Test Blu-ray : Un petit boulot
Adapté du roman éponyme de Iain Levison, Un petit boulot est une comédie « sociale » en mode noirissime. Mettant en scène un ouvrier ayant tout perdu (job, femme, télé…) se mettant à enchainer les meurtres commandés pour sortir de la crise, le film de Pascal Chaumeil, décédé juste après le tournage, s’avère une bonne surprise, portée par le talent de Romain Duris, impeccable en prolo barbu et hirsute retrouvant sa dignité en liquidant son prochain.
Test DVD : Kids in love
Le mystère du « jeune » a toujours intrigué les cinéastes, qui cherchent à en percer les énigmes, à saisir l’état d’esprit qui émane de cette période vague et indéfinie (il n'existe pas de définition « officielle » de l'âge de la jeunesse), et à retranscrire sur un écran de cinéma le fameux phénomène du « coming of age » ou du passage à l’âge adulte, cette indicible progression vers l'autonomie et la maturité. Avenir, amour, découverte de la sexualité, questions existentielles et lutte entre les générations font donc partie des thèmes que l’on retrouve dans de nombreux films depuis des années : on pense notamment –forcément – à La fureur de vivre (Nicholas Ray, 1955), au cinéma de Larry Clark et à Kids (1995) en particulier, ou encore, de notre côté de l’Atlantique, à des films tels que La gifle (Claude Pinoteau, 1974), Diabolo menthe (Diane Kurys, 1977) ou encore, plus récemment, Bang Gang (une histoire d'amour moderne) (Eva Husson, 2015). Ce ne sont là que quelques exemples parmi les plus évidents sur des centaines et des centaines de films explorant ce thème du « coming of age ».
Test DVD : Jiseul
Malgré un passage remarqué en France en 2013, avec sa présentation lors de la 19ème édition du Festival International des Cinémas d’Asie, puis de la 8ème édition du Festival du Film Coréen, Jiseul n’est finalement jamais sorti dans les salles françaises – on remercie donc chaudement Spectrum Films qui nous permet aujourd’hui de découvrir ce quatrième film d’O Muel, qui s’avère définitivement un sacré morceau de péloche en provenance du pays du matin calme.
Test Blu-ray : Blood father
Le premier chapitre de l’épopée sur le grand retour de Mel Gibson peut être considéré comme un succès d’estime. Blood father n’a pas vraiment déplacé les foules en France et son impact sur le marché américain est encore plus anecdotique, car il n’y est sorti qu’en vidéo à la demande. Or, l’enjeu principal de cette offensive de charme de la part de la vedette d’antan est de rétablir petit à petit sa réputation en tant que valeur respectable et finalement fiable
Test Blu-ray : Ben-Hur
Si incongrue l’annonce de la mise en chantier d’un remake de Ben-Hur fut-elle, le fait de voir débarquer ce film pour le moins inattendu (au tournant) dans la filmographie de Timur Bekmambetov n’eut en revanche rien d’étonnant pour les cinéphiles suivant la carrière cinématographique de ce réalisateur russe, pour le moins adepte du grand écart stylistique.
Test DVD : Moka
On pensait partir vers un thriller, on est surtout en face d'une intrigue psychologique, dans le portrait de deux femmes attachantes, dans le retour vers la vie d'une femme qui était tombée au fond du trou, et c'est plutôt réussi.
Test Blu-ray : Infiltrator
Récit d’infiltration extrêmement classique, d’autant plus qu’il s’inspire de faits réels décrits dans le livre autobiographique de Robert Mazur, Infiltrator permet à Brad Furman de signer un nouveau polar, quelques années après La défense Lincoln, qui avait fait exploser sa carrière dans le genre, et de retrouver la côte Est des Etats-Unis, à laquelle il semble décidément très attaché.
Test Blu-ray : Shine – Édition 20ème Anniversaire
20 ans après sa sortie dans les salles, Shine demeurait un excellent souvenir de cinéma, dont l’empreinte vivace qu’il avait laissé sur nos mémoires étaient liées à quelques séquences très fortes et bouleversantes, le tout étant porté par l’interprétation habitée d’un Geoffrey Rush alors quasiment inconnu des spectateurs européens.
Test Blu-ray : Costa-Gavras – Intégrale vol. 1 (1965-1983)
Depuis le temps qu’on l’espérait, on n’osait plus trop croire qu’un éditeur français se lancerait dans une réédition des premiers films de Costa-Gavras ; si cultes et réputés soient-ils, la plupart de ses films réalisés à partir du milieu des années 60 demeuraient à ce jour encore inédits en France sur support DVD. Grâce soit donc rendue à Arte Éditions, qui a pris l’heureuse initiative fin 2016 de remédier à cette énorme lacune avec l’édition d’un coffret INTÉGRALE VOL.1, réunissant l’intégralité des films du cinéaste de 1965 à 1983.
Et comme un bonheur ne vient jamais seul, ce coffret Costa-Gavras - Intégrale vol. 1 (1965-1983) débarque dans deux versions, et se voit donc décliné soit en DVD, soit en Blu-ray, dans des versions restaurées supervisées par le réalisateur lui-même…
Test DVD : Pulsions cannibales
Porté par un John Saxon qui, à l’époque, tournait beaucoup en Italie et qui, toujours selon les dires de Giovanni Lombardo Radice, n’aimait pas le film et tournait juste pour l’argent, Pulsions cannibales s’impose néanmoins comme une bisserie absolument délectable, et assurément l’un des films dont on se souviendra dans la carrière de Saxon. En effet, il s’avère rythmé et solidement mis en scène : on sent vraiment une « vision » derrière la caméra, composant habilement les plans et plaçant d’office le film avec le haut du panier de ce qui se tournait en matière de bis au début des années 80. Proposant qui plus est quelques revirements
Test Blu-ray : Nerve
Réalisé par Ariel Schulman et Henry Joost, Nerve est un « petit » thriller sympathique et rythmé, et s’avère un divertissement du samedi soir diablement efficace, parfait pour une soirée entre amis autour d’une pizza. Bien sûr, le film ne dépasse clairement jamais son statut de « simple » divertissement : on sent les limites imposées par la production et par un script un poil trop timoré pour leur permettre de livrer la petite bombe à retardement que laissait augurer le concept de départ. Néanmoins, et contre toute attente, le film s’avère au final un excellent long-métrage en mode « fun », plutôt pensé / marketé à destination des adolescents et jeunes adultes – qui s’y sont d’ailleurs parfaitement retrouvés, puisque Nerve a tout de même réalisé 750.000 entrées dans les salles françaises cet été.
Test DVD : Dyke Hard
Dyke est un terme argotique désignant une lesbienne, que l’on pourrait, en français, comparer à “gouine” ou “goudou”. Avec son affiche aux tons chamarrés de l’arc en ciel, Dyke Hard annonce clairement donc la couleur : on est en présence d’un film affichant sans ambages son appartenance à la culture LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Trans). Réalisé par Bitte Andersson, ancienne responsable des effets spéciaux chez Troma Entertainment, le film fait également preuve une volonté farouche de verser dans la culture « geek », orientée trash et série B, avec des références aux branches les plus barrées et décalées du cinéma d’exploitation contemporain : gore, érotisme, rock, fantômes et ninjas se bousculeront donc au portillon de cette production suédoise 100% fauchée et bon enfant.



















