Test Blu-ray : Kiznaiver – L’intégrale

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Kiznaiver – L’intégrale

Japon : 2016
Titre original : –
Créateur : Mari Okada
Acteurs (VO) : Yuki Kaji, Hibiku Yamamura, Yuka Terasaki
Éditeur : @Anime
Durée : 5h environ
Genre : Série TV, Animation, Science-fiction
Date de sortie Blu-ray : 12 septembre 2018

 

Dans la ville de Sugomori, Katsuhira Akata, un jeune lycéen, vient d’apprendre qu’il a été sélectionné pour un mystérieux programme appelé “Kizuna”. Celui-ci permet de partager et répartir les douleurs entre les membres connectés par un même réseau. Si la finalité de ce programme est d’instaurer la paix dans le monde, il est malheureusement encore incomplet et restreint à la ville de Sugomori. Une certaine Noriko Sonozaki est en charge d’un groupe de jeunes cobayes aux personnalités complémentaires et pour certains… excentriques. Katsuhira, contrairement aux autres, possède une personnalité renfermée et ne ressent pas les émotions de la même façon…

 

 

La série

[5/5]

Si cette extraordinaire série animée japonaise a étonnamment peu fait parler d’elle lors de sa diffusion en 2016, Kiznaiver s’impose pourtant bel et bien comme une immense réussite : une série ambitieuse, riche d’une narration volontiers déstructurée, jonglant de façon habile avec des thèmes forts traités de façon souvent drôle mais se révélant au final suffisamment tendue pour devenir très rapidement complètement addictive – au point que l’on s’enquille facilement l’intégrale en quelques heures, sans même forcément prendre le temps d’établir une pause entre les douze épisodes de la série.

Produite en 2016 par le studio Trigger, Aniplex et Crunchyroll, la série parvient à ferrer le spectateur dès ses premières minutes, en le plongeant dans un univers de science-fiction dont il ne découvrira les tenants et les aboutissants qu’au fur et à mesure de l’évolution des épisodes. En effet, Kiznaiver adopte volontiers une narration jouant sur les ellipses, les non-dits, voire même l’abstraction pure, certains passages tenant presque de l’expérimental – preuve s’il en fallait encore une de l’avance considérable que peut avoir le Japon sur tous les pays occidentaux en matière d’expérimentations formelles au cœur de programmes destinés à la télévision, aucune série américaine n’ayant pour le moment osé se lancer dans une telle déstructuration de ses intrigues et de ses arcs narratifs.

N’allez cela dit pas imaginer pour autant que l’intrigue de Kiznaiver en devienne abstruse, incompréhensible ou même confuse : le spectateur se laisse en effet sans le moindre problème porter par la « musique » des images et du récit imaginé par Mari Okada, qui déroule au fil des épisodes une intrigue claire, limpide même, mais jouant simplement avec les ellipses et les zones d’ombre, qui finiront cela dit par se révéler à un moment ou à un autre. Kiznaiver suit donc un groupe d’élèves ayant été choisis en fonction des caractéristiques de leur comportement en faisant des « archétypes » : la brute épaisse, la prétentieuse, la lolita complètement frappée, le beau gosse, l’amoral, etc. Sept personnages pour sept péchés capitaux légèrement revisités, et sept personnages se retrouvant au centre d’un programme expérimental qui crée un lien entre eux qui les oblige à partager la douleur de chacun. Ce sont les « Kiznaivers », cobayes du projet « Kizuna » : au fil des missions qu’ils mèneront ensemble, ils apprendront à se connaître et créeront les bases d’un nouveau monde…

Studio Trigger oblige, Kiznaiver est une réussite visuelle de tous les instants – les décors sont sobres mais assez sublimes, et le character design signé Shirow Miwa s’avère tout bonnement épatant de punch et d’énergie, en plus de parfaitement coller à la thématique selon laquelle chaque personnage représente un « archétype » précis. Le contraste décors / personnages donne une partie de son pep’s à la série, qui fait par ailleurs preuve d’une évolution régulière. En effet, le rythme est excellent, les épisodes s’enchainent sur un scénario solide, sans précipitation subite en fin de saison ou d’épisode centré sur un personnage ou un arc narratif externe qui viendrait ralentir brutalement (voire même purement et simplement casser net) l’évolution de l’intrigue.

Du côté des thématiques abordées par le show, Kiznaiver se sert de la science-fiction pour évoquer des problématiques ouvertement contemporaines, telles que la solidarité, la cohésion sociale, le bien commun… Des valeurs centrales au cœur de la société Japonaise, comme le sous-entend d’ailleurs clairement la société uchronique nous étant présentée dans la série, dont la devise est « Un pour tous, tous pour un ». En deux mots comme en cent, on tient avec Kiznaiver une série animée à l’ambiance globale soignée, originale et – ne l’oublions pas – souvent très drôle. Indispensable ! Et on n’est pas les seuls à le penser : diffusée en simulcast sur Wakanim, la série a obtenu une note moyenne de 4,2/5 de la part des spectateurs.

 

 

Le coffret Blu-ray

[5/5]

Les fans d’animation japonaise connaissent bien @Anime, éditeur spécialisé se faisant, depuis quelques années maintenant, un point d’honneur à proposer des éditions DVD / Blu-ray s’imposant d’entrée de jeu au consommateur dans des packagings littéralement somptueux. Le coffret Kiznaiver – L’intégrale ne fait pas exception à la règle, s’offrant une édition collector Blu-Ray littéralement sublime : présenté dans un bel étui rigide contenant un digipack deux volets et surmonté d’un fourreau souple, ce double Blu-ray n’oublie pas d’être un bel objet, au design 100% classe et proposant de plus un superbe livret cartonné de 36 pages… Du grand art, et un objet de collection que vous serez fiers de voir trôner sur vos étagères.

 

 

Côté technique, les deux Blu-ray que composent le coffret édité par @Anime sont franchement, et comme souvent avec cet éditeur, assez exceptionnels. La qualité de l’animation a bien sûr ses limites (il ne s’agit pas d’un film de cinéma), mais même projeté sur un très grand écran, la définition fait des merveilles. Les couleurs sont éclatantes, et le tout affiche une pèche de tous les diables ; tout juste pourra-t-on déplorer un occasionnel et très léger banding horizontal, qui se fait remarquer sur certaines séquences. Un quasi-sans faute. Côté son, c’est du classique mais efficace PCM Stéréo 2.0, en VO mais également dans une VF inédite, et les deux mixages s’avèrent clairs et nets, sans fioritures, avec de jolies ambiances qui arrivent à se détacher (pluie, etc). A noter que la VF comporte son lot d’expressions fleuries parfois bien trouvées et assez marrantes, mais si soignée soit-elle, on privilégiera tout de même la VO.

Du côté des suppléments, plusieurs bonus viennent compléter le plaisir intense ressenti devant la série : on commencera avec les traditionnelles « clean versions » des génériques de début et de fin, qui s’accompagneront des bandes-annonces japonaises.

 

 

On notera également qu’un superbe livret cartonné de 116 pages couleur et 100% exclusif sera offert si vous passez commande du coffret sur le site de l’éditeur, alltheanime.fr

 

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