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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Scream 7

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Scream 7

États-Unis : 2026
Titre original : –
Réalisation : Kevin Williamson
Scénario : Kevin Williamson, Guy Busick
Acteurs : Neve Campbell, Courteney Cox, Isabel May
Éditeur : Paramount Pictures
Durée : 1h54
Genre : Horreur
Date de sortie cinéma : 25 février 2026
Date de sortie DVD/BR/4K : 25 juin 2026

Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Quand sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat. Déterminée à protéger les siens, elle devra affronter les démons de son passé pour tenter de mettre fin une bonne fois pour toutes au bain de sang…

Le film

[3/5]

Un certain trouble s’installe dès les premières minutes de Scream 7, comme si le film cherchait à accorder une guitare dont une corde refuserait obstinément de vibrer juste. Comme à chaque fois qu’il s’est attelé à tenter de reprendre les rennes de sa franchise, Kevin Williamson, ici crédité en tant que réalisateur et co-scénariste, semble vouloir réinventer son propre terrain de jeu. Mais le fait est que le film installe son intrigue avec cette drôle d’énergie hybride, comme si Williamson était coincé entre l’envie de casser son jouet et celle de remettre les meubles exactement là où Wes Craven les avait laissés. L’ouverture dans la maison de Stu Macher transformée en Airbnb macabre donne le ton : décor léché, idée brillante, ambiance de true crime monétisé – presque un parc d’attractions du trauma. Scream 7 y trouve un élan, une promesse, un frisson neuf… Avant de retomber dans ses vieilles pantoufles de slasher soigné mais un poil paresseux.

Passée la séquence d’ouverture, la suite du film joue à saute-mouton entre modernité et nostalgie. Pourtant, le film aborde des thèmes passionnants, même s’ils ne sont pas tous inédits au sein de la franchise : la marchandisation du malheur, l’obsession collective pour les tueurs, et la manière dont les réseaux sociaux transforment les survivants en mascottes involontaires. Scream 7 effleure même la question de l’IA deepfake, utilisée ici comme un miroir déformant de nos peurs contemporaines. Mais Kevin Williamson ne pousse jamais le couteau assez loin dans la carotide : les idées sont là, parfois brillantes, mais restent en suspension, comme si le papa (ou co-papa) de la saga craignait de devenir trop sérieux et préférait retourner jouer avec ses jouets de 1996.

L’esthétique de Scream 7 accompagne cette hésitation permanente. Les cadres sont propres, élégants, parfois même un peu « pépères » (à la Wes Craven me direz-vous), en tous cas bien trop sages pour un film qui prétend vouloir bousculer son héritage. Pourtant, certaines séquences nocturnes respirent une vraie maîtrise : jeux d’ombres, silhouettes mouvantes, reflets inquiétants, presque une danse macabre entre le tueur et la caméra. On sent Kevin Williamson tenté par une approche plus sensorielle, plus abstraite, mais Scream 7 finit toujours par revenir à son cahier des charges, comme s’il avait peur de déplaire aux fans par excès d’originalité. On a pourtant tendance à se dire qu’un regard neuf ne peut faire que du bien à une franchise qui s’ankylose. Sans forcément verser dans la hargne provocatrice (à la façon d’un Rob Zombie sur Halloween 2), un regard neuf permet parfois de relancer la machine : c’est par exemple ce qui s’est passé avec la saga Star Wars, qui n’a jamais été aussi intéressante que depuis qu’elle a quitté le giron de George Lucas.

Les personnages de Scream 7 reflètent également les tiraillements de son auteur. Sidney Prescott, toujours incarnée par Neve Campbell, porte le film avec une gravité douce, presque fatiguée. Tatum, jouée par Isabel May, oscille entre héroïne typique des récits Young Adult et future Final Girl, mais le scénario ne lui donne jamais les armes nécessaires pour s’imposer. De nouveau de retour, Courtney Cox n’a pas grand-chose à faire dans l’intrigue. Il en va de même pour les apparitions de Matthew Lillard, David Arquette et Laurie Metcalf, qui apparaissent sous forme de deepfakes, mais qui sont surtout là pour le fan service. La distribution mise sur les gloires passées, pas sur le potentiel futur de la franchise. Même le twist final, qui part pourtant d’une idée intéressante, nous donne l’impression d’un lapin sorti du chapeau troué d’un magicien peu doué. Au final, Scream 7 laisse une impression étrange : celle d’un film qui voulait dire quelque chose d’important, mais qui s’arrête au milieu de sa phrase.

Reste que Scream 7 n’est jamais foncièrement désagréable non plus : le film se regarde avec plaisir, parfois même avec tendresse, comme un vieil ami qui radote un peu mais sait encore raconter une bonne histoire. Les performances de Neve Campbell et Isabel May apportent une humanité bienvenue, et Kevin Williamson réussit à maintenir un mystère suffisamment solide pour tenir en haleine tout au long de son intrigue. En réalité, on pourrait quasiment faire un copié/collé de nos critiques de Scream 4, Scream 5 et Scream 6, et vous le resservir ici : on est en présence d’un film très similaire aux trois précédents. De bonnes idées, mais pas non plus de quoi se réveiller la nuit, ou avoir envie de le revoir. On est loin de la révolution annoncée / attendue, mais ce n’est pas non plus un coup de couteau dans l’eau : comme les autres films de la saga depuis une quinzaine d’années, Scream 7 avance, trébuche, se relève, et finit par nous offrir un spectacle très imparfait, mais globalement attachant.

Le Blu-ray 4K Ultra HD

[4/5]

Le Blu-ray 4K Ultra HD de Scream 7 édité par Paramount Pictures confirme une chose : même quand le film hésite, le disque, lui, ne tremble pas. L’image, qui nous est proposée en HDR10 et Dolby Vision, offre un rendu superbe, avec des noirs profonds et stables, parfaitement adaptés aux nombreuses scènes nocturnes du film. Les contrastes sont nets, les couleurs saturées sans excès, et les détails abondent, qu’il s’agisse des textures de costumes ou des reflets métalliques du masque de Ghostface. Côté son, on a droit à une VO Dolby Atmos ample et immersive, avec une spatialisation généreuse et des effets verticaux bien exploités. Les déplacements de Ghostface gagnent en tension grâce à une gestion précise des canaux, et les basses apportent une présence physique bienvenue. La VF, qui nous est seulement proposée en Dolby Digital 5.1, est bien moins ample mais reste très solide : dialogues clairs, effets bien répartis, dynamique satisfaisante.

Côté suppléments, Paramount nous gâte, avec une large sélection de bonus. On commencera avec un making of (22 minutes), plutôt classique mais agréable, où l’équipe revient sur la volonté de moderniser la saga. On continuera ensuite avec un focus sur le Production Design (8 minutes), qui se concentre sur les décors, et notamment sur la maison de Stu Macher revisitée, pièce maîtresse de Scream 7. On embrayera ensuite avec un sujet consacré aux cascades du film (6 minutes) et le clip vidéo de « Twisting the Knife » par Ice Nine Kills et Mckenna Grace (3 minutes), et on terminera avec une courte sélection de scènes coupées (5 minutes), qui prolongent l’ensemble sans apporter de révélations majeures.

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