Test Blu-ray : Une vie entre deux océans

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États-Unis, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande : 2016
Titre original : The light between oceans
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 2h13
Genre : Drame
Date de sortie cinéma : 5 octobre 2016
Date de sortie DVD/BR : 6 février 2017

 

 

Sur une petite île perdue au large de l’Australie, peu après la Première Guerre mondiale, Tom Sherbourne, le gardien du phare, vit heureux avec son épouse Isabel. Loin du tumulte du monde, il peut enfin oublier tout ce qu’il a vécu au combat. Mais leur bonheur se ternit peu à peu : Isabel ne peut pas avoir d’enfant, et elle se désespère. Un jour, un canot vient s’échouer sur la plage, avec à son bord le cadavre d’un homme et un bébé bien vivant…

 

 

Le film

[3,5/5]

Quand on découvre , il est pour le moins impossible de louper la référence au dieu romain Janus, tant celle-ci est explicite et répétée à de nombreuses reprises au spectateur sous différentes formes ; pour celles et ceux qui auraient séché les cours de mythologie, Janus est le dieu des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes, et est traditionnellement représenté par deux visages opposés, l’un tourné vers le passé, l’autre vers le futur. Au centre du nouveau film de , il y a donc l’île de Janus, placée pile entre l’océan Austral et l’océan Indien, qui s’impose au spectateur comme un personnage à part entière de ce récit, et qui s’exprime à travers la Nature comme une expression de la parole Divine – en cela, et par les choix de mise en scène que fait Cianfrance tout au long de son film, évoque très fortement le cinéma de Terrence Malick, à l’époque où celui-ci ne tournait pas à vide et avait encore quelque-chose à raconter (on pense souvent aux Moissons du ciel).

Car la Nature s’exprimant comme la parole du Tout Puissant est déjà présente entre les personnages de et , avant même l’apparition de la « mère » campée par . Les océans déchaînés, le vent et la pluie, tout concours à séparer les amoureux, que l’on voit à de nombreuses reprises isolés dans de grands espaces naturels, enfermés dans un cadre ouvert comme mêlant respect et méfiance vis-à-vis des caprices à venir d’un Dieu imprévisible, donnant pour reprendre dans un même mouvement, le tout s’harmonisant autour de la musique mélancolique, simple et forte, d’Alexandre Desplat. Manquant certes un peu de finesse dans l’évolution de son récit et dans le recours au symbolique, provoquera néanmoins, au fil de ses plans à la lenteur savamment calculée, une émotion bien réelle, au pathos peut-être un peu trop appuyé. C’est là un défaut qui gênera sans doute les hommes –les vrais– mais ravira au plus au point le public féminin, les cœurs d’artichaut et les plus « fleur bleue » d’entre nous ; à la façon du premier film de , Blue valentine. Néanmoins, ne serait-ce que pour la prestation tout en souffrance rentrée du couple / , vaut assurément que l’on s’y attarde.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Le Blu-ray édité par permettra donc aux retardataires de découvrir ce petit trésor d’émotion n’ayant malheureusement réuni que 80.000 personnes dans les salles obscures en octobre. Niveau image, c’est du tout bon, avec un master nous offrant un piqué d’une précision absolue et des couleurs naturelles ; si les contrastes manquent certainement un peu de mordant, cela ne sera pas suffisant à gâcher notre plaisir. Côté son, le film s’illustre en DTS-HD Master Audio 5.1, à la fois en VF et en VO, et les deux mixages s’avèrent dynamiques et bien enveloppants. La scène arrière est omniprésente, le caisson de basse relève ponctuellement les passages les plus animés : l’immersion au cœur du film est totale.

Niveau suppléments, outre les traditionnelles bandes-annonces des sorties à venir chez Metropolitan et un commentaire audio de et Phil Solomon (malheureusement non sous-titré), l’éditeur nous propose de découvrir un court mais intense making of, faisant la part belle à l’expérience d’un tournage isolé de tous, durant lequel les acteurs ne savaient pas forcément quand tournait ou pas… Une méthode rappelant forcément celle de Terrence Malick, et confirmant le lien entre les deux cinéastes que l’on avait pu remarquer durant le visionnage du film. On terminera avec une featurette dédiée au décor du film et au phare, n’ayant contre toute attente pas été tourné sur la véritable île de Janus.

 

1 COMMENTAIRE

  1. TontonBDM doit être malade.
    Ce ne peut qu’être une plaisanterie que d’écrire que le pire film ou presque du festival de Venise mérite un 3,5, et évoque le cinéma de Terrence Malick. A moins de confondre cela avec de la guimauve.

    Ou même écrire que le cinéma du cinéaste texan tourne à vide.

    Forcément c’est une blague. C’est sûr, c’est trop gros. Bien joué, j’ai failli marcher.
    Bon faut pas le faire trop souvent, sinon le 1er avril ça marchera moins bien.

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