Test DVD : Marguerite et Julien
Après avoir réussi à remuer les tripes de tout le monde avec la première moitié de La guerre est déclarée en 2011, qui avait rencontré un étonnant succès public (6,4 millions d'entrées), Valérie Donzelli était retournée aux ombres du cinéma français indépendant avec Main dans la main (2012, 300.000 entrées) puis Que d'amour !, téléfilm produit par et pour Arte.
Test DVD : Le maître du gang
Inspiré de l’histoire de Frank J. Wilson, le comptable et agent fédéral qui a fait tomber Al Capone, Le maître du gang est un film policier d’un genre assez nouveau, un hommage aux flics « de l’ombre », refusant la description héroïque et les arrestations filmées comme autant d’actes de bravoure après la poursuite effrénée ou la scène d’action spectaculaire de rigueur. Ici, le choix est fait d’immerger le spectateur aux côtés d’un groupe d’agents fédéraux travaillant telles des fourmis dans leur bureau, passant un temps infini à éplucher des livres de comptes afin de pouvoir coincer des truands régnant littéralement sur Chicago en toute impunité.
Test Blu-ray : Comment tuer son boss 2
Quelques années après un hilarant premier épisode, Nick, Kurt et Dale, les trois pieds nickelés du meurtre hiérarchique reviennent dans Comment tuer son boss 2. D'une vulgarité rafraichissante, le film choisit de délaisser les « patrons » qui faisaient tout le sel du premier opus (le nouveau patron, incarné par Christoph Waltz, fait presque de la figuration) pour se concentrer sur l'alchimie créée à l'écran par les trois acteurs principaux, et leurs nombreuses interactions verbales au sein de leur trio de parfaits crétins.
Test DVD : The duel
Depuis un peu plus de vingt ans et la révélation de son charisme animal dans Tueurs nés (Oliver Stone, 1994), Woody Harrelson s’est spécialisé dans les rôles troubles, propres à mettre en avant ses allures de fauve imprévisible et dangereux. De Bienvenue à Zombieland (Ruben Fleischer, 2009) à Rampart (Oren Moverman, 2011) en passant par sa prestation très remarquée dans la série True detective (2014), on ne compte en effet plus ses compositions de psychopathes et autres inadaptés sociaux, ne parvenant à s’exprimer que dans la violence. Souvent à la limite du cabotinage, mais toujours réellement impressionnant et charismatique, l’acteur porte parfois littéralement les films dans lesquels il joue sur ses épaules, la fièvre de son interprétation emportant tout sur son passage.
Test Blu-ray : Apocalypse child
Si on connaît généralement assez mal le cinéma philippin (en dehors des films de Lino Brocka et Brillante Mendoza), la découverte en France d’un film tel qu’Apocalypse child ne pourra logiquement que donner aux spectateurs l’envie irrépressible de se pencher de façon plus approfondie sur les films en provenance des Philippines. On salue donc bien bas l’initiative de Spectrum Films qui, en nous proposant aujourd’hui de découvrir ce superbe long-métrage sur support Blu-ray et DVD, risque fort de créer une véritable curiosité à l’égard d’un cinéma aujourd’hui encore trop méconnu.
Test DVD : On a 20 ans pour changer le monde
Il est bien difficile, voire même absurde, de tenter d’émettre un jugement esthétique sur un documentaire aussi factuel qu’On a 20 ans pour sauver le monde. On pourrait certes avancer que le film d’Hélène Médigue comporte quelques jolis plans de la campagne française, que la musique signée Christian Olivier est absolument remarquable, ou que le rythme du métrage est parfaitement géré afin de ne jamais provoquer l’ennui. Mais l’ambition première de la cinéaste et plus globalement des intervenants du film n’était certainement pas de créer une œuvre artistique forte : il s’agit bien d’avantage de créer la réflexion, de susciter des interrogations et même de convaincre, notamment en proposant des alternatives à un constat assez dramatique concernant la façon dont la terre est tout doucement en train de mourir suite aux abus de pesticides et de produits chimiques divers.
À voir sur Netflix : Bronx / Retour au polar pour Olivier Marchal
Bronx s’impose plutôt comme une jolie réussite dans le genre un peu désuet du « polar tragique ». Bien entendu, cette histoire de flics sur la corde raide entre le bien et le mal enfile les clichés et les séquences attendues sans jamais ou presque réserver la moindre surprise au spectateur, mais le tout est parfaitement exécuté.
Test DVD : Ricordi?
"Ricordi?", film ambitieux par sa forme, film très réussi, marque l'émergence d'un excellent réalisateur dans le cinéma européen.
Test Blu-ray : Innocence + Evolution
Potemkine Films est un éditeur rare et précieux, surtout sur le front de la Haute-Définition. Finalement, il semble presque couler de source qu'aujourd'hui, l'éditeur français s'associe à la réalisatrice Lucile Hadzihalilovic, tout aussi rare et précieuse dans le paysage cinématographique français, afin de nous proposer de (re)découvrir ses deux longs-métrages, Innocence et Evolution, respectivement sortis en 2005 et 2016 dans les salles françaises. Si les films de Lucile Hadzihalilovic ne déplacent pas les foules comme ceux de son complice Gaspar Noé, ils font en revanche souvent l'unanimité du côté de ceux qui osent se lancer dans l'aventure, et leurs qualités plastiques indéniables font qu'ils méritaient amplement une sortie en Haute-Définition...
Sortie VOD : Dark waters
Dark waters
Etats-Unis : 2019
Titre original : -
Réalisation : Todd Haynes
Scénario : Matthew Carnahan, Mario Correa, d'après un article de Nathaniel Rich dans le New-York...
Test DVD : L’homme à l’affût
Puissant, immersif, vénéneux, L’homme à l’affût surprendra à coup sûr plus d’un spectateur par la modernité déployée par Edward Dmytryk afin de donner vie à son psychopathe luttant contre ses propres pulsions. Incroyablement malsain pour l’époque (1952), le film suit littéralement le personnage principal au plus près de sa psyché dérangée, au plus près de ses doutes, de sa tension, de sa fièvre meurtrière. D’une façon très étonnante, L’homme à l’affût préfigure ainsi par son ambiance morbide plusieurs films qui marqueront fortement le spectateur dans les 20 / 30 ans qui suivraient. On pense par exemple non seulement à des films tels que L’inspecteur Harry (Don Siegel, 1971) – difficile de ne pas se remémorer la scène d’ouverture du film de Don Siegel quand le héros de Dmytryk suit, depuis le viseur de son fusil à lunette, la future victime innocente à qui il va coller, le plus arbitrairement du monde, une balle dans la tête – mais également quelques grands « psycho-killers » des années 80, comme les très immersifs et malsains Maniac (William Lustig, 1980), Cauchemars à Daytona Beach (Romano Scavolini, 1981) ou Henry, portrait d’un tueur en série (John McNaughton, 1986).
Test DVD : Peaky blinders – Saison 2
La série Peaky Blinders a su se faire un nom au sein de la profusion de séries actuelles, et s’impose même, avec sa deuxième saison plus ambitieuse et réussie que la première, comme une des séries dramatiques les plus incontournables du moment.



















