Test DVD : La vengeance de la femme au serpent
Suite tardive des Marais de la haine (Gator bait, 1974 – lire notre article), La vengeance de la femme au serpent (Gator bait II : Cajun justice, 1988) permet à Beverly et Ferd Sebastian de proposer au public une espèce de « variation » sur le thème du premier film. Difficile en effet de réellement parler de suite, car si certains personnages du film original sont réutilisés, il ne semble pas réellement y avoir de continuité entre Gator bait et Gator bait II : une façon peut-être de souligner le côté « archétypal » des personnages évoluant au cœur des deux films. Et dans le rôle de la sauvageonne rouquine qui va dessouder tout le monde à grands coups de calibre 12 dans le cul, en lieu et place de Claudia Jennings, décédée en 1979, on trouvera donc Jan MacKenzie. Actrice à la carrière très furtive, Jan MacKenzie s’avère une personnalité dont on ne sait finalement que peu de choses, les informations la concernant s’avérant assez nébuleuses. Si le site de référence IMDb nous indique qu’elle est (ou a été) mariée à Ben Sebastian, un des fils du couple de réalisateurs, l’entretien avec les deux cinéastes disponible sur le DVD nous indique au contraire qu’elle était mariée avec Tracy Sebastian, qui reprenait dans La vengeance de la femme au serpent le rôle de Big T qu’il avait tenu, enfant, dans Les marais de la haine. Comme si cela n’était pas encore assez compliqué, Tracy Sebastian est crédité au générique sous le nom de Tray Loren ; IMDb présente d’ailleurs Tracy Sebastian et Tray Loren comme deux personnes différentes. Cependant, l’ex-acteur est inscrit sur Facebook sous le nom de Tracy Loren Sebastian, et ne semble plus être marié avec Jan Sebastian / MacKenzie. Concernant l’actrice, on sait qu’elle s’est retirée du cinéma à la fin des années 80 et s’était lancée en 2009/2010 dans la fabrication de plateaux de service artisanaux sur mesure. Son site n’existe cependant plus, et son compte Twitter n’a pas donné de signe de vie depuis 2013, date à laquelle elle faisait de la publicité pour les bougies artisanales fabriquées par son fils. Cela dit, la découverte de ces éléments disparates ne font finalement que confirmer que le clan Sebastian était décidément tourné vers une certaine culture de « l’artisanat », impression tenace et durable à la découverte de La vengeance de la femme au serpent.
Test Blu-ray : Coco
Miguel, adolescent mexicain, rêve de suivre les pas de son idole Ernesto de la Cruz, star de la chanson, disparu depuis longtemps dans un accident. Hélas, toute forme de musique est considérée comme sacrilège dans sa famille depuis que son arrière-grand-père a abandonné du jour au lendemain sa famille, dont sa fille Coco, toujours vivante mais très âgée. Le soir de la Fête des Morts, Miguel tente de braver l’interdit et il se retrouve plongé dans le Pays des Morts. Il n’aura que peu de temps pour s’en échapper…
Bruce Lee : naissance d’une légende
En se concentrant sur les jeunes années du dragon, jusqu’à ses 18 ans, ce premier film d’une trilogie nous fait passer du rire aux larmes en insistant sur une belle histoire d’amour entre le jeune Bruce Lee et sa belle dulcinée. Peu d’action au compteur donc, et pas vraiment de démonstration sur son apprentissage des arts martiaux, mais une immersion romancée dans l’univers privé de la famille Lee, nous permettant de connaître encore un peu mieux celui qui deviendra une star planétaire des films d’arts martiaux. On passe un beau moment et on se lasse prendre au jeu de cette histoire drôle et touchante qui s’ouvre avec le témoignage du frère et de la sœur de Bruce, et qui est portée par des acteurs bien crédibles.
Test Blu-ray : Insidious – Chapitre 3
Probablement peu désireux de laisser son bébé dans les mains d'étrangers à la franchise, Leigh Whannell, créateur de la saga Insidious, décide donc de reprendre le flambeau de son ami en signant non seulement le scénario de Insidious – Chapitre 3, mais en passant également derrière la caméra...
Test DVD : 2 jours avec Papa
Avant d’aborder 2 jours avec Papa, il convient de revenir sur les origines du personnage de Papa Moll, le personnage au centre du film de 2017. Extrêmement connu en Suisse alémanique (ou Suisse allemande pour utiliser des termes que tout le monde comprend), ce personnage a été créé dans les années 50 par Edith Oppenheim-Jonas, et évoluait au cœur de planches simplistes et désuètes qui s’imposaient néanmoins comme une alternative « locale » aux multiples bandes dessinées en provenance de l’étranger. Comme dans le cas de Lucky Luke, des Schtroumpfs ou d’une poignée d’autres personnages de la BD franco-belge, le succès et la popularité de Papa Moll sont tels que le personnage a « survécu » à la mort de sa créatrice Edith Oppenheim-Jonas, et continue de vivre des aventures sous la plume d’autres auteurs et dessinateurs.
Test DVD : Le manoir
N’ayant probablement pas connu en salles le succès attendu par son distributeur, Le manoir demeure encore, quelques mois après sa sortie, un film dont le titre n’évoque pas forcément automatiquement sa nature intrinsèque. Vous pouvez tester autour de vous : si vous déclarez à votre entourage avoir récemment vu Le manoir, on acquiescera poliment jusqu’à ce que vous renchérissiez « Mais si, tu sais, le film avec les Youtubeurs ». Et là miracle, la lumière se fait quasi-automatiquement dans les yeux de votre interlocuteur – au point que l’on en viendrait à penser qu’il pourrait s’agir du sous-titre officieux du film de Tony Datis : un sous-titre familier mais certes un peu réducteur…
Test DVD : Don’t kill it
Pensé comme le premier épisode d’une franchise mettant en scène Dolph Lundgren dans la peau de Jebediah Woodley, chasseur de démons, Don’t kill it a été tourné courant 2016 sur un calendrier très serré (17 jours) et avec un budget assez famélique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’énergie déployée par Mike Mendez et son équipe afin de livrer un film 100% fun et volontiers gore parvient aisément à faire oublier les limites intrinsèques du projet. Bourré de dérives sanglantes, d’effets spéciaux réussis et proposant un vrai point de vue de metteur en scène, Don’t kill it tranche avec le « tout-venant » de la production horrifique actuelle ; Dolph Lundgren y compose de plus un personnage peu sympathique et relativement éloigné de ses composit
Test Blu-ray : Dora et la cité perdue
Dessin animé d'éveil largement diffusé / rediffusé à travers le monde au début des années 2000, Dora l'exploratrice a acquis, au fil des années, une dimension réellement « culte » auprès d’un public de tous les âges...
Test Blu-ray : Creed – L’héritage de Rocky Balboa
Creed s’avère être tout simplement le meilleur épisode de la saga, incontestablement plus profond et touchant que les précédents films. Ryan Coogler nous transporte de combats en combats jusqu’à un final séduisant, que l’on peut voir comme un subtil adieu mélancolique…
Test Blu-ray : Freaky
Freaky s'épanouit surtout dans une certaine conception de cinéma « plaisir », sans conséquences, recyclant des gags et des frayeurs globalement familières, tout en poussant volontairement le bouchon un peu trop loin dans les excès gore et l'humour.
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Les Fauves
Les Fauves s’avère un spectacle assez fascinant, notamment dans le climat oppressant qu’il parvient à développer en l’espace de quelques séquences, et ce dès les premières minutes du film.
Test Blu-ray : Le grand chantage
Adapté d'une nouvelle d’Ernest Lehman, Le grand chantage est marqué en 1957 par un tournage difficile, rythmé par les prises de bec entre le réalisateur Alexander Mackendrick et son acteur / producteur Burt Lancaster ; le film terminerait finalement sa course par un accueil critique des plus froids doublé d'un cuisant échec au box-office. Pourtant, aujourd'hui, nombreux sont ceux qui s'accordent à penser que Le grand chantage restera probablement le plus grand titre de gloire pour Mackendrick, qui livrait avec ce film un véritable chef d’œuvre.


















