Festivals News — 15 janvier 2016
Toute la mémoire du monde 2016 : le programme

Les réservations sont ouvertes depuis huit jours et la 4ème édition de , le Festival International du Film restauré, n’aura lieu que dans trois semaines. La réception par courrier de son programme nous sert cependant de prétexte pour d’ores et déjà faire saliver tous les cinéphiles qui ont élu leur domicile filmique à la ou, depuis peu, aux Fauvettes.

DixCommandements

Du 3 au 7 février prochains, le festival atteindra en effet une impressionnante maturité, qui borde presque à la démesure puisque même les spectateurs les plus assidus ne pourront voir l’intégrale des plus de cent séances proposées à Bercy et hors les murs. , le Christine 21 (anciennement Action Christine), la , ainsi que dans une moindre mesure le Reflet Médicis et le Méliès de Montreuil se joignent cette année à la fête du cinéma de patrimoine. La Carte Festival au prix de 10 € donnera droit au tarif réduit de 4 € par séance dans toutes les salles participant à la manifestation. Les cartes d’abonnement seront acceptées dans les cinémas respectifs ou permettront aux spectateurs encartés de profiter du même tarif préférentiel de 4 € dans les autres salles.

TotalRecall

L’invité d’honneur du festival sera le réalisateur hollandais (*1938), qui donnera une masterclass animée par le directeur de la programmation Jean-François Rauger le samedi 6 février à la Cinémathèque à la suite de son film Spetters (1980). Verhoeven signera ensuite son livre « Jésus de Nazareth » à la librairie. Six autres de ses films seront présentés : Robocop (1987) lors de la soirée d’ouverture dans les trois salles de la Cinémathèque le 3 février, Black book (2005), La Chair et le sang (1985), ainsi que Total recall (1989), Showgirls (1995) et Starship Troopers (1997), regroupés dans une nuit Verhoeven également le 6 février à partir de 22h30. Le réalisateur aura également droit à une carte blanche dans laquelle il a inclus les six films suivants, tous projetés en version restaurée : Belle de jour (1966) de Luis Buñuel, La Dolce vita (1959) de Federico Fellini, Ivan le terrible (1945/58) de Serguei M. Eisenstein, La Ruée vers l’or (1925) de Charles Chaplin, Le Septième sceau (1956) de Ingmar Bergman et Sueurs froides (1957) de Alfred Hitchcock.

FrissonsDeLAngoisse

L’autre invité de marque du festival sera le réalisateur italien (*1940), qui fera l’objet d’un hommage en six films restaurés en DCP depuis 2010. Il s’agit de Le Chat à neuf queues (1970), Les Frissons de l’angoisse (1974), L’Oiseau au plumage de cristal (1969), Phénoména (1984), Suspiria (1976) et Ténèbres (1982). Les deux derniers seront suivis d’une discussion avec Dario Argento au Méliès le dimanche 7 février.

VoleurDeBagdad

Sous la rubrique « Une histoire de la couleur au cinéma », le festival se penchera sur l’utilisation du pendant les années 1940 et ’50. La plupart des films du cycle seront montrés dans de rares copies 35mm tirées par imbibition. Seuls Le Narcisse noir (1947) de Michael Powell et Emeric Pressburger, Rivière sans retour (1953) de Otto Preminger et Le Voleur de Bagdad (1940) de Michael Powell, Tim Whelan et Ludwig Berger seront projetés en numérique, tandis que The African Queen (1951) de John Huston, Les Dix commandements (1954) de Cecil B. DeMille, L’Or et l’amour (1955) de Jacques Tourneur, Le Secret magnifique (1953) de Douglas Sirk, Sueurs froides (1957) de Alfred Hitchcock et Tous en scène (1953) de Vincente Minnelli profiteront de copies argentiques. Un programme de huit courts-métrages d’animation complétera le programme. Une conférence dans le cadre du Conservatoire des techniques cinématographiques étudiera les débuts de la couleur le vendredi 5 février. Elle sera animée par le directeur scientifique du patrimoine de la Cinémathèque Française Laurent Mannoni, la directrice des collections films de la même institution Céline Ruivo, le membre du conseil scientifique du Conservatoire Jean-Pierre Verscheure et par le maître d’enseignement et de recherche à l’université de Lausanne Benoît Turquety.

TresorDArne

Le cinéma muet ne doit bien sûr pas manquer à l’appel. C’est chose faite grâce au programme « L’Ecole suédoise Lyrisme de la nature ». Y seront présentés respectivement cinq et trois films des réalisateurs et  : Ingeborg Holm (1913), Le Monastère de Sendomir (1920), Les Proscrits (1918), Terje Vigen (1917) et La Charrette fantôme (1921) pour le premier, Le Trésor d’Arne (1919), Vers le bonheur (1920) et Le Vieux manoir (1923) pour le deuxième. Toutes ces séances, qui auront pour la plupart lieu à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, seront accompagnées au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel. Le directeur des collections de l’Institut du Film suédois Jon Wengström donnera une introduction à l’œuvre de Sjöström et Stiller sous forme de conférence le jeudi 4 février.

CiteDesFemmes

La société de production française a eu 120 ans l’année dernière. Puisque l’anniversaire est donc déjà passé, l’hommage que le festival lui rend consiste en seulement cinq films et un programme de huit courts-métrages. Les longs-métrages projetés sont Antoine et Antoinette (1946) de Jacques Becker, La Cité des femmes (1979) de Federico Fellini, La Danseuse orchidée (1928) de Léonce Perret, La Fille prodigue (1980) de Jacques Doillon et Querelle (1982) de Rainer Werner Fassbinder dans sa version non-censurée.

CheminDErnoa

Le dimanche 7 février sera placé sous le signe du critique et réalisateur , dont quatre films seront montrés au Christine 21 : Le Chemin d’Ernoa (1920), La Femme de nulle part (1921), Fièvre (1921) et L’Inondation (1923). La docteure en histoire et esthétique du cinéma Melissa Gignac proposera une introduction à l’œuvre de Louis Delluc dès la première séance à 14h00. Le même jour rive droite, l’acteur étudiera le rapport de l’écrivain Franz Kafka au cinéma.

LeonMorinPretre

Enfin, la pièce de résistance de cette programmation déjà très riche et variée est le cycle « Restaurations et incunables », qui regroupe vingt-cinq films restaurés et rares, comme entre autres La Belle équipe (1936) de Julien Duvivier, Le Boucher (1969) de Claude Chabrol, Cœurs brûlés (1930) de Josef von Sternberg, Contes d’été (1995) de Eric Rohmer, Les Espions (1957) de Henri-Georges Clouzot, Jeanne Dielman 23 Quai du Commerce 1080 Bruxelles (1975) de Chantal Akerman, Le Jour où la Terre prit feu (1961) de Val Guest, Léon Morin prêtre (1961) de Jean-Pierre Melville, Les Poings dans les poches (1965) de Marco Bellocchio, Ran (1985) de Akira Kurosawa, Tricheurs (1983) de Barbet Schroeder et le testament filmique de Manoel de Oliveira Visite ou mémoires en confession (1982).

NarcisseNoir

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Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles

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