DVD — 02 décembre 2016
Test Blu-ray : The ‘burbs – Les banlieusards

The ‘burbs –

 
 
 
États-Unis : 1989
Titre original : The ‘burbs
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h41
Genre : Comédie
Date de sortie DVD/BR : 1 décembre 2016

 

 

Ray Peterson habite Mayfield Place, une rue paisible de Hinckley Hills dans le Midwest des Etats-Unis. Ce père de famille sans histoire décide de passer sa semaine de congé chez lui et de profiter du calme du quartier pour se reposer. Mais d’étranges événements ont lieu depuis qu’une nouvelle famille, les Klopek, s’est installée dans la rue. Ray et ses voisins, Art le fouineur et Mark le vétéran ultra-autoritaire, décident de les espionner, persuadés que les Klopek sont à l’origine de la disparition de leur voisin Walter…

 

 

Le film

[5/5]

Chef d’œuvre (souvent) oublié de la filmographie de Joe Dante, Les banlieusards s’est forgé, avec les années, une solide réputation de film culte. Satire enlevée et brillante de l’american way of life de banlieue, le film s’avère en effet un trésor de comédie dont le casting porté par Tom Hanks est également composé des tronches incroyables de Rick Ducommun, Bruce Dern ou encore Corey Feldman (le gamin « cool » incontournable des années 80).

Flirtant occasionnellement avec le fantastique (la présentation de la maison des Klopeck) voire même le cartoon live (le passage de Hart à travers l’abri de jardin), Les banlieusards bénéficie de plus d’une version française pas piquée des hannetons, dont de nombreux cinéphiles l’ayant découvert durant leurs jeunes années connaissent des répliques par cœur (« En Asie du Sud-Est, on appelait ce genre événements un mauvais karma », « C’est vendu avec le cadre », « L’Art du combattant fait gagner du temps », etc).

Portant un regard à la fois tendre et acerbe sur ses personnages, Joe Dante et son scénariste Dana Olsen se régalent de leurs petites mesquineries d’usage, et livrent une comédie dressant un portrait finalement plutôt réaliste des petits tracas de voisinage qui empoisonnent la vie des banlieusards du monde entier. Un portrait d’autant plus réussi que son acuité et son regard fonctionnent toujours aussi bien presque trente ans après la sortie du film en salles.

 

 

Le coffret Blu-ray

[5/5]

Les banlieusards est donc le cinquième film à intégrer les « Éditions ULTRA COLLECTOR », collection de Blu-ray initiée il y a un an par Carlotta Films avec la sortie de Body double. Il s’agit d’une édition limitée, numérotée à 3 000 exemplaires, dont le visuel a été créé exclusivement pour cette édition par le talentueux Mick Brownfield. On notera donc d’entrée de jeu la classe absolue de cet imposant coffret, contenant un gros livre (200 pages tout de même) intitulé « Les monstres de Mayfield Place », passionnant ouvrage rédigé par un collectif de critiques et enseignants en cinéma sous la direction de Frank Lafont. Le livre est présenté comme un vrai livre de cinéma, avec une belle couverture cartonnée, glissé dans un étui à l’italienne. On a donc entre les mains un véritable et bel objet de collection, auquel l’éditeur rajoute une poignée de suppléments inédits à cette édition.

Dès les premiers plans, on constatera que le boulot de restauration sur Les banlieusards a été fait avec soin : le bond qualitatif par rapport à l’édition DVD de 2005 est vraiment saisissant. Le grain d’origine est bien là, le piqué est d’une belle précision, et les couleurs sont éclatantes et naturelles. Bref, on est en présence d’un très beau Blu-ray, même si on constate un léger bruit vidéo durant les scènes en basse lumière. Côté son, c’est la classe également : VF et VO sont disponibles dans des mixages DTS-HD Master Audio 2.0 respectant parfaitement le dynamique rendu d’origine, et la musique de Jerry Goldsmith retrouve une nouvelle jeunesse.

Au rayon des bonus, Carlotta a mis les petits plats dans les grands on commencera avec une présentation du film par Frank Lafond, revenant essentiellement sur le contexte de tournage du film. On continuera ensuite avec un riche entretien inédit avec Joe Dante, au cœur duquel ce dernier balance pas mal d’anecdotes assez passionnantes, sur les décors, le tournage dans les studios Universal, les problèmes de Corey Feldman ou encore la fin du film ; il met clairement un terme à la légende urbaine selon laquelle le final aurait été imposé par le studio, révélant que le retournement de situation final a toujours été prévu dans le scénario de Dana Olsen.

On poursuivra ensuite avec l’intégralité de la copie de travail du film, issue de la VHS personnelle de Joe Dante avec des scènes coupées et scènes alternatives. Pour ceux qui n’auraient pas le courage de revoir le film dans une copie visuellement faible, un long sujet intitulé « Le conte de deux banlieues » reviendra en moins d’une demi-heure sur chaque différence entre les deux montages, avec une introduction de Joe Dante afin d’expliquer les raisons des modifications. On reviendra également longuement sur les différentes fins alternatives. On terminera enfin par une courte sélection d’archives promotionnelles, avec des interventions de Tom Hanks, Rick Ducommun et Joe Dante, ainsi que la bande annonce du film.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles