Cannes 2019, jour 2 : Le Daim, Carpenter, et Bacurau

Le Daim – 4/5

Premier véritable jour à Cannes, et premier coup de cœur. Non pas pour un film de la compétition, mais pour l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs. Une sélection parallèle à laquelle nous sommes beaucoup attachés (voir notre dossier anniversaire de l’année dernière), qui proposait en ouverture le nouveau film de . Le Daim, tel est son nom, voir un incroyable obsédé par une veste … en daim, justement. Perdu dans un hôtel au fin fond de la France, les événements prennent une tournure comme seuls les films de Quentin Dupieux savent le faire. On vous renvoie ainsi vers notre critique plus détaillée.

Toujours à la Quinzaine, John Carpenter était à l’honneur pour la remise d’un prix couronnant l’ensemble de sa carrière, le Carrosse d’or. L’occasion d’une conférence donc, qui était animée par deux cinéastes du jeune cinéma français : Katell Quillévéré (Suzanne, Réparer les vivants) et Yann Gonzalez (Les rencontres d’après minuit, Un couteau dans le cœur). On sentait l’émotion dans la voix de ce dernier, d’avoir la chance d’animer un dialogue avec un des maîtres du cinéma d’horreur – si l’on peut résumer ses films à ce seul genre. Le principal intéressé, est resté fidèle à l’image qu’on peut avoir de lui : un franc-tireur, qui n’a plus rien à prouver. Il est semble t-il passé à autre chose, préférant s’investir dans la musique, le cinéma n’étant qu’un souvenir agréable, mais lointain. Après plusieurs questions sur The Thing, le cinéaste se targue même d’un « c’est une interview ennuyeuse, non ? », avant de finir par se laisser prendre au jeu des questions-réponses.

Bacurau – 4/5

Le soir, nous découvrons le nouveau film de Kleber Mendonça Filho. Le synopsis, et les premières images, nous intriguaient beaucoup, et nous étions impatients de découvrir le nouveau film du réalisateur d’Aquarius. Un long-métrage qu’il co-réalise avec son habituel chef décorateur, Juliano Dornelles, et dans lequel nous retrouvons Sonia Braga, actrice remarquée il y a quatre ans dans Aquarius. Dans Bacurau, il est question d’un village qui du jour au lendemain, disparait des cartes.

Difficile de savoir où nous mène le film au départ. Peu à peu, sans trop en révéler de l’intrigue, il s’affirme comme un récit ancré dans les problématiques actuelles du Brésil, qui finit par s’aventurer sur des routes inattendues. On en parle très vite dans notre critique, à retrouver ici

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Nicolas Santal

Cet article a été rédigé par Nicolas Santal, rédacteur de Critique-film.fr