Jake Gyllenhaal, René Russo, Bill Paxton, Riz Ahmed, Marco Rodriguez et Kevin Rahm sont à l’affiche du nouveau choc cinématographique de cette fin d’année 2014.
Si la partie thriller du film n'est pas sans valeur, l'intérêt principal du film réside quand même dans ce qu'il nous apprend sur ces communautés Kinnars, sur leur fonctionnement, sur le sens de l'entraide qui les anime, sur leur sens de la fête.
Avec Vil & Misérable, Jean-François Leblanc adapte la bande dessinée de Samuel Cantin en conservant ce principe délicieux qui consiste à placer un personnage fantastique dans un quotidien parfaitement banal, puis à regarder le réel se mettre à tousser.
Dans Vade Retro, Antonin Peretjatko transforme donc le mythe de la créature sanguinaire en crise existentielle à collerette, avec un jeune aristocrate obligé de trouver une femme « de sang pur » sous peine de décevoir une famille aussi réactionnaire qu’un crucifix planté dans un nid de frelons.
La Vénus électrique installe son petit théâtre de faux-semblants dans le Paris de 1928, avec un peintre en panne d’inspiration, une fausse voyante et un galeriste qui semble avoir compris que l’art contemporain de l’époque consiste parfois à faire croire très fort à quelque chose qui n’existe pas.
Slugs réussit à transformer les limaces en véritables petites machines à boulotter l’être humain. Derrière cette idée délicieusement débile en apparence se trouve surtout Shaun Hutson, auteur horrifique dont le roman « Slugs », publié en France sous le titre « La Mort visqueuse », avait inauguré une jolie carrière française dans la mythique collection Gore de Fleuve Noir.