Test Blu-ray : Ssssnake
Rats, serpents, araignées, ours, requins, oiseaux, insectes divers, et même lapins, crapauds, limaces ou vers de terre : dans les années 70 au cinéma, il pleuvait littéralement des animaux sur les écrans, chaque espèce rivalisant de malice pour renverser de façon meurtrière le règne de l’homme. Mais malgré une croyance populaire encore assez tenace, le sous-genre du cinéma fantastique que l’on appelle familièrement le film de « menace animale » n’est pas né en 1975 avec Les dents de la mer. Si le succès du chef d’œuvre de Spielberg a bien ouvert la voie à une véritable déferlante, l’origine du genre serait d’avantage à chercher une douzaine d’années plus tôt, du côté du classique d’Alfred Hitchcock Les oiseaux (1963), qui sera suivi de Willard (Daniel Mann, 1971), Les crapauds (George McCowan, 1972) ou encore du sympathique Ssssnake (Bernard L. Kowalski, 1973) qui nous intéresse aujourd’hui.
Test DVD : Verloren
Petit film en provenance d'Allemagne, tourné en vidéo avec une brochette d'acteurs probablement amateurs, Verloren aurait bénéficié, si l'on en croit le site de référence IMDb, d'un budget de 3500 euros. Soit le prix d'une Twingo d'occasion, à une heure où n'importe quel long-métrage produit en France avec les différentes aides et le système d'avance sur recettes, tourne dans les eaux de quatre millions d'euros, soit le prix d'une trentaine de voitures de luxe flambant neuves. Autant dire que s'il est indéniable ce projet de cinéma porté par Marco Pultke transpire la sincérité et la passion, cela serait également mentir que d'affirmer qu'aucun effort ne sera nécessaire de la part du spectateur afin d'occulter le côté extrêmement « cheap » de l'entreprise. Pour apprécier le film à sa juste valeur, il conviendra donc de passer outre des acteurs approximatifs, des décors spartiates, une direction photo typique des tournages en vidéo (c'est à dire inexistante) et des effets spéciaux rudimentaires. Mais on vous rassure tout de suite : l'expérience vaut assurément le détour.
Test DVD : La chambre interdite
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce onzième long métrage de Guy Maddin s’avère une œuvre absolument unique : plongeant à corps perdu dans un univers surréaliste, nous présentant des tableaux absurdes et oniriques, il aborde dans sa narration complètement folle et déconstruite pas moins de dix-sept histoires différentes, se répondant les unes aux autres dans un maelstrom de couleurs et de tableaux complètement fous.
Test Blu-ray : Mademoiselle – Version longue
De tous les films sortis en salles durant l'année 2016, Mademoiselle est sans aucun doute, ex-æquo avec The Neon Demon, celui qui a le plus déchaîné les passions des cinéphiles, enflammant littéralement les réseaux sociaux de cris du cœur et autres odes dédiées à la beauté plastique incroyable du film de Park Chan-wook. Les échos positifs et autres dithyrambes enthousiastes fusaient de toutes parts, au point que l'on s'est un peu étonné au final que le film n'ait réuni que 300.000 spectateurs dans les salles obscures (dont la moitié à Paris). Néanmoins, on reconnaîtra à Mademoiselle un parcours en salles plus honorable que celui du film de NWR (qui n'avait attiré que 139.000 curieux, pour la plupart morts d'ennui ou d'une crise d'épilepsie avant même la fin de la séance).
Test DVD : Deux salopards en enfer + Cinq pour l’enfer
Les deux premiers titres de la collection « Guerre » made in Artus Films, sont Deux salopards en enfer et Cinq pour l'enfer, tous deux tournés en 1969.
Test Blu-ray : L’empereur de Paris
Le personnage de Vidocq (1775-1857), qui fut, dans la réalité, successivement délinquant, bagnard, indicateur, policier puis détective privé, a déjà été porté de nombreuses fois à l'écran, que ce soit au cinéma ou à la télévision. Si les prestations de Claude Brasseur dans la série TV des années 70 et de Gérard Depardieu dans le film de 2001 restent probablement celles qui auront le plus marqué les mémoires, le fait est que Vidocq occupe encore aujourd'hui une place assez importante dans l'imaginaire populaire français. Il n’était finalement donc pas si étonnant finalement de voir débarquer l’année dernière au cinéma L’empereur de Paris, nouveau film consacré à ce personnage haut en couleurs propre à enflammer toutes les imaginations.
Gungala, première « fille de la jungle » en DVD pour Artus Films
Le cinéma bis italien des années 60/70 allait chercher son inspiration dans divers recoins de la culture populaire. Parmi les influences les plus marquantes, il y avait bien sûr les « fumetti » (bandes dessinées populaires italiennes), qui inondaient littéralement le marché du divertissement à l’époque. Mais comme on le sait bien, rien ne se perd, tout ce recycle : les fumetti reprenaient eux-mêmes bien souvent les mécanismes du « serial », ces films à petit budget destinés au grand écran fonctionnant selon le principe du feuilleton, très populaires durant la première moitié du vingtième siècle.
Test Blu-ray : En eaux troubles – The meg
S’il n’a jamais réellement obtenu de ses pairs ou du public la reconnaissance qu’il mérite, le réalisateur américain Jon Turteltaub s’est en revanche depuis des années déjà fait un véritable nom dans le cœur des amoureux de cinéma « bis » tendance nanar. Comment pourrait-il d’ailleurs en être autrement ? En effet, dès son premier film Think big en 1989, tourné avec les frères « Barbarians » Peter et David Paul, Turteltaub semblait revendiquer haut et fort cette appartenance à une certaine frange d’un cinéma populaire « de consommation courante » flirtant volontiers avec le nanar des familles. Durant les décennies suivantes, ses films continueraient d’ailleurs pour la plupart à dénoter de ce même attachement à un cinéma simple, anti-prise de tête ; certains se verraient même couronnés d’un certain succès : en 1992, avec Ninja Kids il ouvre la voie à une franchise de cinéma familial (les « 3 Ninjas ») qui fera les beaux jours des vidéo-clubs jusqu’en 1998 ; en 1993, il donne à Buena Vista un de ses plus gros succès publics avec Rasta Rockett, et au tournant des années 2000, il remet Nicolas Cage au centre d’une intrigue à la Allan Quatermain dans les deux opus de la franchise Benjamin Gates…
Test DVD : Téhéran Tabou
Téhéran Tabou est un film d'animation utilisant le principe de la rotoscopie, un procédé technique consistant à relever les contours d'une figure filmée en prise de vue réelle pour en transcrire la forme et les actions dans un dessin animé.
Test DVD : Du haut de la terrasse
Une incursion dans le monde de la grande bourgeoisie américaine des années 50/60 qui montre l'importance du "qu'en dira-t-on" qui interdit le divorce et tolère l'infidélité, qui décortique les relations de pouvoir basées sur le compte en banque et qui met à nu les différences entre les hommes et les femmes en ce qui concerne leurs motivations dans l'existence.
Test Blu-ray : Place publique
Le couple Bacri-Jaoui (ex à la ville mais toujours réunis à l’écran) signe une nouvelle satire sur l’opposition entre les apparences et la réalité des comportements. Les idéaux d’hier sont remplacés par le pragmatisme d’aujourd’hui sous le regard intrusif des réseaux sociaux. Le propos est plus nuancé qu’une simple opposition entre deux générations et personne n’a complètement tort ni tout à fait raison. Jean-Pierre Bacri joue avec un sourire narquois une célébrité angoissée par son échec
Test Blu-ray : L’étrange cas Deborah Logan
L'étrange cas Deborah Logan est un found footage cultivant une nouvelle peur, mise en avant l'année dernière par The visit de M. Night Shyamalan : celle des « vieux » (qui, dans la vraie vie, porte également un nom : la gérontophobie). Si les personnes âgées furent déjà par le passé le sujet d'une poignée de films d'horreur (La nuit de la mort, Rabid grannies...), la dégénérescence des séniors demeure un sujet vaguement « tabou »,



















