Test DVD : Abel
Déjà pour son premier long, la mise en scène d'Alex Van Warmerdam fait preuve d’une grande inventivité avec une accumulation de scènes bizarres faussement désinvoltes et un environnement de carton-pâte. L’humour dans les situations et les dialogues étranges font de Warmerdam un héritier de Beckett ou Ionesco et un judicieux contemporain de Kaurismaki, dont il partage le goût pour des décors colorés et décalés, mais dans un cadre bien moins réaliste que le finlandais. Alex van Warmerdam a le sens du plan contrôlé
Test Blu-ray : Le Bar du téléphone
En partie centré sur le fossé qui séparait les truands de l’ancienne génération des chiens fous de la jeune garde, Le Bar du téléphone s’inscrit dans le genre du néo-polar à la française, mais semble encore ancré dans la tradition du policier français de la vieille école.
Test DVD : Los Hongos
Oscar Ruíz Navia et son co-scénariste César Acevedo insistent avec finesse sur la cohabitation de générations qui vivent sans conflit, du moins en apparence, dans des mondes qui n'ont pas grand chose en commun.
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Souviens-toi l’été dernier
Souviens-toi l’été dernier version 2025 veut raviver les braises d’un été moite, où les ados couraient en criant, les secrets s’empilaient comme des cadavres dans une glacière, et les cirés noirs faisaient office de tenue de soirée.
Test DVD : De la neige pour Noël
Adapté de l'œuvre de Harald Sommerin Simonnæs, et plus précisément d'un livre pour enfants à notre connaissance non traduit en français se basant sur des personnages créés par Kjell Aukrusts, De la neige pour Noël est en fait la suite tardive du Grand Prix du siècle, film d'animation réalisé en 1975 et énorme succès du box-office norvégien. En 2013, ce nouveau film mis en scène par Rasmus A. Sivertsen deviendrait d'ailleurs le plus gros succès de l’année en Norvège, loin devant Iron Man 3...
Test Blu-ray : Les innocents
1961 : Un an à peine après le succès du Village des damnés produit par la MGM, les studios 20th Century Fox, sans doute désireux de surfer sur la vague des enfants maléfiques (initiée par La mauvaise graine en 1956), prennent l'initiative de confier au britannique Jack Clayton la garde du petit Martin Stephens, tête d'affiche du film de Wolf Rilla, qui délaisserait la perruque blonde pour promener son faciès à la fois angélique et foutrement inquiétant dans les couloirs sombres d'une immense demeure gothique dans Les innocents.
Test Blu-ray : The foreigner
Petit retour en arrière. En 2010, Martin Campbell signait avec Hors de contrôle un film à l'ouverture la fois vraiment intense et finalement bien trompeuse : au terme des dix premières minutes du film, qui envoyaient tellement le bois au niveau violence et brutalité (la souffrance du personnage de Mel à la perte de sa fille était réellement palpable pour le spectateur, à la manière de celle ressentie au début de Death sentence) que l'on s'était mis, en vain, à espérer un revenge movie bien badass qui remettrait définitivement Mel Gibson sur le devant de la scène, et qui n'arriverait finalement malheureusement jamais. On attendait un personnage de tête brûlée, un suicidaire qui n'a plus rien à perdre et qui fonce dans le tas et dessoude sans procès les responsables de la mort de sa fille, et on nous avait livré un mec qui faisait sa petite enquête pépère jusqu'à arriver à une vengeance qui se ferait dans une sorte d'état second finalement très décevant, même si la violence sèche du final relevait un peu globalement l'intérêt du bouzin. Vendu comme une histoire de vengeance, Hors de contrôle était d'avantage un film sur le deuil du père, avec une tension qui, au lieu de monter jusqu'à l'explosion, ne faisait que baisser au fur et à mesure de l'enquête.
Test Blu-ray : Cérémonie mortelle
Les écumeurs de vidéoclubs les plus acharnés de l’époque se souviennent peut-être vaguement de Cérémonie mortelle, film d’horreur « old school » s’apparentant à un petit slasher du samedi soir en mode mineur.
Test Blu-ray : The walking dead – Saison 6
Suite à une cinquième saison qui rendait au personnage de Rick son statut de « leader » de groupe (« même quand tu as tort, tu as raison… »), cette sixième année aux côtés des survivants de la série Walking dead choisit à nouveau d’opter pour le « morcellement » de l’intrigue, qui s’oriente de fait d’avantage vers d’autres personnages, dont la psychologie se retrouve très nettement approfondie (Abraham, Sasha, Denise…), ou qui marquent, dans le cas de Carol ou Morgan par exemple, un « retour » très attendu après un long moment pendant lequel leurs personnages s’avéraient un peu plus effacés.
Test Blu-ray : Au service du diable
Atmosphérique, étrange et fort réussi, Au service du Diable est une solide petite œuvre tournée vers le « Bis », dont la particularité est d’être une coproduction en provenance de Belgique, réalisée par un cinéaste originaire du Plat Pays, Jean Brismée – dont il s’agira d’ailleurs du seul et unique long-métrage. Curieusement, malgré sa maigre expérience derrière la caméra, le film se démarquera sans peine du « gros » de la production de l’époque par le grand soin apporté à sa mise en scène, qui impose un découpage précis, beaucoup de style et un rythme habilement contrôlé. La photographie est par ailleurs absolument excellente, tout est mis en œuvre avec talent pour mettre en valeur le décor du château et ses intérieurs, surtout quand ils sont plongés dans l’obscurité ou la semi-obscurité. Ainsi, certains cadres et séquences s’avèrent réellement de toute beauté : on pense par exemple aux plans d’ensemble dans le salon, durant lesquels un lent travelling latéral nous permet de découvrir l’un après l’autre chaque groupe de personnages, ou encore à ceux prenant place dans le laboratoire du baron. Le souci du moindre détail se retrouve réellement à l’écran, ce qui pourra sembler très étonnant au cœur de ce genre de productions où le mot d’ordre semblait généralement être de tourner rapidement, au détriment parfois de la technique pure.
Test Blu-ray : Le Coup du parapluie
Exit la poésie, place au théâtre. A l'image du casting du film, qui case un maximum de membres de la bande du Splendid et même un petit bout de l'intrigue dans leur théâtre, Le Coup du parapluie fait dans le vaudeville moderne, chronométré, rythmé et chorégraphié.
Test DVD : 1001 grammes
Est-il possible de réaliser un film qui soit à la fois scientifiquement « pointu » tout en étant plein d'émotion, de cocasserie et de poésie ? La réponse est oui, et ce film, "1001 grammes", on le doit au norvégien Bent Hamer, ce réalisateur à qui on devait déjà quelques pépites comme "Eggs", "Kitchen Stories" et "Home For Christmas".



















