Test DVD : Don Verdean

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Don Verdean

 
États-Unis : 2015
Titre original : –
Réalisateurs : Jared Hess
Scénario : Jared Hess, Jerusha Hess
Acteurs : Sam Rockwell, Amy Ryan, Jemaine Clement
Éditeur : Universal Pictures
Durée : 1h26
Genre : Comédie
Date de sortie DVD : 1 février 2017

 

 

Don Verdean qui s’est auto-désigné archéologue biblique est embauché par une église locale pour trouver des reliques en Terre Sainte, afin que ses fidèles retrouvent la foi. Mais après une expédition infructueuse, il va devoir faire preuve d’imagination…

 

 

Le film

[4/5]

Entre 2004 et 2009, et en l’espace de trois films (Napoleon Dynamite, Super Nacho et Gentlemen broncos), Jared Hess aura su s’imposer comme un des grands noms de la comédie indépendante américaine : avec ses personnages de losers flamboyants, décrits avec une tendresse, un humour et un sens du décalage qui font mouche avec une belle régularité, Hess s’est créé un univers assez unique dans le paysage cinématographique mondial : celui d’une espèce de Wes Anderson geek et bienveillant, dont le cinéma n’entre dans aucune « case » prédéfinie.

Tenu à l’écart du cinéma pendant quelques années par l’écriture et le développement de sa série animée autour du personnage de Napoleon Dynamite, Jared Hess est réapparu en signant coup sur coup deux nouvelles comédies en 2015 et 2016 : Don Verdean (disponible en DVD depuis le 1er février chez Universal) et Les cerveaux (disponible en Blu-ray / DVD le 23 mars chez Metropolitan).

En attendant Nicktoons, projet de film autour des séries d’animation Nickelodeon, qui marquera leur retour à l’écriture, Don Verdean est le dernier film à avoir été écrit par Jared Hess en « couple » avec son épouse Jerusha. En effet, on suppose que l’échec de la série Napoleon Dynamite a dû forcer le cinéaste à envisager de tourner des comédies écrites par d’autres : outre Les cerveaux, il est aussi actuellement attaché à la réalisation de Shanghaï Kid III, suite tardive des aventures de Jackie Chan et Owen Wilson au Far West.

Et dès ses premières minutes, on retrouve au cœur de Don Verdean toute la fantaisie et les obsessions de Jared et Jerusha Hess : outre un attachement très fort aux années 80 (le film s’ouvre sur les images d’une VHS évoquant furieusement les films d’entreprise de l’époque chers à Nicolas et Bruno, les deux trublions se cachant derrière la série Message à caractère informatif), on retrouve dans le film une intrigue et des personnages décalés évoluant dans un monde à la fois familier et absurde, où deux églises de pacotille se livrent une véritable guerre afin de retrouver des reliques sacrées. Les personnages sont, comme toujours chez Hess, attachants et profondément humains malgré des défauts liés à une certaine incommunicabilité entre eux, chacun des différents protagonistes de l’intrigue vivant dans son propre monde, à part, déconnecté de la réalité que nous connaissons, et qui les rattrape parfois brutalement.

Bien rythmé et souvent très drôle (la palme allant à l’impayable chanson sur la femme de Loth), et proposant qui plus est une interprétation formidable de Sam Rockwell dans le rôle-titre, Don Verdean ne se révèle certes pas le meilleur film de Jared Hess, mais il nous réserve tout de même son lot de séquences formidables et d’éclats de rire francs – à ce titre, il aurait sans le moindre doute mérité une sortie en salles. Néanmoins, il sera difficile de jeter la pierre à Universal : Super Nacho avait réalisé moins de 600 entrées en France en 2006 (un chiffre à relativiser, l’exploitation du film s’étant faite sur un circuit ultra-limité de 6 salles), et tous les autres films de Jared Hess, même l’excellent Gentlemen Broncos (2009) avaient vus le jour sur support DVD.

 

 

Le DVD

[4/5]

Le DVD édité par Universal Pictures permettra donc aux curieux et autres amoureux du cinéma de Jared Hess de découvrir Don Verdean dans des conditions tout à fait satisfaisantes : compte tenu du fait qu’il s’agit d’un film très court, le master est irréprochable, avec un piqué impeccable, des couleurs et des contrastes agressifs, le tout étant livré sur une galette à l’encodage solide. Côté son, seule VO et VF sont proposées en Dolby Digital 5.1, dans des mixages à la spatialisation discrète mais bien réelle, et des sous-titres français impeccables. Pas de suppléments.

 

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