Test Blu-ray : Evil Dead – L’intégrale

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– L’intégrale / Coffret Édition Ultime

 
États-Unis : 1981-1992
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : Sam Raimi
Acteurs : , ,
Éditeur : L’atelier d’images /
Durée : 4h10
Genre : Horreur, Comédie
Date de sortie DVD/BR : 21 janvier 2020

Suivez les aventures de Ash, héros malgré lui, des années 80 à l’année 1300. En combat permanent contre les forces du mal, Ash devra affronter le Nécronomicon (le livre des morts) pour avoir une chance de survivre à sa malédiction…

Les films

[5/5]

Si chacun a naturellement sa préférence pour un épisode ou l’autre de la saga, la franchise Evil Dead est néanmoins de celles qui mettent tout le monde d’accord. Plus que cela encore, on peut affirmer sans rougir que chacun des trois épisodes de la série est, chacun à sa manière, un véritable chef d’œuvre, supportant les visionnages répétés, réguliers. Ainsi, de très nombreux cinéphiles ont sans aucun doute vu et revu chacun des trois films jusqu’à plus soif, tant ceux-ci révèlent toujours des trésors de créativité insoupçonnés, se renouvelant quasiment toujours, visionnage après visionnage. Retour rapide sur les trois films de la saga Evil Dead

Parmi les différents films s’étant imposés, au fil des années, comme de véritables « dates » dans l’Histoire du cinéma fantastique, Evil Dead (1981) se rapproche d’un film ayant été réalisé seulement trois ans avant lui : Halloween (1978). Si bien sûr les films de Sam Raimi et de John Carpenter n’ont absolument rien à voir l’un avec l’autre, ils se rejoignent pourtant dans le sens où il s’agit de deux longs-métrages essentiellement portés non par leur récit mais comme étant des films de pure « forme », tout aussi prodigieux l’un que l’autre. Le film de Carpenter s’imposait comme un film de terreur réglé comme du papier à musique, proposant un Scope large et profond et faisant preuve d’une précision et d’un sens du cadre et du timing littéralement implacables. Celui de Sam Raimi quant à lui joue la carte du maelstrom de bruit et de fureur, de l’hystérie visuelle et du montage ultra-cut aux accents certes bordéliques, mais dont la créativité de tous les instants laissera le spectateur pantois, chancelant, à l’image de son personnage principal, Ash (Bruce Campbell), qui s’en prend littéralement plein la tronche durant le dernier tiers du film. A la fois complètement folle et d’une rigueur extraordinaire, la mise en scène ultra-mobile de Sam Raimi nous propose un véritable déferlement de plans prodigieux : 80% des plans du film recèlent des trésors d’ingéniosité, de cadrages barrés, de perspectives déformées, d’arrière-plans inattendus ou d’outrances qui forment, au bout du compte et contre toute attente, une harmonie bizarre et envoutante, une poésie visuelle baroque carrément démente.

Si pour bien des cinéphiles contemporains, Evil Dead est ce que l’on pourrait appeler une « rencontre de vidéo-club », dans le sens où la plupart de ceux l’ayant découvert dans les années 80 l’ont fait par le biais de la VHS, alors triomphante. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à l’image de la découverte du film inaugural de Tobe Hooper, cette rencontre avec le cinéma de Sam Raimi a laissé des traces durables – et même carrément indélébiles ! – dans l’imaginaire de ceux qui l’ont vu : il faut dire que ce film extrême et violent, déployant pour nous divertir de véritables trésors d’inventivité (et des torrents d’hémoglobine !), demeure encore, quarante ans après, l’un des uppercuts les plus vachards et les plus barges que l’on ait jamais reçu en pleine poire, de mémoire de cinéphile. Instantanément, Raimi s’était fait un nom, dont le souvenir espiègle s’imposait comme un synonyme de génie, sujet de toutes les admirations, et de tous les superlatifs. Bruyant, dérangeant et grotesque, tout en développant un côté également assez drôle et ô combien fascinant, Evil Dead s’impose comme une date, évidente et incontournable, dans l’histoire du Cinéma.

Mis en boite quelques années après son prédécesseur, sera, selon les cas, soit considéré comme un remake efficace de l’original, mais n’en possédant plus le charme « bricolé », soit comme un immense chef d’œuvre, aussi révolutionnaire que phénoménal. Les deux assertions sont vraies. Alors bien sûr, Sam Raimi a effectivement bénéficié ici d’un budget nettement supérieur à celui du premier film, qui lui a permis de donner libre cours à la folie furieuse de ses idées. La caméra fonce donc, vole, danse, tourbillonne littéralement dans tous les sens, prenant encore plus que dans l’original la place d’un véritable protagoniste de l’intrigue. Véritable « cartoon live » convoquant autant l’hystérie communicative des dessins animés de Bip-Bip et le coyote que les slapsticks classiques de la comédie US genre Les trois Stooges ou Abbott et Costello, Evil Dead II délaisse l’horreur pure où l’original trouvait ses marques pour se concentrer sur les mécanismes et les gimmicks de la comédie féroce, violente, excessive que cela soit dans la mise en scène ou dans le recours aux effets « gore ».

Blindé jusqu’à la gueule d’effets sanguinolents au rendu époustouflant, le film de Sam Raimi joue ici la carte de la débauche de latex, de violence et de sang, dans un systématisme hystérique et enthousiasmant qui place définitivement le personnage d’Ash (Bruce Campbell toujours) au centre d’une tornade de vicissitudes et de sévices corporels, le clou du spectacle étant constitué, bien sûr, d’une auto-amputation de la main à la tronçonneuse, sans précautions sanitaires ni anesthésie…

L’idée de Sam Raimi et son équipe était, bien sûr, de pousser tous les curseurs au-delà de toute limite raisonnable, afin de livrer au public un film n’allant pas seulement plus loin que l’original… Mais allant véritablement dix fois plus loin. Harder, better, stronger, à tous les niveaux : Evil Dead II pousse le plus loin qu’il lui est possible sa logique jusqu’au-boutiste, pour devenir au final le trip cartoonesque sous acide absolument définitif. Et dans son créneau, force est de constater qu’on n’a jamais su faire mieux depuis.

Étant donné que le troisième épisode de la saga ne pouvait pas suivre la même logique que le deuxième opus, Sam Raimi y prend le parti d’élargir la « mythologie » autour du personnage central et du Necronomicon, le fameux livre des morts. Et à n’en point douter, la grande réussite d’ : L’armée des ténèbres réside avant tout dans le personnage – devenu culte – d’Ash Willliams. Ne nous voilons pas la face : si on aime tant ce film, ce n’est pas [seulement] grâce à ses qualités cinématographiques, à son rythme et à son humour, mais [aussi et surtout] grâce à se personnage génial, cartoonesque en diable, veule, malchanceux, prétentieux, de mauvaise foi, égoïste, menteur, souvent imbécile et franchement maladroit. L’excellent Bruce Campbell s’en donne donc à nouveau à cœur joie dans la peau de Ash, avec un cabotinage aussi outrancier que désopilant. Un cabotinage d’ailleurs d’autant plus accentué que l’acteur incarne plusieurs rôles avec le même enthousiasme (communicatif), et qu’il est très bien servi par un script malin et beaucoup plus fouillé que les précédents, lui laissant largement, et à de nombreuses reprises, tout le loisir de laisser vagabonder sa fantaisie : punchlines destructrices, cadrages iconiques über-cool, nombreux passages ouvertement comiques…

Au delà de Ash bien sûr, il y a un récit d’aventure mêlé de slapstick et de conte fantastique, plutôt orienté grand public et résolument bon enfant, remplaçant donc au pied levé l’horreur rigolarde des deux premiers volets. En résulte donc un film épico-comique au cœur duquel Sam Raimi se laisse à nouveau aller à quelques expérimentations formelles vraiment brillantes, donnant une superbe ambiance « bande-dessinées » à son histoire pétrie de références diverses allant, pour les plus évidentes d’entre elles, des Trois Stooges aux cartoons (bruits de petits oiseaux à l’appui) en passant par Ray Harryhausen ou encore Le jour où la Terre s’arrêta (sic). On notera également la présence d’un excellent doublage français qui, s’il a bien sûr ses limites, multiplie néanmoins les bonnes trouvailles (« Chez Priba, les prix sont bas ! ») et propose une adaptation fort soignée et attachante, surtout pour qui aura découvert le film adolescent.

Bref, si Evil dead III : L’armée des ténèbres n’a certes pas réitéré le choc thermique et cinématographique provoqué par le deuxième opus en 1987, il s’avère néanmoins un excellent divertissement familial, réalisé par un véritable orfèvre ès-iconisation, et dont certains plans marqueront, pour sûr et à jamais, la vie de chaque cinéphile un peu déviant.

Le Coffret Blu-ray + Blu-ray 4K Ultra HD + Livre + Jeu

[5/5]

Alléluia ! Grâce à la passion et à l’acharnement de L’atelier d’images, qui vient de passer un accord avec Studiocanal pour proposer au consommateur français l’objet le plus beau, le plus complet et le plus indispensable possible, la trilogie Evil Dead initiée par le film de Sam Raimi en 1981 arrive enfin en coffret Blu-ray dans l’hexagone ! Une édition « Collector » monumentale limitée à 1500 exemplaires dédiée à cet éternel râleur de cinéphile français donc, pour laquelle les deux éditeurs concurrents ont choisi d’enterrer la hache de guerre le temps d’une sortie, afin de donner l’occasion aux fans de se replonger dans l’intégralité des aventures cinématographiques de Ash Williams.

A l’assaut donc de cette fameuse et grosse édition Blu-ray. Abordons tout d’abord les GOODIES ! On commencera avec le gros morceau de ce coffret : un livre inédit de 112 pages signé Claude Gaillard, Guillaume Le Disez et Pierre Louis et intitulé « Evil Dead : dans les entrailles de la saga ». Extrêmement complet, ce livre reviendra dans le détail sur la genèse de la saga, du parcours du combattant pour accoucher du premier film jusqu’au remake de 2013 et à la monumentale série Ash vs Evil Dead. Les fans de jeux de société seront également ravis de retrouver un jeu de plateau Evil Dead, créé exclusivement pour cette édition. Mais l’événement au cœur de l’événement, c’est bien sûr la présence dans le coffret du premier film de la saga, Evil Dead en Blu-ray 4K Ultra HD (en HDR Dolby Vision et HDR-10). Et là, il y a vraiment de quoi être sidéré : le master 4K s’avère tout simplement somptueux, l’image nous emportant avec elle vers des cimes insoupçonnées et époustouflantes, avec une granulation préservée et un niveau de détail extraordinaire, et ce même si le film se déroule le plus souvent dans le noir – les couleurs, les contrastes, les noirs et surtout le niveau de détail sont réellement impressionnants : c’est magnifique.

Evil Dead : Vous pouvez donc oublier votre Blu-ray Sony Pictures de 2011, ou le conserver à des fins d’archivage, d’autant que dans cette nouvelle édition, Evil Dead retrouve non seulement son format original 1.33 – que l’on préfère au format de projection 1.85, qui n’est pas inexact mais provoque une perte d’image très conséquente – mais également sa version française d’origine (1983), invisible en France depuis l’avènement du format numérique puisque depuis la sortie du film en DVD en 2003, nous devions nous taper la « nouvelle » VF du film, également disponible ici. La VF de 1983 est proposée en DTS-HD Master Audio 2.0, celle de 2003, naturellement plus moderne, en DTS-HD Master Audio 5.1. Pour les puristes, la VO est naturellement également disponible en DTS-HD Master Audio 5.1, et s’avère d’une fluidité et d’une puissance absolument énorme, plongeant le spectateur dans une ambiance immersive assez hallucinante, surtout si l’on tient compte du gros boulot sur le son et les mélanges de bruits qu’avait expérimenté Sam Raimi sur son film. Un commentaire audio de Sam Raimi, Robert Tapert et Bruce Campbell (VOST) est également disponible.

Du côté des suppléments, on commencera avec une trouvaille inédite : un extrait de l’émission de la RTBF « Le carrousel aux images » datant de 1982, et nous donnant à voir une très rapide interview de Sam Raimi, Tom Sullivan et Ted Raimi, le film ayant été présenté lors d’un festival à Knocke (6 minutes). On continuera avec un passionnant making of intitulé « Tout ce que vous ne savez pas sur la saga Evil Dead » (53 minutes), qui reviendra sur tous les aspects du film, de sa genèse à sa mise en scène en passant par ses effets spéciaux ou encore sa réception publique et critique. Les amoureux du film se régaleront également de la section intitulée « Les trésors de la salle de montage » (59 minutes), qui nous propose de découvrir, entre les moments volés sur le tournage, des dizaines de prises alternatives, brutes de décoffrage – il est vraiment impressionnant de se dire qu’avec le matériel proposé ici, on pourrait quasiment monter une deuxième version d’Evil Dead… On continuera dans le même état d’esprit avec un test de test de maquillage en stop-motion (1 minutes) et l’intégralité des pages du Necronomicon (2 minutes).

Mais ce n’est pas terminé. La featurette intitulée « A la découverte d’Evil Dead » (13 minutes) revient sur le contexte et les éléments qui ont fait que le film de Sam Raimi est devenu un film culte. Le module « Peu conventionnel » (19 minutes) nous proposera un entretien avec les acteurs, qui évoquent le phénomène des « Conventions » aux Etats-Unis, et leur expérience avec le public de fans. On aura d’ailleurs ensuite droit à une discussion avec l’équipe du film enregistrée lors d’une de ces fameuses conventions à Chicago en 2005. Idem avec la section « Jeu de questions / réponses » (12 minutes), qui voit l’équipe du film organiser un jeu sur scène afin de faire gagner des DVD du film aux fans présents dans la salle. On terminera enfin avec une rencontre avec Rob Tapert, et (Sarah York) après une projection du film à la Cinémathèque d’Hollywood en 2001. Les traditionnelles bandes-annonces et spots TV ferment le bal.

Evil Dead II : Malheureusement, il reste encore trois irréductibles éditeurs français se refusant à nous confier leurs disques afin que nous les testions : Studiocanal est l’un d’eux. Nous n’avons donc pas pu revoir Evil Dead II en Blu-ray, et vous communiquons uniquement ici les caractéristiques techniques de la galette annoncées par l’éditeur : il s’agit donc d’un nouveau master, issu d’un scan 4K, et le son est proposé en DTS-HD Master Audio 5.1 à la fois en français et en anglais. Le film bénéficie en outre d’un commentaire audio de Sam Raimi, Scott Spiegel, Bruce Campbell et Greg Nicotero (VOST). Sur le papier, c’est du tout bon !

En revanche, nous avons pu visionner les suppléments sur un DVD, et donc en définition standard : on commence avec un documentaire « hommage » très fun et très intéressant intitulé « Bloody and groovy, baby ! » (52 minutes). Il contient des entretiens exclusifs avec de nombreux cinéastes œuvrant dans le cinéma de genre : Guillermo Del Toro, Fabrice du Welz, Edgar Wright, Jan Kounen, Roger Corman… On boit littéralement leurs paroles, surtout quand ces derniers évoquent l’influence qu’a pu avoir sur leur travail le chef d’œuvre de Sam Raimi… On poursuivra avec un making of extrêmement complet (1h30) intitulé « Shallowed Souls », qui reviendra thématiquement et méthodiquement sur tous les aspects de la production, avec les interviews d’usage avec les acteurs et l’équipe. Malin et bien rythmé, ce documentaire parvient néanmoins à creuser sous la surface, notamment dans la façon dont il aborde l’impact culturel et l’héritage du film. Le sujet suivant, consacré aux maquillages et prothèses (30 minutes) nous embarque aux côtés du légendaire Greg Nicotero, en pleine fabrication – pour le moins artisanale – d’effets spéciaux peu ragoutants. Certains ne font d’ailleurs pas partie du montage final : une vraie curiosité ! On fera ensuite un pèlerinage sur les lieux du tournage avec Tony Elwood, responsable des effets spéciaux (8 minutes). La featurette d’époque « Plus c’est gore, plus on rit » (32 minutes) s’attardera quant à elle sur les aspects les plus sanglants du métrage, et on terminera par la traditionnelle bande-annonce, qui s’accompagnera d’un entretien avec Bruce Campbell (25 minutes), au cœur duquel il reviendra sur ses débuts aux côtés de Sam Raimi, tout en balançant plusieurs anecdotes très amusantes et quelques mots en français. Ainsi, on apprendra que Stephen King a sa part de responsabilités dans le montage financier du film…

Evil Dead III : Comme dans le cas de l’édition précédente chez Filmedia, le Blu-ray d’Evil dead III : L’armée des ténèbres made in L’atelier d’images nous propose en tout et pour tout trois montages du film. Il y a donc tout d’abord le montage dit « international » (1h26), celui que nous avons pu découvrir en salles puis en vidéo en France (à la fin, Ash retrouve son époque). Côté image, la définition et le piqué sont impeccables, le master est de toute beauté et nous propose un bel hommage à la sublime photo du film, signée Dante Spinotti. L’ensemble est par ailleurs très propre, faisant vraiment des merveilles sur certains plans : on redécouvre le film avec un immense plaisir. La VO est proposée dans un excellent DTS-HD Master Audio 5.1, mais de nombreux d’entre nous se tourneront tout de même par nostalgie vers l’excellente VF (« Chez Priba, les prix sont bas ! »), proposée en DTS-HD Master Audio 2.0.

Le deuxième montage proposé par la galette française est le « director’s cut » (1h36), dans lequel Ash ne retrouvera pas son époque bien-aimée. Le master n’est pas le même que celui utilisé pour la version internationale. Comme nous l’a fait remarquer à très juste titre John Smith dans les commentaires ci-dessous, le master utilisé pour le montage international est un nouveau scan 4K d’un interpositif, effectué par Shout ! Factory pour leur édition de 2015. Celui du director’s cut est une variante de l’ancien master Universal, sans boost du contraste, et à l’aspect bien moins naturel. On découvrira cette version dans une VO mixée soit en DTS-HD Master Audio 5.1 aux petits oignons, soit agrémenté d’un commentaire audio de Sam Raimi, Ivan Raimi et Bruce Campbell (VOST).

Enfin, sur un deuxième Blu-ray consacré à Evil Dead III, L’atelier d’images nous propose également de découvrir la version dite « américaine » R-Rated du film ou Screwhead Edition (1h21), qui est une version raccourcie du film, et qui ne présente finalement qu’un intérêt tout relatif. Côté son en revanche, rien à signaler avec un gros DTS-HD Master Audio 5.1 en VO only, similaire à celui disponible sur la première galette niveau dynamisme et spatialisation. Pour plus de renseignements concernant les coupes et différences entre les versions du film, on vous renvoie vers l’excellent site Movie-Censorship, qui a listé les 97 séquences présentant des variations, si infimes soient-elles.

On trouvera également le making of inédit « Nouvelle époque médiévale : Les coulisses de L’armée des ténèbres » (2015, 1h36), excellent documentaire proposant un tour du propriétaire extrêmement complet concernant le tournage du film, comprenant des séquences « vintage » vraiment amusantes ainsi que des interviews contemporaines avec plusieurs intervenants, dont Bruce Campbell. Ted Raimi, Bill Moseley, Patricia Tallman, Greg Nicotero… On continuera avec une compilation d’archives autour des effets spéciaux conçus par les équipes de KNB Effects (53 minutes), et prenant des airs de passionnant journal de tournage. On continuera dans le même esprit avec un sujet dédié à la conception des cadavéreux (21 minutes), une autre featurette très efficace mélangeant cette fois les images d’archives et des interventions contemporaines de Greg Nicotero et Howard Berger. Les passionnés du films se régaleront ensuite d’une série de scènes coupées (14 minutes), absentes des différents montages du film que l’on connait. Ces dernières – et notamment celle du moulin, étrangement angoissante – détonaient probablement un peu trop avec le ton cartoonesque choisi par Raimi et son équipe pour le film. Dans le même esprit, l’éditeur nous propose de découvrir une série de scènes non tournées, sous la forme de story-boards (8 minutes). On terminera avec une très courte série d’interviews promotionnelles de Sam Raimi, Bruce Campbell et Robert Tapert (5 minutes),  on  trouvera un court making of d’époque, tout aussi promotionnel (4 minutes). On terminera avec une galerie de photos, dessins, concept arts, story-boards, affiches… (28 minutes) ainsi qu’avec une série de photos issues de la collection personnelle de Dennis Carter Jr.

3 Commentaires

  1. Pour le 3e film, le master du montage international et du Director’s Cut ne sont pas identiques du tout.
    Le montage international utilise le master 2015 créé par Shout pour leur édition US, qui est issu d’un scan 4K de l’interpositif du film.
    Le DC repart du vieux master Universal utilisé à l’époque par Filmedia, ici par contre sans le boost de contraste appliqué à l’époque. La différence est flagrante, le DC possédant un aspect bien moins naturel.

  2. « Le deuxième montage proposé par la galette française est le « director’s cut » (1h36), dans lequel Ash ne retrouvera pas son époque bien-aimée. Le master est le même que celui utilisé pour la version internationale »
    Absolument pas.
    Le master utilisé pour le montage international est un nouveau scan 4K d’un interpositif, effectué par Shout pour leur édition 2015.
    Celui du Director’s Cut est une variante de l’ancien master Universal, sans boost du contraste, et à l’aspect bien moins naturel.
    La différence est plus que notable : https://caps-a-holic.com/c.php?go=1&a=0&d1=6714&d2=6712&s1=63326&s2=63310&i=1&l=0

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