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À revoir sur OCS : Black Friday

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Black Friday

États-Unis : 2021
Titre original : –
Réalisation : Casey Tebo
Scénario : Andy Greskoviak
Acteurs : Devon Sawa, Bruce Campbell, Ivana Baquero
Distributeur : Program Store
Durée : 1h24
Genre : Horreur, Comédie
Actuellement disponible sur OCS

Note : 3,5/5

Une boutique de jouets ouvre à minuit pour cette gigantesque opération commerciale. Au même moment, une météorite s’écrase sur terre avec à son bord un parasite extraterrestre extrêmement contagieux. Jonathan, Ken et leurs collègues vont vivre des heures difficiles, assiégés par des hordes de clients transformés en créatures assoiffées de sang…

Black Friday part d’une idée aussi simple que réjouissante : transformer la frénésie consumériste du Black Friday en véritable apocalypse de supermarché. Le film suit les employés d’un magasin de jouets (We Love Toys) contraints de travailler le soir de Thanksgiving, alors que les clients s’agglutinent déjà devant les portes, prêts à se battre pour les promotions. Mais cette année, une météorite s’écrase non loin de là, libérant un parasite extraterrestre qui infecte d’abord un employé, puis les clients, puis littéralement tout ce qui bouge. Très vite, les acheteurs se transforment en créatures mutantes, agressives, gluantes, et affamées…

Derrière la caméra, Casey Tebo filme ce chaos comme une comédie horrifique rétro, avec un ton volontairement orienté années 80 : effets spéciaux artisanaux signés Robert Kurtzman, maquillages dégoulinants, transformations grotesques et un “boss final” monstrueux qui évoque autant From Beyond que les délires de Screaming Mad George. Le casting, mené par Devon Sawa (Chucky), Ivana Baquero (Rottweiler), Michael Jai White (Spawn) et surtout Bruce Campbell (Evil Dead) en manager dépassé mais hilarant, apporte à l’ensemble une vraie énergie de film de troupe.

Le film ne cherche jamais la subtilité : c’est un huis clos de supermarché, rythmé par les attaques, les barricades improvisées, les disputes internes et les tentatives désespérées de survivre à cette marée de clients zombifiés. Le sous-texte sur la folie consumériste est évident, tout autant que la satire du monde du travail, mais le tout est traité avec humour plutôt qu’avec cynisme. Si l’ensemble reste modeste et assez inégal, Black Friday fonctionne comme une série B festive, généreuse, qui assume son côté Evil Dead « lite » et le plaisir indéniable de livrer au public un film de monstre caoutchouteux à l’ancienne. Une petite récréation gore et fun.

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