Cannes 2019 : deux lauréats pour l’Oeil d’or
Les réalisateurs Edward Watts et Waad Al Kateab (accompagnée de son époux, le docteur Hamza Al-Kateab) entourés par, de gauche à droite Julie Bertuccelli (présidente de la SCAM) et du jury : Eric Caravaca, Romane Borhinger, Yolande Zauberman et Ross Mc Elwee.

Le jury présidé par Yolande Zauberman a primé ex-aequo ce samedi 25 mai deux des 18 films documentaires (courts, moyens et longs) présentés cette année dans les diverses sections cannoises. En plus des 18 titres en lice (en sélection officielle, à la Semaine de la Critique ou à la Quinzaine des Réalisateurs), quatre autres documentaires étaient présentés à l’ACID mais non éligibles au prix de l’Oeil d’or, l’ACID préférant ne pas soumettre les films de sa sélection à la moindre compétition, même indépendante de leur organisation.

(crédit photo : Gabrielle Denisse)

Les lauréats 2019 sont For Sama de Waad Al Kateab et Edward Watts et La Cordillère des songes du grand cinéaste chilien Patricio Guzman, deux films découverts en sélection officielle, en séances spéciales. Le jury a ainsi résumé ce qui les rassemble : «Les deux films que nous avons primés parlent d’amour, d’exil, de résistance et de la joie de désobéir ensemble».

Le premier suit le quotidien d’un hôpital à Alep, durant les pires moments du conflit syrien, avec ses nombreux bombardements meurtriers. Pour le jury, For Sama «fut un choc, une expérience bouleversante pour nous tous, un film dur, mais qui restitue l’histoire d’un homme et d’une femme, une lettre ouverte à leur enfant, le quotidien d’un jeune chirurgien héroïque et de son équipe face à l’enfer de la guerre».

La Cordillère des songes

La Cordillère des songes dénonce les dérives de l’exploitation du cuivre au Chili par des sociétés étrangères, réalisé par «un homme en exil depuis près de 50 ans qui n’a eu de cesse à travers son œuvre de célébrer l’élan amoureux des Chiliens pour la liberté et la justice sociale».

Ce prix, destiné à mettre en valeur ce genre cinématographique parfois mal défendu dans certaines cases du Festival (la compétition officielle, par exemple), est attribué depuis 2015. Les précédents lauréats sont Allende, mon grand-père de Marcia Tambutti Allende, Cinema Novo d’Eryk Rocha, Visages, villages de Agnès Varda et JR et Samouni Road de Stefano Savona.

Articles semblables

Partage

Auteur

Avatar
Pascal Le Duff

Cet article a été écrit par Pascal Le Duff, rédacteur en chef cinéma sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles