Test Blu-ray : Le chasseur et la reine des glaces

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États-Unis : 2016
Titre original : The huntsman – Winter’s war
Réalisateur :
Scénario : ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h59
Genre : Fantasy, Action, Aventures
Date de sortie cinéma : 20 avril 2016
Date de sortie DVD/BR : 23 août 2016

 

 

Il y a fort longtemps, bien avant qu’elle ne tombe sous l’épée de Blanche Neige, la reine Ravenna avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa soeur Freya à quitter leur royaume, le coeur brisé. Celle que l’on appelait la jeune reine des glaces, à cause de son habilité à geler n’importe quel adversaire, s’employa alors à lever une armée de guerriers impitoyables, au fond d’un palais glacé. Mais au sein même de ses rangs Eric et Sara allaient subir son impitoyable courroux pour avoir enfreint l’interdit : tomber amoureux…

 

 

Le film

[3/5]

Quelques semaines après le tournage de Blanche-Neige et le chasseur (2012), les amateurs de potins auront pu admirer dans les tabloïds du monde entier une série de clichés compromettants montrant Kristen Stewart (actrice) roucouler tranquillement dans les bras de Rupert Sanders (réalisateur). Si ces photos tenaient résolument du « non-événement » et de la presse poubelle pour nous autres européens, le retentissement de cette « affaire » fut d’une toute autre portée de l’autre côté de l’Atlantique : Sanders étant un homme marié, la découverte de ces photos a provoqué son divorce et placé le couple illégitime dans une position un peu délicate. Se positionnant du côté le plus puritain d’Hollywood, le studio Universal a décidé non pas d’annuler la mise en chantier de la suite du film, mais tout simplement de virer Kristen Stewart et Rupert Sanders, au moins le temps que cette histoire se tasse. Blanche-Neige 2 est donc devenu Le chasseur et la reine des glaces pendant sa période de pré-production : un spin-off / préquel mais également une suite (houla) basé sur le personnage du chasseur interprété par Chris Hemsworth.

Preuve s’il en fallait encore une que les blockbusters contemporains sont très modulables / interchangeables, malgré le désistement contraint et forcé de sa star et de son metteur en scène, Le chasseur et la reine des glaces s’avère un excellent divertissement popcorn, grand public, amusant et rythmé. Le français Cedric Nicolas-Troyan, réalisateur de seconde équipe sur le premier film, prend donc du galon et nous livre un film visuellement classieux, qui convaincra sans trop de peine le spectateur à la recherche d’un honnête divertissement du samedi soir. Multipliant les emprunts à d’autres « grands » films de fantasy (Legend, Narnia, Le seigneur des Anneaux…), ce pur blockbuster fait le taf en proposant régulièrement de très belles séquences, visuellement bluffantes, mais peinera probablement un peu plus quand il s’agira de marquer durablement les mémoires, du fait de son léger manque d’âme et de personnalité. Au final, Le chasseur et la reine des glaces possède exactement les mêmes qualités et les mêmes défauts que le film original.

En revanche, le public semble ne pas s’être vraiment laissé séduire cette fois, le film ayant réalisé des scores très nettement inférieurs au premier (ce qui a probablement dû réjouir Kristen Stewart et Rupert Sanders) : avec 165 millions de dollars de recettes, on est certes loin de l’accident industriel, mais on est également loin des 396 millions engrangés par Blanche-Neige et le chasseur. Pour la prochaine suite, et à moins d’un retour en fanfare de Kristen Stewart, on suppose qu’Universal tablera plutôt sur un DTV d’avantage orienté « action », comme ils l’ont fait par le passé avec leurs franchises tombées en disgrâce avec le temps, telles que Le roi scorpion.

 

 

Le Blu-ray

[5/5]

Côté Blu-ray, la galette proposée par Universal Pictures s’avère comme toujours d’excellente qualité. L’image envoie le bois, avec des contrastes au taquet et des couleurs remarquables ; les séquences de jours respectent la photo légèrement désaturée signée par l’excellent Phedon Papamichael, les contrastes sont poussés dans leurs derniers retranchements, et le film affiche un niveau de détail assez époustouflant. Les passages nocturnes sont tout aussi sublimes, aucune baisse de définition n’est à déplorer. Niveau son, la VO s’offre un mixage en DTS-X (11.2 !), qui sera, faute de matériel adéquat, décodé dans un DTS-HD Master Audio 7.1 aux dimensions épiques : l’immersion est optimale pour le spectateur, la spatialisation joue la carte de l’ambiance, de l’efficacité et de la finesse : une pure démo acoustique. De son côté, la VF ne bénéficie « que » d’un mixage DTS-HD Haute Résolution Audio 7.1, tonitruant et proposant également une immersion du tonnerre. Il est à noter aussi que l’on pourra choisir dans le menu de visionner la version « cinéma » du film ou le « director’s cut », durant approximativement quatre minutes de plus.

Dans la section suppléments, outre un amusant commentaire audio du réalisateur Cedric Nicolas-Troyan sur la version cinéma (pas la peine d’activer les sous-titres : avec son accent français à couper au couteau, même l’anglophone le plus néophyte comprendra tout ce qu’il dit !), l’éditeur nous propose un éventail de scènes coupées dont certaines ne sont pas finalisées (on note la présence de rails sur la glace). Ces dernières peuvent être visionnées avec un commentaire optionnel du réalisateur. On continuera avec un bêtisier étonnamment long et pas forcément des plus désopilants, commençant avec une série de prises interrompues par le passage d’avions survolant la Grande-Bretagne où furent tournées les scènes en extérieur. On terminera avec un making of divisé en cinq featurettes thématiques (les personnages / les nains / les effets spéciaux / les costumes / le tournage), dont la plus intéressante et surtout la plus drôle est consacrée aux personnages des nains. Toujours prompts à improviser pour amuser leur auditoire, Nick Frost et Rob Brydon nous réservent donc quelques sourires. L’ensemble de ces featurettes donnent franchement l’impression d’un tournage détendu à l’ambiance bon enfant.

On déplorera cela dit un petit côté « langue de bois » quand l’équipe des effets spéciaux évoque le personnage et les pouvoirs de Freya, la « Reine des glaces » : l’inspiration du personnage vient clairement du personnage d’Elsa dans La reine des Neiges de Disney, pourquoi nier l’évidence et en parler comme s’il s’agissait d’un personnage aux pouvoirs inédits et jamais vus ?

 

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