Test Blu-ray : Bonjour tristesse
L'adaptation par Otto Preminger du roman de Françoise Sagan retrouve le chemin des salles cette semaine et un constat s'impose : Bonjour tristesse est une excellente adaptation, qui transcende le livre de départ et destinée en particulier à ceux qui l'ont lu et ne l'ont pas vraiment aimé ou ceux qui ne l'ont pas lu en se disant que c'était le texte d'une petite bourgeoise aux problèmes étriqués. Avec le regard de Preminger, cela devient une tragédie incestueuse où l'héroïne a conscience du mal qu'elle cause, ce qui n'était pas franchement le cas chez Sagan, bien complaisante avec son personnage proche de l'adolescente qu'elle était alors encore. L'interprétation détendue de David Niven en suave et vain misogyne, imbu de lui-même révèle le caractère misanthrope de cet homme et celle de Jean Seberg montre qu'elle n'est qu'un être foncièrement mauvais et égoïste qui se cache derrière un visage d'ange, pour citer le titre d'un précédent film du cinéaste. Ils ne seront pas punis mais quelque chose s'est un peu brisé en eux, l'insouciance n'existe plus. Désormais, s'ils font du mal, ce ne sera plus innocent. C'est peut-être le pire pour eux : le monde réel et les vrais sentiments se sont imposés entre eux.
Test Blu-ray : Goodbye Christopher Robin
Si à priori jusqu’à l’année dernière, tout le monde se foutait éperdument du personnage de Winnie l’ourson et de la façon dont il a été créé, au lendemain de la Première Guerre mondiale, par le romancier britannique Alan Alexander Milne, l’année 2017 aura néanmoins vu la naissance de deux projets tournant autour du mignon petit ours : Goodbye Christopher Robin, produit par la 20th Century Fox, inédit dans les salles en France, et Jean-Christophe & Winnie, produit par Disney, qui débarquera sur les écrans français le 1er août 2018.
À (re)voir en VOD : Bad boys II – Harder better faster stronger
Provocateur et complètement barré, Bad boys II se pose en film-kamikaze, voué à tout détruire sur son passage et à provoquer et à donner du grain à moudre aux détracteurs de Michael Bay.
Test DVD : Les Nouveaux sauvages
Film à sketches en provenance d’Argentine, Les nouveaux sauvages dévoile rapidement sa nature de petite perle violente et noirissime, à l’humour macabre littéralement à tomber par terre. Mis en scène avec classe, écrit avec une finesse redoutable, et surtout extrêmement drôle, le film de Damián Szifron ne souffre que très peu du côté un peu « inégal » que l’on rencontre habituellement avec les anthologies.
Test Blu-ray : A l’ombre des potences
En 1954, la découverte de Johnny Guitar a littéralement fait exploser la popularité de Nicholas Ray, surtout dans le cercle – pas si fermé – des amateurs de westerns. Le film est d’ailleurs de nos jours toujours considéré comme l’un des plus grands classiques du genre, et constitue souvent même une « date » dans l’esprit des cinéphiles, dans le sens où il s’agissait du tout premier (du seul ?) western à proposer au public un discours ouvertement féministe, et que le film était une œuvre tellement originale et lyrique qu’elle contribuerait largement à faire « bouger les lignes » du genre dans les années qui suivraient. Ainsi, soixante-cinq ans après, on ne pourra que s’étonner à la découverte d’À l'ombre des potences : il s’agit en effet d’un western antérieur à Johnny Guitar, puisque Nicholas Ray l’a tourné en 1955, mais il ne possède aucunement le caractère « révolutionnaire » du long-métrage mettant en scène Joan Crawford et Sterling Hayden. Au contraire, À l'ombre des potences s’impose comme le représentant d’un classicisme absolu, ne débordant jamais réellement du genre qu’il aborde, et ne possédant pas du tout la portée sociale et quasi-politique de son film précédent.
Test Blu-ray : Phantom boy
Le méchant au visage de tableau de Picasso, doublé avec un fiel jubilatoire par Jean-Pierre Marielle, est étrangement inquiétant pour un film destiné, au moins en partie, aux plus jeunes même si les deux pieds nickelés qui lui servent de sous-fifres et un chien caractériel atténuent la dimension démoniaque de cette figure du crime évoquant
Test Blu-ray : Les voyages de Gulliver
Publié au XVIIIème siècle un peu partout dans le monde, « Les voyages de Gulliver » de Jonathan Swift était une satire assez féroce, qui utilisait un ton humoristique et très fantaisiste afin de livrer ce qui s'impose encore trois siècles plus tard comme un sommet du pamphlet social, politique et philosophique, dont le regard était d'une telle acuité que sa portée reste quasiment intacte aujourd'hui. La popularité du roman n'a d'ailleurs cessé de grandir au fil des siècles, si bien qu'il fut adapté au cinéma dès 1902 par Georges Méliès dans Le voyage de Gulliver à Lilliput et chez les géants.
Test DVD : Samson
Pure Flix Entertainment est une société de production spécialisée dans les films liés au christianisme évangélique. Créée il y a une quinzaine d'années aux États-Unis, Pure Flix génère plusieurs dizaines de millions de dollars de bénéfices par an.
Test DVD : Una questione privata
Dans ce film qui décrit les ravages d'une passion amoureuse qui prend place dans une période tumultueuse de l'histoire italienne, le mélange subtil d'une forme d'onirisme et du réalisme glacial de la description d'une guerre civile fonctionne parfaitement.
Test DVD : Tout schuss
Le film de Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie lui permet donc de retrouver le chemin des plateaux en campant un personnage d’écrivain branché, écumeur de boites de nuit, obligé de faire face en l’espace d’une semaine à ses responsabilités de père de famille. Et même si on ne tient pas là la comédie de l’année (loin s’en faut), tout cela sera tout de même l’occasion pour le spectateur d’assister à un « feel-good movie » à la fois drôle et émouvant.
Test DVD : L’Aventure épique
Connaissez-vous les AFOL ? Acronyme de Adult Fan Of Lego, ce terme désigne donc des personnes adultes ayant la passion des briques Lego. Parmi eux, Greg Tull, réalisateur de L'aventure épique : une histoire d'Heroic Fantasy intégralement filmée avec des briques et personnages Lego.
Test Blu-ray : La dixième victime
Film assez unique et typique des années 60, La dixième victime se situe au carrefour de multiples influences, que l’on n’imaginait pas forcément voir un jour cohabiter au sein d’un seul et même long-métrage. Premièrement, on a donc un scénario de Ennio Flaiano et Tonino Guerra, collaborateurs réguliers de Federico Fellini, qui adaptent avec l’aide d’Elio Petri et Ernesto Gastaldi, chantres d’un certain cinéma populaire très orienté à gauche, une nouvelle de Robert Sheckley, auteur américain de science-fiction, qui semble pourtant à cent lieues de leurs univers respectifs.



















