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Test Blu-ray : Phantasm III – IV – V – Coffret...

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Si l’on a déjà évoqué la saga cet été à travers les tests DVD de Phantasm et Phantasm II, sortis sous les couleurs d’ESC Éditions, nous n’étions pas encore revenus sur les trois derniers épisodes de la saga Phantasm, qui sont arrivés il y a quelques jours sur les linéaires de vos revendeurs de Blu-ray / DVD préférés au sein d’un coffret réunissant l’intégralité de la saga créée en 1979 par Don Coscarelli. Petite séance de rattrapage aux côtés du Tall man et de sa clique de démons…

Test DVD : Sais-tu ce que Staline faisait aux femmes ?

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Sais-tu ce que Staline faisait aux femmes ? est un film pour le moins curieux, de ceux dont on ne sait réellement que penser à l’issue de la projection. Plus étonnant encore, même après plusieurs jours de « maturation » dans l’esprit du spectateur, le film de Maurizio Liverani laisse toujours pour le moins circonspect, comme si l’on ne comprenait ni réellement où le cinéaste voulait en venir, ni les enjeux visuels et narratifs de l’ensemble.

Test Blu-ray : Il gaucho

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A la fois irrésistiblement drôle et très mélancolique, Il gaucho est construit comme une flânerie de deux heures suivant les pérégrinations d'un groupe de personnages pendant un séjour en Argentine qui représente pour chacun d'entre eux quelque-chose de fort différent. Le récit est plus particulièrement articulé autour du personnage de Marco, interprété par un Vittorio Gassman plus bavard et cabot que jamais, déversant quasiment sans interruption une logorrhée verbale émaillée de bons mots qui sonnent comme autant d'appels à l'aide. Composant un personnage de goujat imbu de sa personne dont l'hypocrisie n'a d'égal que le cynisme, il porte sur ses épaules le rythme indolent du film, qui enchaîne les séquences « chorales » de restaurants, night-clubs, fêtes, balades et tentatives désespérées de « se refaire », de retrouver une stabilité financière qui tient du mirage absolu, le scénario d'Ettore Scola et sa clique ne lui laissant finalement aucune lueur d'espoir.

Test Blu-ray : La sarabande des pantins

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En 1952, la 20th Century Fox décide de livrer aux yeux du monde une démonstration de son savoir-faire technique. Pour ce faire, le studio réunit cinq cinéastes prestigieux afin d’adapter cinq nouvelles signées O. Henry (1862 – 1910), écrivain américain surtout connu pour ses nombreuses nouvelles, le plus souvent amusantes, et son attachement aux « petites gens ». C’est donc ainsi que nait La sarabande des pantins, film à sketches dont les segments sont signés Henry Hathaway (La conquête de l’Ouest, Niagara), Howard Hawks (Le grand sommeil, Rio Bravo), Henry King (Un homme de fer, Les neiges du Kilimandjaro), Henry Koster (Harvey, La tunique) et Jean Negulesco (Comment épouser un millionnaire, Papa longues jambes). Du beau monde pour un film qui imposera également un casting quatre étoiles, avec notamment Charles Laughton, Oscar Levant, Marilyn Monroe, Farley Granger ou Richard Widmark…

Test Blu-ray : Le diabolique docteur Mabuse

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Le diabolique docteur Mabuse est le dernier film de Fritz Lang ; son titre original évoque les « mille yeux » du fameux criminel, qui se révèlent en fait être des dizaines de caméras composant le système de vidéo-surveillance au cœur d’un grand hôtel. Lorgnant sans vergogne vers le « bis » (non sans perdre la maestria technique qu’on lui connait), Fritz Lang joue avec les codes des sérials et des « krimi » : fausses-pistes, retournements de situations, miroirs sans tain, repères souterrains peuplés de machines aux boutons lumineux et clignotants,

Test Blu-ray : La mort vous va si bien

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S’il a été reçu plutôt froidement par la critique lors de sa sortie en 1992, La mort vous va si bien ne mérite pas le mépris que lui réservent nombre de cinéphiles. Certes, le film est loin d’être le meilleur de la riche filmographie de Robert Zemeckis, mais ce conte macabre et grand public aux allures de satire de la peur de vieillir, fortement influencé dans son écriture par les premiers succès de Tim Burton (Beetlejuice, Edward aux mains d’argent), se présente encore aujourd’hui comme un divertissement efficace, rythmé et souvent amusant.

Test DVD : Phantasm II

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Nouvelle exploration de l’univers fantasmagorique et fou né de l’imagination de Don Coscarelli, Phantasm II est à la fois très similaire et très différent du premier film. Presque dix ans séparent les deux premiers Phantasm, et le spectateur se retrouvera à nouveau plongé au cœur d’un univers onirique et bien barré, sans aucun repère ou presque pour prédire ce qui va se passer dans la séquence suivante. Coscarelli s’en donne donc à cœur joie, d’autant que Phantasm II a visiblement bénéficié de beaucoup plus de budget que son modèle : les effets spéciaux sont plus nombreux et « pro », la photo est soignée (Daryn Okada succède à Don Coscarelli lui-même, qui assurait à peu près tous les postes sur le premier film) et le scénario très généreux nous offre également largement plus de moments « de bravoure » : des monstres, des sphères, du gore, bref, Phantasm II s’impose comme un grand moment de plaisir, puisqu’il reprend en mode « bigger and louder » tous les meilleurs éléments du premier.

Test DVD : Phantasm

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Si la jaquette de Phantasm, sorti cette année sous les couleurs d’ESC Éditions, annonce fièrement que la saga créée par Don Coscarelli égale les grandes franchises horrifiques telles que Les griffes de la nuit, Vendredi 13 ou encore Halloween, on pourra, sans pour autant ni dénigrer le travail de Coscarelli, ni les qualités du film inaugural, clairement relativiser cette assertion.

Test Blu-ray : Le port de la drogue

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Aujourd'hui unanimement considéré comme un grand classique du Film Noir, Le port de la drogue a pourtant été, durant de nombreuses années, assez mal aimé des cinéphiles. Déjà, on notera qu'il a une histoire un peu particulière pour nous autres français : si le titre évoque une sombre histoire de drogue complètement absente du métrage en VO, c'est qu'à l'occasion de sa sortie en salles en France au début des années 60, le distributeur avait jugé bon de gommer toute référence au fait que les « méchants » du film soient de dangereux espions communistes. Le film fut tourné en plein maccarthysme triomphant aux États-Unis (1953), mais en France à cette époque, les idées du parti communiste sont encore assez populaires ; aussi la version française du film ne parlera pas de cocos, mais de trafiquants de coco. Pour beaucoup de cinéphiles, même s'il est loin d'être central au film de Fuller, cet aspect « anti-rouge » n'aura valu aucune sympathie au Port de la drogue, au point d'être parfois considéré comme un vulgaire film de propagande.

Test Blu-ray : M. Hobbs prend des vacances

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Troisième collaboration entre Henry Koster (réalisateur) et James Stewart (acteur), Mr Hobbs prend des vacances est une comédie « de vacances », à l’humour bon enfant et à l’ambiance résolument tournée vers un public familial. Critique douce-amère de l’american way of life des années 60, il narre les mésaventures de Mr Hobbs pendant ses vacances, durant lesquelles rien ne fonctionne comme prévu : la petite vie de cette famille américaine typique se voit donc gentiment bousculée, sans non plus, époque oblige, que le script n’atteigne des sommets de politiquement incorrect, à la façon d’un Vive les vacances (John Francis Daley & Jonathan M. Goldstein, 2015) par exemple. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, plus de cinquante ans après sa sortie, certaines piques balancées avec malice par le film à l’encontre de la grande hypocrisie de l’american way of life restent encore d’actualité…

Test Blu-ray : Brancaleone s’en va-t-aux Croisades

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Malgré la croyance populaire, le chef d’œuvre des Monty Python Sacré Graal ne fut pas le premier représentant du genre que nous appellerons la « comédie médiévale » - en effet, quelques années avant que les trublions britanniques ne s’attaquant au genre, les italiens avaient déjà tenté l’expérience par deux fois, avec L’armée Brancaleone (1966) et Brancaleone s’en va-t-aux Croisades (1970).

Test Blu-ray : Le prophète

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Tourné en 1968, période de grandes remises en question sociales à travers toute l’Europe, Le prophète a remporté un franc succès en Italie (3,6 millions d’entrées). Pile dans l’air du temps, le film surfait avec malice sur les bouleversements de la société italienne de l’époque : libération des mœurs, féminisme, explosion de la télévision…