Test DVD : Les ex
Dés leur apparition aux côtés de Dominique Farrugia dans La grosse émission, émission-phare de la chaîne Comédie à sa création en 1997, la troupe des « Robins des Bois » avait instantanément donné un « coup de vieux » à tous les humoristes de l'époque : avec leur esprit complètement barré et leurs sketches déjantés, à mi-chemin entre l'esprit des Nuls et celui des Monty Python, la troupe d'humoristes fait les beaux jours de la chaîne, tourne Serial lover aux côtés de James Huth en 1998 et Trafic d'influence avec Dominique Farrugia en 1999, avant de s'exiler sur Canal +, chaîne sur laquelle ils officieront ensemble jusqu'en 2001. Après une interruption de leurs activités télévisuelles en commun, les Robins feront donc leur grand retour au cinéma avec RRRrrrr !!! en 2004, leur seul et unique film avant la séparation, qui verrait par la suite chaque membre prendre des chemins séparés, avec plus ou moins de succès.
Bruce Lee : naissance d’une légende
En se concentrant sur les jeunes années du dragon, jusqu’à ses 18 ans, ce premier film d’une trilogie nous fait passer du rire aux larmes en insistant sur une belle histoire d’amour entre le jeune Bruce Lee et sa belle dulcinée. Peu d’action au compteur donc, et pas vraiment de démonstration sur son apprentissage des arts martiaux, mais une immersion romancée dans l’univers privé de la famille Lee, nous permettant de connaître encore un peu mieux celui qui deviendra une star planétaire des films d’arts martiaux. On passe un beau moment et on se lasse prendre au jeu de cette histoire drôle et touchante qui s’ouvre avec le témoignage du frère et de la sœur de Bruce, et qui est portée par des acteurs bien crédibles.
Test DVD : Du plomb pour l’inspecteur
Véritable joyau oublié du Film Noir, Du plomb pour l’inspecteur (Pushover – Richard Quine, 1954) permet à signer une des œuvres les plus marquantes du genre, et à Kim Novak de trouver, pour son premier rôle à l’écran, un personnage trouble de « Femme Fatale » tout à fait typique du genre : semant le trouble là où elle passe, elle rendra fou et conduira tous les personnages masculins qu’elle croise vers un destin des plus funestes.
Test Blu-ray : Tire encore si tu peux
Le statut et la réputation de chef d’œuvre de Tire encore si tu peux auprès d’une communauté de fans de plus en plus nombreux au fil des ans tient finalement fort peu à son appartenance au genre du western italien. Au contraire, il semble bel et bien que l’aura du film de Giulio Questi tienne bien d’avantage de sa singularité au sein même du genre, et de sa propension à verser dans le baroque le plus fou : bien plus que l’ombre de Sergio Leone, on sent au-dessus de Tire encore si tu peux les influences mêlées de différents genres.
Test Blu-ray : Replicas
Marquant le grand retour de Keanu Reeves à la science-fiction, Replicas était un projet singulier, jonglant à la fois avec des concepts purement « scientifiques » (intelligence artificielle, clonage) et d'autres nettement plus « spirituels » (âme, souvenirs). De fait, le script imaginé par Chad St. John sur un sujet de Stephen Hamel a du poser un réel problème de conscience au réalisateur Jeffrey Nachmanoff, qui a remplacé Tanya Wexler qui devait initialement mettre en scène le film. Comment en effet mettre en images des concepts aussi radicalement différents ? Comment réussir le tour de force de garder un pied dans la « rigueur » scientifique et aborder des idées aussi abstraites que celles d’effacer de la mémoire de quelqu'un toute référence à une personne donnée ?
Test DVD : Le manoir
N’ayant probablement pas connu en salles le succès attendu par son distributeur, Le manoir demeure encore, quelques mois après sa sortie, un film dont le titre n’évoque pas forcément automatiquement sa nature intrinsèque. Vous pouvez tester autour de vous : si vous déclarez à votre entourage avoir récemment vu Le manoir, on acquiescera poliment jusqu’à ce que vous renchérissiez « Mais si, tu sais, le film avec les Youtubeurs ». Et là miracle, la lumière se fait quasi-automatiquement dans les yeux de votre interlocuteur – au point que l’on en viendrait à penser qu’il pourrait s’agir du sous-titre officieux du film de Tony Datis : un sous-titre familier mais certes un peu réducteur…
Test Blu-ray : Wrath of Silence
D’une modernité étonnante, à la fois très influencé par le thriller sud-coréen de la Nouvelle Vague et gardant sans conteste un pied solidement ancré dans la réalité sociale chinoise, Wrath of Silence impose le nom de Xin Yukun (dont il s’agit seulement du deuxième film) comme l’un de ceux avec lesquels il faudra compter dans les années à venir. Pur film de genre, ce polar d’une noirceur absolue développe en effet une atmosphère glauque et hypnotique autour de la quête obsessionnelle d’un ouvrier muet afin de retrouver son fils disparu.
Test DVD : La vengeance de la femme au serpent
Suite tardive des Marais de la haine (Gator bait, 1974 – lire notre article), La vengeance de la femme au serpent (Gator bait II : Cajun justice, 1988) permet à Beverly et Ferd Sebastian de proposer au public une espèce de « variation » sur le thème du premier film. Difficile en effet de réellement parler de suite, car si certains personnages du film original sont réutilisés, il ne semble pas réellement y avoir de continuité entre Gator bait et Gator bait II : une façon peut-être de souligner le côté « archétypal » des personnages évoluant au cœur des deux films. Et dans le rôle de la sauvageonne rouquine qui va dessouder tout le monde à grands coups de calibre 12 dans le cul, en lieu et place de Claudia Jennings, décédée en 1979, on trouvera donc Jan MacKenzie. Actrice à la carrière très furtive, Jan MacKenzie s’avère une personnalité dont on ne sait finalement que peu de choses, les informations la concernant s’avérant assez nébuleuses. Si le site de référence IMDb nous indique qu’elle est (ou a été) mariée à Ben Sebastian, un des fils du couple de réalisateurs, l’entretien avec les deux cinéastes disponible sur le DVD nous indique au contraire qu’elle était mariée avec Tracy Sebastian, qui reprenait dans La vengeance de la femme au serpent le rôle de Big T qu’il avait tenu, enfant, dans Les marais de la haine. Comme si cela n’était pas encore assez compliqué, Tracy Sebastian est crédité au générique sous le nom de Tray Loren ; IMDb présente d’ailleurs Tracy Sebastian et Tray Loren comme deux personnes différentes. Cependant, l’ex-acteur est inscrit sur Facebook sous le nom de Tracy Loren Sebastian, et ne semble plus être marié avec Jan Sebastian / MacKenzie. Concernant l’actrice, on sait qu’elle s’est retirée du cinéma à la fin des années 80 et s’était lancée en 2009/2010 dans la fabrication de plateaux de service artisanaux sur mesure. Son site n’existe cependant plus, et son compte Twitter n’a pas donné de signe de vie depuis 2013, date à laquelle elle faisait de la publicité pour les bougies artisanales fabriquées par son fils. Cela dit, la découverte de ces éléments disparates ne font finalement que confirmer que le clan Sebastian était décidément tourné vers une certaine culture de « l’artisanat », impression tenace et durable à la découverte de La vengeance de la femme au serpent.
Test DVD : Ne coupez pas !
Ne coupez pas ! commence à la manière d’un exercice de style ambitieux : celui de mettre en scène un film de zombies en plan-séquence. L’exercice est périlleux mais le spectateur se laissera rapidement séduire par l’énergie de ce projet un peu fou, porté par des acteurs donnant vraiment de leur personne afin de faire vivre l’expérience, centrée autour d’une usine d’épuration à l’abandon. Quelques défauts subsistent bien sûr, dans le jeu des acteurs ou la facture technique de l’ensemble, mais l’humour de l’entreprise, le rythme et la connivence avec le public finiront par convaincre, jusqu’au traditionnel plan de grue sur la « final girl » ensanglantée et son regard face caméra, qui débarque au bout de... 35 minutes. 35 minutes ? Hé bien oui, car passée cette introduction, et alors qu’apparaît un double-générique (fin+début), Ne coupez pas ! ou One cut of the Dead (pour le plan séquence) ne fait finalement que commencer…
Test DVD : Ce week-end là …
On peut vraiment se demander pourquoi "Ce week-end là …", film à la fois intelligent, drôle et émouvant, n'a pas réussi à trouver sa place sur les écrans de cinéma hexagonaux. Heureusement, Rimini Editions rattrape le coup en nous permettant de le visionner en DVD.
Test DVD : La poudre à prout du Pr. Séraphin
Malgré leur incontestable universalité, et le fait qu'ils touchent toutes les classes et catégories sociales dans tous les pays du monde, les pets, prouts ou autres flatulences sont très rarement exploités au cinéma. Certes, chacun se souviendra à coup sûr de quelques gags marquants ayant tiré sur le filon anal dans différentes œuvres
Test Blu-ray : Zombie ass (Sushi Typhoon)
De tous les films de la nouvelle vague Sushi Typhoon initiée par Elephant Films et sortant le 3 mars, le troisième film signé Noboru Iguchi, Zombie ass – Toilet of the dead est sans doute le plus décomplexé, le plus trash, le plus érotique et, peut-être, le plus crétin


















