Test Blu-ray / DVD : La belle époque
Rares sont les comédies françaises aussi inventives, aussi rythmées, mélangeant avec autant de finesse cocasserie et émotion et bénéficiant en plus d’une telle distribution XXL.
Test Blu-ray : Replicas
Marquant le grand retour de Keanu Reeves à la science-fiction, Replicas était un projet singulier, jonglant à la fois avec des concepts purement « scientifiques » (intelligence artificielle, clonage) et d'autres nettement plus « spirituels » (âme, souvenirs). De fait, le script imaginé par Chad St. John sur un sujet de Stephen Hamel a du poser un réel problème de conscience au réalisateur Jeffrey Nachmanoff, qui a remplacé Tanya Wexler qui devait initialement mettre en scène le film. Comment en effet mettre en images des concepts aussi radicalement différents ? Comment réussir le tour de force de garder un pied dans la « rigueur » scientifique et aborder des idées aussi abstraites que celles d’effacer de la mémoire de quelqu'un toute référence à une personne donnée ?
Test DVD : Carbone 14 le film
Il peut être difficile, pour le spectateur contemporain de se rendre compte de l'impact qu'a pu avoir l'apparition des radios libres sur la France du début des années 80. L'importance « historique » de Carbone 14 le film n'en apparaît que plus capitale.
Test DVD : La Terre et l’ombre
Avec César Acevedo, la Colombie abrite un réalisateur dont "La Terre et l'ombre", premier film très réussi, annonce de futures grandes œuvres.
Test Blu-ray : Le bon roi Dagobert
Si à la base, le scénario du Bon roi Dagobert signé Gérard Brach était, parait-il, un modèle de rigueur historique, le film de Dino Risi sorti sur les écrans français durant l’été 1984 ne rend pas forcément justice aux recherches méticuleuses menées par le scénariste sur les Rois Fainéants et leur époque. Le film s’avère en effet littéralement « vampirisé » par la personnalité de Coluche, qui signe ici le portrait d’un roi pleutre et assez répugnant ; le franc-parler qu’il utilise, principalement au détour de deux/trois monologues riches en savoureuses saillies anticléricales, respire la bonne vieille « sagesse populaire » - euphémisme généralement d’usage quand on évoque ce bon vieux populisme des familles. Ainsi, de la rigueur historique du script d’origine, Risi ne retiendra au final que les aspects les plus obscènes et peu ragoutants.
Test DVD : La dernière vague
Quoique puissent en penser les producteurs de la série ou France Télévisions, on peut sans peine considérer que la mise en chantier suivie de la diffusion en « prime time » de La dernière vague est une belle victoire concernant le genre fantastique en France : quelques années après Les revenants et Zone blanche, les auteurs de fictions françaises semblent enfin désireux de quitter leur zone de confort en abordant de front le genre fantastique.
Test DVD : Charlie Bravo
Charlie Bravo est le dernier volet de la « trilogie » de Claude Bernard-Aubert consacrée à la guerre d’Indochine. Si les films français évoquant la débâcle française face aux Viêt Minh ne se bousculent pas franchement au portillon - on se souvient forcément de La 317ème section (Pierre Schoendoerffer, 1965) - Claude Bernard-Aubert quant à lui fut l’un des rares à évoquer ce conflit de manière frontale, d’abord avec Patrouille de choc (1957), puis avec Le facteur s'en va-t-en guerre (1966), pour terminer avec son film le plus ambitieux, Charlie Bravo (1980). C’est donc avec une grande curiosité que l’on (re)découvrira Charlie Bravo, rareté que Gaumont vient d’exhumer dans sa collection « Gaumont à la demande ».
Test Blu-ray : Le train des épouvantes
Le train des épouvantes est, d’entrée de jeu, porté par la présence au générique de Peter Cushing et Christopher Lee, les deux acteurs les plus puissamment emblématiques de la Hammer. Le script de Milton Subotsky a l’habileté et l’intelligence de proposer au spectateur cinq petits récits fantastiques, articulés autour d’un groupe de personnages à bord d’un train, et des prédictions délivrées par le personnage du Dr. Shreck, incarné par Peter Cushing. Le rythme de l’ensemble est donc rapide, et il n’y aura littéralement pas moyen de s’ennuyer ou de trouver le temps long, d’autant que le tout est littéralement sublimé par le talent de metteur en scène de Freddie Francis, grand créateur de formes devant l’éternel (qu’il évolue au poste de metteur en scène ou à celui de directeur photo), qui s’impose définitivement comme l’un des cinéastes ayant le plus marqué le cinéma fantastique britannique de son empreinte visuelle époustouflante. Son habileté à travailler sur la profondeur de champ s’avère le plus souvent extrêmement payante, et donne au film une originalité visuelle assez épatante.
Harley Quinn, Clint Eastwood et les autres, déjà en VOD
Victime collatérale de la situation sanitaire liée à la crise du COVID-19, la chronologie des médias, règle définissant l'ordre et les délais dans lesquels les diverses exploitations d'une œuvre cinématographique peuvent intervenir, a largement été assouplie. La loi du 23 mars 2020, dite « d’urgence pour faire face à l’épidémie du Covid-19 », a en effet ouvert la voie à de possibles dérogations au système actuel de chronologie des médias.
Test DVD : Le tournoi
A priori, rien ne prédisposait Elodie Namer à consacrer son premier film au monde des échecs. Passée par la case ligne éditoriale d'une émission de télé-réalité et l'écriture de scénarios pour la télévision, c'est tout à fait par hasard que cette ancienne khâgneuse a rencontré des joueurs d'échec. Le goût lui est venu alors de pratiquer ce sport cérébral. Partant de zéro, elle a pu commencer à participer à des tournois au bout de six mois de pratique assidue. De fil en aiguille, l'idée de réaliser un long métrage de fiction sur ce monde fascinant a germé et les rencontres de grands maîtres internationaux qu'elle a faites durant cette période lui ont permis de servir de source d'inspiration pour les personnages de son film et de conseillers pour sa réalisation.
Test Blu-ray : The purge – Saison 1
The purge est une série créée par James DeMonaco en 2018, faisant partie de la franchise cinématographique American nightmare, plus communément appelée, dans l’hexagone autant qu’ailleurs, « La purge » ou « The purge ». Le concept à succès de cette série de films est simple : elle met en scène un univers dystopique au cœur duquel, dans un avenir proche, les Etats-Unis, gouvernés par le parti des Nouveaux Pères Fondateurs, maintiennent un faible taux de chômage et de criminalité grâce à la mise en place de la « Purge », période annuelle de douze heures au cours desquelles toute activité criminelle est permise, et même encouragée. Chacun peut donc évacuer ses émotions négatives en tuant ou en s'adonnant à la violence gratuite en toute impunité.
À (re)voir en VOD : Bad boys – Watcha gonna do ?
Bad boys c’est le film des « débuts » pour à peu près tout le monde, que cela soit devant ou derrière la caméra. Des débuts fracassants pour son réalisateur et pour le duo d’acteurs principaux, puisque le film remportera 143 millions de dollars de recettes à travers le monde, et réunira 1,6 millions de français dans les salles obscures.


















