Ric Roman Waugh y avance d’abord à pas feutrés, comme s’il voulait rappeler au public que Jason Statham n’est pas un simple distributeur automatique de mandales, mais aussi un type capable de tenir un plan fixe sans cligner des yeux.

Critique : The Christophers

Quand on va voir un film de Steven Soderbergh, on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. Certes, depuis ses débuts de réalisateur il y a bientôt quarante ans, deux tendances principales se sont dégagées dans son travail, avec d’un côté son goût pour le style élégant et sophistiqué de films de genre particulièrement bien ficelés et de l’autre l’envie irrépressible d’expérimenter, le plus souvent dans les méandres du cinéma d’horreur.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Send Help

Dès les premières minutes de Send Help, on pourra constater que Sam Raimi n’a rien perdu de son goût pour les situations qui dérapent comme une savonnette sous amphétamines. Le film s’ouvre sur un monde du travail où la hiérarchie ressemble à une pyramide bancale, prête à s’effondrer au moindre courant d’air toxique.

Critique : Colony

Qu’il respecte avec une belle fidélité nostalgique les codes du film catastrophe fait partie des qualités de Colony. Elles sont en effet nombreuses. Car même si Yeon Sang-ho n’y réitère pas son exploit d’il y a dix ans avec Dernier train pour Busan, à savoir nous ravir avec un film d’invasion zombie à l’intensité hautement jouissive, le réalisateur sud-coréen maîtrise parfaitement la tension au cours de cette course contre l’infection des plus efficaces.

Critique Express : Notre histoire – Chroniques du Caire

Avec ce film qui rappelle à la fois les grandes heures du cinéma égyptien et, plus encore, les grandes heures de la comédie italienne, A.B. Shawky confirme les qualités de réalisateur qu'on avait perçues dans "Yomeddine".