Test Blu-ray : Kubo et l’armure magique

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États-Unis : 2016
Titre original : Kubo and the two strings
Réalisateur :
Scénario : , ,
Acteurs (VO) : , ,
Éditeur :
Durée : 1h41
Genre : Fantastique, Animation
Date de sortie cinéma : 21 septembre 2016
Date de sortie DVD/BR : 31 janvier 2017

 

 

Kubo, un jeune garçon aussi intelligent que généreux, vit avec sa mère dans un petit village de bord de mer. Il gagne chichement sa vie grâce à son don pour conter des histoires en donnant vie à des origamis. Mais cette existence paisible est bouleversée quand, par erreur, il invoque un démon assoiffé de vengeance. Kubo s’engage alors dans une quête épique pour percer le secret de la chute de son père, le plus grand samouraï que le monde ait jamais connu, ainsi que pour découvrir ses propres pouvoirs magiques…

 

 

Le film

[4/5]

Contrairement à ce que pouvait laisser deviner son titre en version originale, Kubo and the two strings n’aborde pas le cornélien dilemme d’un joli popotin déchiré par le choix impossible entre deux slips brésiliens. Curieusement traduit en France par , la dernière production des studios narre les exploits d’un jeune orphelin poursuivi par des forces maléfiques dans un univers diégétique proche d’un Japon médiéval fantasmé et haut en couleurs.

Si l’intrigue de jongle avec des thèmes forts (famille, deuil, pardon), le film de suit en revanche une narration très classique et linéaire, comparable à celle d’un jeu vidéo (les trois parties de l’armure à récupérer, chacune réservant leur lot de pièges mortels à surmonter), et donnant au film des allures fort respectables de grand film d’aventures à l’ancienne, quelque-part entre le sérial d’antan et la modernité de son adaptation par Steven Spielberg avec la saga Indiana Jones. L’ensemble s’avère étonnamment bien tenu, le ton est subtil et évite assez brillamment le pathos, le rythme est excellent, les scènes d’action très efficaces, et d’un point de vue visuel, ce procédé mélangeant l’animation « en volumes » et l’imagerie de synthèse donne à voir des plans ayant de quoi laisser le spectateur littéralement pantois devant tant de beauté et de perfection formelle.

On notera néanmoins que le film n’est pas forcément pensé à destination des jeunes enfants : avec son univers hétérogène peuplé de personnages biscornus, bizarres et inquiétants, évoquant visuellement tous les films de la saga Baby Cart en un seul et même film, pourrait en effet provoquer quelques cauchemars à nos chères têtes blondes – comme d’ailleurs tous les autres films made in , de Coraline aux Boxtrolls en passant par L’étrange pouvoir de Norman. Le studio parvient donc une nouvelle à se démarquer de ses concurrents avec une œuvre forte et mémorable, qu’on aurait bien tort de bouder.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

C’est qui permet donc aujourd’hui aux fans et aux retardataires de voir et revoir sur support Blu-ray, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’éditeur a vraiment soigné sa copie. L’image est sublime, la définition est d’une précision à couper le souffle, nous offrant un piqué réellement impressionnant, mettant en valeur la formidable photo du film. Les couleurs et surtout les noirs ne dépareillent pas, et contribuent à proposer une immersion totale dans le film. Côté son, et comme d’habitude avec l’éditeur, la VF proposée en DTS 5.1 a beau être de très bonne qualité, elle ne tient pas la comparaison avec l’ampleur et le dynamisme échevelé de la VO encodée en DTS-HD Master Audio 5.1, qui s’avère plus riche, plus fine et plus enveloppante que sa petite sœur française.

Du côté des suppléments, outre un riche commentaire audio du réalisateur , l’éditeur nous propose un making of divisé en plusieurs sujets thématiques, revenant en une trentaine de minutes sur les différents challenges relevés par l’équipe artistique de . Il s’agit au final d’un tour du propriétaire très complet, on sera juste un poil surpris de la très maigre implication des acteurs assurant le doublage des personnages, et ne s’exprimant que durant quelques secondes à peine. Néanmoins, cette visite de l’envers du décor s’avère captivante de A à Z, et dévoile quelques miettes du travail de titan des nombreux animateurs bossant sur le film. Pour terminer, deux courtes featurettes mélangeant images du film et quelques infos de tournage ferment la section interactivité, mais s’avèrent un poil redondantes pour qui aura déjà visionné le making of.

 

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