Critique : La Maison au toit rouge
D’un point de vue européen, les maîtres du cinéma japonais s’appellent Akira Kurosawa, Yasujiro Ozu, Kenji Mizoguchi, Hayao Miyazaki, ainsi que – pourquoi pas – Takeshi Kitano et Nagisa Oshima. Trouver sur de telles listes officielles, établies à travers le prisme d’un regard étranger guère rompu aux particularités de la culture nippone, le nom de Yoji Yamada constituerait une (bonne) surprise. Pourtant, ce réalisateur désormais octogénaire peut s’enorgueillir d’une filmographie extrêmement prolifique et tout aussi exceptionnelle en termes de qualité, à en juger par le nombre très restreint de ses films qui a trouvé son chemin jusque sur les écrans de cinéma français. Car après notre premier coup de cœur en sa faveur, il y a presque dix ans, pour La Servante et le samouraï, voici une autre œuvre d’une finesse incroyable, qui prend un mélodrame romantique comme prétexte pour une très belle réflexion sur les notions de subjectivité et d’objectivité au fil d’une vie.
Arras 2018 : La Dernière folie de Claire Darling
Julie Bertuccelli est décidément une réalisatrice à part. Dans chacun de ses films, elle conçoit des univers singuliers, des espaces cinématographiques dont elle établit les règles avec une autonomie téméraire. Présenté en avant-première à l'Arras Film Festival, La Dernière folie de Claire Darling se montre à la hauteur de ses ambitions artistiques, grâce à son intrigue assez farfelue, une fantaisie mi-légère, mi-grave dont la structure temporelle a de quoi étonner.
Critique : A Ciambra
Le champ de représentation filmique de la communauté des gens du voyage est en train de s'élargir et de se diversifier, comme le montrent deux films passés cette année par la case cannoise : Ava de Léa Mysius et A Ciambra de Jonas Carpignano.
Laurence Anyways
Laurence Anyways
France, Canada : 2012
Titre original : Laurence Anyways
Réalisateur : Xavier Dolan
Scénario : Xavier Dolan
Acteurs : Melvil Poupaud, Suzanne Clément, Nathalie Baye
Distribution : MK2...
Possessions
Marilyne et Bruno Caron arrivent dans un village de montagne pour emménager dans un chalet qu'ils ont loué à Patrick Castang, promoteur et propriétaire de nombreuses habitations dans la région.
Contents de quitter le nord de la France pour démarrer une nouvelle vie, ils acceptent sans sourciller quand Castang leur annonce qu'il va les loger momentanément dans un autre chalet de grand standing car le leur n'est pas terminé.
Critique : La Duchesse de Varsovie
La Duchesse de Varsovie de Joseph Morder sera-il le Midnight in Paris français ? Avec une mise en scène déconcertante, qui fait référence aux décors peints d'Un Américain à Paris de Minnelli, le dernier film de Joseph Morder nous plonge dans un Paris fantasmé et met sur le devant de la scène un couple d'acteurs ici exceptionnels, Andy Gillet (Les Amours d'Astrée et de Céladon) et Alexandra Stewart.
Critique : Spotlight
Le cinéma hollywoodien réagit toujours avec un retard relativement important aux sujets d’actualité les plus brûlants. Ce décalage récurrent peut être imputé à bon nombre de raisons d’ordre économique ou logistique, mais ce qu’il traduit surtout, c’est un tempérament frileux lorsqu’il est question de prendre les armes filmiques pour une cause dont l’issue reste incertaine.
Critique : A second chance
Quelle misère ! La réalisatrice Susanne Bier continue de faire de la misère, extrême et amère, son fond de commerce. Les revers tragiques du destin se multiplient ainsi dans son nouveau film, qui s’attaque une fois de plus à la destruction en règle du monde faussement préservé au Danemark.
A Música Segundo Tom Jobim
Un documentaire sur le musicien brésilien, cofondateur du style "bossa nova", Antônio Carlos Jobim, dit Tom Jobim.
Critique : Les Chansons que mes frères m’ont apprises
Plus personne ou presque ne s’intéresse au sort des Indiens. Ni le gouvernement américain, qui a des conflits raciaux plus brûlant à gérer sur son territoire. Ni le cinéma hollywoodien, qui se sert au mieux de l’odyssée du peuple indigène pour se donner bonne conscience, comme ce fut le cas de Danse avec les loups de Kevin Costner, sorti il y a déjà un quart de siècle.
Critique : Ce qui nous lie
La saison des vendanges est encore loin, mais Cédric Klapisch nous invite déjà à faire un tour du côté des vignes françaises bien garnies par le biais de son douzième film. Ce qui nous lie conte une histoire parfaitement conforme à l'univers du réalisateur, où l'aspect humain de l'intrigue prime presque toujours sur des sursauts narratifs plus dramatiques. Il y est question de famille, d'identité, d'enracinement et de prise de responsabilité, avec une bonne dose de naturel dont Klapisch a le secret et sans que la gravité des poids affectifs et matériels qui pèsent sur les personnages ne prenne le dessus.
Critique : La Cigale le corbeau et les poulets
Pour le grand public, la production des documentaires en France doit sans doute se résumer à quelques contes animaliers mignons, concoctés par Luc Jacquet ou Jacques Perrin dans un effort désespéré de sauver la planète. Dans le même ordre d’idées, les seuls autres documentaires français à attirer un public relativement nombreux sont ceux consacrés aux enfants en général, et au monde scolaire en particulier.



















