Test DVD : Un monde nouveau
L'habileté des scénaristes et du réalisateur a consisté à commencer par faire vraiment peur aux spectateurs en faisant état, dans les premières minutes, d'une planète qui deviendrait inhabitable et à les conduire petit à petit vers les solutions envisageables.
Test Blu-ray : A l’ombre des potences
En 1954, la découverte de Johnny Guitar a littéralement fait exploser la popularité de Nicholas Ray, surtout dans le cercle – pas si fermé – des amateurs de westerns. Le film est d’ailleurs de nos jours toujours considéré comme l’un des plus grands classiques du genre, et constitue souvent même une « date » dans l’esprit des cinéphiles, dans le sens où il s’agissait du tout premier (du seul ?) western à proposer au public un discours ouvertement féministe, et que le film était une œuvre tellement originale et lyrique qu’elle contribuerait largement à faire « bouger les lignes » du genre dans les années qui suivraient. Ainsi, soixante-cinq ans après, on ne pourra que s’étonner à la découverte d’À l'ombre des potences : il s’agit en effet d’un western antérieur à Johnny Guitar, puisque Nicholas Ray l’a tourné en 1955, mais il ne possède aucunement le caractère « révolutionnaire » du long-métrage mettant en scène Joan Crawford et Sterling Hayden. Au contraire, À l'ombre des potences s’impose comme le représentant d’un classicisme absolu, ne débordant jamais réellement du genre qu’il aborde, et ne possédant pas du tout la portée sociale et quasi-politique de son film précédent.
Test Blu-ray : Message from the King
Après une rapide carrière en salles sous les couleurs de The Jokers, durant laquelle le film n’a vraiment pas rencontré le succès qu’il méritait (moins de 61.000 entrées sur une combinaison de 111 salles), Message from the King débarque donc en Blu-ray, sous la bannière de M6 Vidéo. Et comme à son habitude, on peut compter sur l’éditeur pour rattraper le coup de cette exploitation ratée : M6 nous livre en effet une galette très soignée. Côté image, le master s’avère pointu, et bien défini : l’encodage respecte parfaitement le grain argentique du 35 mm, le piqué est d’une précision à couper le souffle et les couleurs vraiment éclatantes. Les contrastes et la gestion des noirs ont été tout particulièrement soignés : les nombreuses scènes nocturnes affichent une forme redoutable. Côté son, la VF et la VO sont mixées en DTS-HD Master Audio 5.1, toutes deux étant parfaitement claires et fortes. Le rendu acoustique de la jungle urbaine de Los Angeles étant tout particulièrement fin et bien spatialisé, l’immersion pour le spectateur est vraiment optimale.
Test Blu-ray : When a wolf falls in love with a sheep
Si malgré sa courte durée, When a wolf falls in love with a sheep développe dans un premier temps son intrigue sur un rythme relativement lent, c’est pour mieux mettre en place ses personnages, que le cinéaste Hou Chi-jan prend grand soin de présenter un par un, à grands renforts d’effets visuels tantôt décalés, tantôt brillants. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce soin apporté à introduire les personnages portera ses fruits dans la suite du récit, qui multiplie à dessein les rebondissements complètement fous (la rencontre avec le prêtre, la recherche du chien…) jusqu’à la rencontre fortuite, sur une copie d’examen, d’un mouton et d’un loup.
Whity
Le film : Dans l’Ouest des USA, Whity est un domestique noir chez les Nicholson, une famille plutôt barrée entre débilité, adultère et pulsions mortifères. Confident et souffre-douleur de ces maîtres, Whity observe jusqu’au jour où il finit par agir. Un western atypique signé du non moins dissident Rainer Werner Fassbinder dans lequel se mêlent décadence, racisme et violences à tous les niveaux. Dans une mise en scène décalée, le maitre du cinéma allemand des années 70 livre un film dérangeant, un peu hermétique mais assez fascinant. Et balance une charge virulente contre le mythe américain…
Test Blu-ray : Mission Impossible – Rogue nation
Quelques années après Jack Reacher, Tom Cruise confirme donc qu'il peut être tout à fait crédible en héros badass à la Jason Bourne ; la grande réussite du film vient naturellement de sa performance, mais également de l'incroyable maestria technique déployée par Christopher McQuarrie
Test DVD : Le Dernier piano
Le Dernier piano, qui vient de sortir en DVD chez Blaq Out, est un film sensible qui ne se vautre jamais dans un pathos déplacé et grotesque.
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Tu ne tueras point
Lors de sa sortie au format Blu-ray, l('énièm)e chef d’œuvre de Mel Gibson Tu ne tueras point n'avait pas bénéficié d'une exploitation au format Blu-ray 4K Ultra HD, qui en était alors à ses balbutiements. Huit ans plus tard, Metropolitan répare cet oubli !
Test DVD : Castle Rock – Saison 1
Depuis la parution de Carrie en 1973, l’œuvre littéraire de Stephen King s’est considérablement étoffée : avec plus de 70 romans et recueils de nouvelles à son actif, l’auteur américain a vendu plus de 350 millions de livres à travers le monde, et s’impose depuis presque cinquante ans comme l’écrivain de tous les records. L’impact de son œuvre sur la culture populaire de ces trente dernières années est considérable : tout le monde connaît de nom soit l’auteur soit quelques-uns de ses personnages, les adaptations de ses œuvres au cinéma ou à la télévision sont innombrables… Stephen King est donc parvenu, au fil de ses romans, à créer un véritable « univers », comparable à celui développé depuis quelques années par les studios Marvel, dans le sens où King développe dans toute son œuvre des « passerelles » entre ses différents romans depuis une vingtaine d’années, parsemant chaque nouvelle parution de clins d’yeux plus ou moins appuyés à d’autres de ses écrits. L’œuvre monumentale que constitue La tour sombre (neuf volumes et plus de 4000 pages à ce jour) en est l’exemple le plus frappant, avec sa « Tour » servant de colonne vertébrale à différents univers parallèles, et permettant à l’auteur de relier entre elles ses œuvres antérieures, de créer des passerelles afin de revenir, à loisir, sur certains sujets, lieux ou personnages au sujet desquels il aurait l’impression de ne pas en avoir « terminé ».
Test Blu-ray : Fear the walking dead – Saison 1
Ceux qui s'attendaient à une simple « redite » de la série Walking dead en seront pour leurs frais : avec cette première saison de Fear the walking dead, Dave Erickson et Robert Kirkman, secondés à la production par les inusables Gale Anne Hurd et Greg Nicotero,
Test Blu-ray : Pendez-les haut et court
Pendez-les haut et court occupe une place un peu « à part » dans la filmographie de Clint Eastwood. En effet, après avoir tourné trois westerns aux côtés de Sergio Leone, le film de Ted Post constitue son premier western en tant que « star » aux États-Unis.
Test Blu-ray : Bleeder
Témoin d’une agression sauvage dans une boîte de nuit, perpétrée par Louis et des collègues à lui, Leo va peu à peu s’enfoncer dans un silence et un mal-être profond. Ce dernier est un être laconique, peu disert (une caractéristique récurrente chez les personnages de Refn), ne trouvant qu’avec difficulté les mots pour s’exprimer. Jugeant ses perspectives d’avenir bouchées, Leo déraisonne au fur et à mesure que l’histoire avance. Ainsi, son comportement oscille entre une violence exutoire, pulsionnelle et cathartique à l’égard de sa conjointe



















