Test DVD : Where to invade next

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États-Unis : 2015
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h55
Genre : Documentaire
Date de sortie cinéma : 14 septembre 2016
Date de sortie DVD : 25 janvier 2017

 

 

Le 2 janvier 2016, est discrètement convoqué au Pentagone afin de rencontrer le chef d’état-major : « Michael, on ne sait plus quoi faire… ». Sa nouvelle mission ? Envahir des pays avec des noms à peine prononçables pour s’inspirer de leurs pratiques et les importer aux États-Unis d’Amérique…

 

 

Le film

[3,5/5]

A la sortie de en 2015 (qui a débarqué en France en septembre 2016, où il a réuni environ 30.000 adeptes), cela faisait bien longtemps que n’avait pas signé de documentaire : son effort précédent, Capitalism : A love story avait en effet atteint les salles obscures en 2009, et l’on serait presque venu à penser que le trublion socio-politique américain avait rendu les armes, victime d’un système pour qui il représentait la bête noire, l’homme à abattre.

Qu’on se le dise donc : n’est pas mort, il bande encore ! De passage dans divers pays d’Europe et d’Afrique du Nord, il pointe du doigt les dysfonctionnements du système américain en le comparant avec des idées qui fonctionnent dans d’autres pays : congés payés, lutte anti-drogue, système carcéral, éducation, droit des femmes… Bien sûr, on pourra arguer que comme à son habitude, le cinéaste manipule un peu son discours, les pays qu’il visite semblant tous être bâtis sur une utopie sociale qui paraitra sans doute très exagérée : en toute honnêteté, et puisqu’il évoque le cas des restaurants scolaires en France, tous les parents de l’hexagone sont malheureusement conscients que toutes les cantines n’ont pas de « chef » proposant la cuisine variée et appétissante que l’on découvre dans le film… Mais on comprend cela dit que le propos de est ailleurs : il s’agit avant tout de proposer des « modèles » à une Amérique ultra-libérale et conservatrice, sûre et certaine de sa domination dans tous les domaines.

Et il faut de toutes façons admettre que malgré cette approche un peu biaisée (il n’est pas sûr que ces idées, si brillantes soient-elles, puissent s’exporter et s’appliquer dans tous les pays du globe), s’avère d’une efficacité certaine, le film nous apprenant des choses inattendues, ayant qui plus est conservé depuis des années une ironie agressive qui fait souvent mouche. Le tout n’est certes ni très subtil ni très objectif (si tant est qu’un documentaire puisse l’être), mais le film marque tout de même le retour aux affaires de , et nous laisse un espoir de le voir s’attaquer de front à la politique de Donald Trump dans les années à venir.

 

 

Le DVD

[4/5]

Le DVD édité par permettra donc aux curieux et autres amoureux e de découvrir dans des conditions tout à fait honorables : compte tenu du fait qu’il s’agit d’un film documentaire, une édition en définition standard semble tout à fait légitime. Le master est d’ailleurs assez irréprochable, avec des couleurs naturelles doublées d’une définition et d’un encodage solides. Côté son, seule la VO est proposée, avec des sous-titres français incrustés dans l’image (non amovibles). De façon très étonnante, le docu est proposé au choix en Dolby Digital 2.0 ou en Dolby Digital 5.1, à la spatialisation discrète (pour ne pas dire anecdotique) mais bien réelle.

Dans la section suppléments, on trouvera la captation d’un hommage rendu à lors du festival de Deauville 2016 : le cinéaste étant absent, c’est Luc Jacquet qui lui dédie un petit texte assez amusant sur la difficile condition de réalisateur de documentaires.

 

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