Test Blu-ray : À ceux qui nous ont offensés
Savoir où l’on va, sans oublier d’où l’on vient : tel semble être le crédo de Michael Fassbender, qui délaisse régulièrement les énormes productions américaines (Alien, X-Men…) afin de retourner, avec une certaine régularité, au Royaume-Uni afin de tourner des films « coups de poing » dans la veine d’Eden Lake (James Watkins, 2008) ou Fish Tank (Andrea Arnold, 2009). À ceux qui nous ont offensés permet donc à l’acteur de s’offrir un retour aux sources, d’autant plus remarquable que le film lui permet un face à face tendu et puissant avec le vétéran Brendan Gleeson, impeccable en patriarche traditionnaliste et obtus. A eux deux, les deux acteurs bouffent littéralement l’écran, ne laissant que peu de place aux autres acteurs pour faire leur trou ; on saluera néanmoins les prestations toutes en émotion retenue de Lyndsey Marshal et du jeune Georgie Smith, parfaits en membres « paumés » du clan Cutler.
Test Blu-ray : La fille qui en savait trop
Il n'y aurait pas eu meilleure manière d’entamer notre « Semaine du Giallo » qu'avec La Fille qui en savait trop (1963), dans le sens où on attribue souvent la naissance du genre au film de Mario Bava. Il posait ici les premières pierres du Giallo...
Test Blu-ray : Alpha
Voici maintenant huit longues années que l'on n'avait pas eu l'opportunité de voir un nouveau film des frères Hughes. Huit ans après Le livre d'Eli donc, Albert Hughes revient donc enfin au cinéma en réalisant son premier film en solo, Alpha, qui rompt de fait avec un peu plus de vingt ans de collaborations artistiques pour le moins fructueuses avec son frère jumeau Allen.
Test DVD : Very bad dads
Sur le papier, la rencontre entre Sean Anders et Will Ferrell promettait d’envoyer du lourd, de mettre à mal nos zygomatiques, de nous plier littéralement en deux de rire dans nos fauteuils. Imaginez plutôt : d’un côté, nous avons Sean Anders, réalisateur de Sex drive ou Comment tuer son Boss 2, également scénariste de La machine à démonter le temps ou Les Miller, une famille en herbe. De l’autre, le génie du rire US Will Ferrell, qui avec l’aide de son complice Adam McKay, nous a livré une pelletée de comédies absolument énormes ces dernières années, telles que Présentateur vedette : La Légende de Ron Burgundy, Les rois du patin ou Frangins malgré eux. La rencontre promettait donc du meilleur…
Test Blu-ray : Visions
Au fil des années, Jason Blum s'est constitué, comme Roger Corman avant lui, un cheptel de cinéastes « maison », parmi lesquels on compte Kevin Greutert, 50 ans, ancien monteur devenu réalisateur de Saw VI et VII ainsi que de Jessabelle…
Test Blu-ray : Valérian et la Cité des mille planètes
La critique a généralement la dent dure avec Luc Besson, et l’échec cuisant de Valérian et la Cité des mille planètes au box-office américain en a réjoui plus d’un, provoquant un véritable déferlement anti-Besson sur les réseaux sociaux.
Test Blu-ray : Nos funérailles
Les carrières d'Abel Ferrara et de son scénariste « historique » Nicholas St. John sont indissociables l'une de l'autre. Après avoir débuté ensemble sur le porno Nine lives of a wet pussy (1974), et en dix films tournés ensemble, ils ont évolué de façon parallèle, « grandi » artistiquement au fil d'une carrière jalonnée d'une belle poignée de films assez monumentaux (L'ange de la vengeance, New York deux heures du matin, King of New York, Body snatchers...). L'apogée de leur travail commun se situe en 1996 : les deux lascars livreront en effet au spectateur le film de la « maturité » avec le sublime Nos funérailles, tragédie quasi-Shakespearienne tirant un trait (définitif ?) sur 25 ans de collaborations exclusives entre les deux hommes.
Test Blu-ray : Rock-O-Rico
Malgré une date de sortie décalée afin de ne pas entrer en concurrence directe avec La Belle et la Bête (1991), Rock-O-Rico, se ferait pulvériser par le rouleau-compresseur Disney en 1992, causant la liquidation du studio de Don Bluth.
Test DVD : Woody Woodpecker
Au cœur de l’industrie cinématographique contemporaine, certains réalisateurs sont parvenus à se créer de véritables noms en ne signant pourtant que des œuvres destinées au marché de la vidéo : les fameux « DTV » ou Direct-To-Video qui ont fait les grandes heures des vidéo-clubs en leur temps, et que les gens s’arrachent de nos jours en Blu-ray, DVD ou VOD. On pense par exemple à des cinéastes tels que Isaac Florentine ou Roel Reiné dans le domaine du film d’action, ou à des réalisateurs tels que Ti West, Jim Mickle ou encore Rob Zombie, dont le gros de l’œuvre n’a jamais connu non plus le frisson des salles obscures…
Test Blu-ray : Manhunt
En 2017, âgé de 71 ans, John Woo revient aux affaires : vingt ans après son expérience américaine du film d’action avec Volte/face, plus de vingt-cinq ans après ses grands classiques hongkongais (Le syndicat du crime 1 & 2 en 1986/87, The killer en 1989, A toute épreuve en 1992), le cinéaste revient donc au genre qui a fait sa gloire : le polar. La première affiche du film, qui donnait uniquement à voir une colombe, était déjà la promesse d’un retour aux origines pour le John Woo – le retour à un genre qu’il avait complètement révolutionné en l’espace de quelques années et quelques films.
Test DVD : L’homme à l’affût
Puissant, immersif, vénéneux, L’homme à l’affût surprendra à coup sûr plus d’un spectateur par la modernité déployée par Edward Dmytryk afin de donner vie à son psychopathe luttant contre ses propres pulsions. Incroyablement malsain pour l’époque (1952), le film suit littéralement le personnage principal au plus près de sa psyché dérangée, au plus près de ses doutes, de sa tension, de sa fièvre meurtrière. D’une façon très étonnante, L’homme à l’affût préfigure ainsi par son ambiance morbide plusieurs films qui marqueront fortement le spectateur dans les 20 / 30 ans qui suivraient. On pense par exemple non seulement à des films tels que L’inspecteur Harry (Don Siegel, 1971) – difficile de ne pas se remémorer la scène d’ouverture du film de Don Siegel quand le héros de Dmytryk suit, depuis le viseur de son fusil à lunette, la future victime innocente à qui il va coller, le plus arbitrairement du monde, une balle dans la tête – mais également quelques grands « psycho-killers » des années 80, comme les très immersifs et malsains Maniac (William Lustig, 1980), Cauchemars à Daytona Beach (Romano Scavolini, 1981) ou Henry, portrait d’un tueur en série (John McNaughton, 1986).
Test DVD : Hell’s ground
Si l’on se fie à l’adage selon lequel tout ce qui est rare est précieux, la valeur d’un film tel que Hell’s ground est tout simplement inestimable. Ce film d’horreur met en scène des zombies et un golmon cannibale en burqa poursuivant de jeunes cons en forêt...



















