Séries TV The Walking Dead — 20 janvier 2015
Série TV : The Walking Dead Saison 4 Episode 15 – US

The walking dead

Et c’est reparti pour un petit tour de manège à sensation ! J’ai pris mon Vogalène, je suis fin paré pour vous souhaiter la bienvenue dans ce grand huit version Walking Dead 4.0. Je trépigne tout bonnement de le voir celui-là, puisque nous arrivons gentiment à destination du Terminus … Générique !

Présentation des équipes 

L’épisode 15, intitulé « Us » en version originale, donc bien évidemment « Nous » en version française pour les parfaits petits bilingues comme moi que vous êtes (I have very choure !), met en relief, de manière traditionnelle dans cette saison, plusieurs groupes dispersés dans la forêt le long du chemin de fer. Ils abordent, toujours avec cet espoir incandescent, la dernière ligne droite, les derniers kilomètres, la « flamme rouge » les menant à la victoire finale d’étape au Terminus.

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Dans « Us », il est question du groupe « Maillot Jaune » (Promis, je boucle la Grande Boucle de la métaphore « cyclismique ») composé de Rick Grimes (Andrew Lincoln), son fils Carl (Chandler Riggs) qui grandi, d’épisodes en épisodes, de manière impressionnante, et de la « tarantinesque » (Danai Gurira). Je vais vous dire toute la vérité : ce groupe-là, nous allons tout de suite l’oublier puisqu’il n’apparaît que le temps d’une séquence de quelques secondes. Déçus hein !? Nous les reverrons avec très grand plaisir une autre fois.

Le second groupe se compose de cinq personnes : Glenn Rhee (Steven Yeun) toujours désespéré de ne pas retrouver sa tendre mie, Maggie, de Tara Chambler (Alanna Masterson), l’ancienne et repentie ex de la Team « Gouverneur » devant une fière chandelle à Glenn de lui avoir sauvé la vie, du Sergent Abraham Ford (Michael Cudlitz), le meneur, et accompagné de la non moins, mais alors vraiment non moins sympathique, Rosita Espinosa (Christian Serratos). Ils sont missionnés de mener le loufoque scientifique toujours coiffé de sa splendide et quasi mythique coupe du mulet, Eugène Porter (Josh McDermitt) vers Washington, afin de trouver un remède pour sauver le monde de la perdition..

La troisième et dernière équipe, un brin moins joviale, est constituée de sept personnages dont Joe (Jeff Kober) et ses cinq sbires, récemment apparus dans l’épisode 11, et détenant Daryl Dixon (Norman Reedus) seul et abandonné depuis le départ de Beth dans l’épisode 13.

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La course, coûte que coûte, vers le terminus

« Us » démarre, comme tous ses petits frères précédents, avec une lenteur mécaniquement rôdée, chimiquement optimisée pour nous plonger agréablement dans un bain moussant d’épisode, bien chaud, un soir d’hiver enneigé. De longs préparatifs liés au remplissage de la baignoire, la méticuleuse disposition des bougies, le dosage quasi parfait en sels de bain… Un orteil lentement plongé (Ouch ! Attention, c’est peut-être un peu trop chaud !), puis le pied tout entier, au tour maintenant de la jambe, puis une immersion complète, délicate… Tout est calme, tout est sérénité, tout est volupté… On se réveille là !! Notre belle brochette de héros trancherait volontiers un supplément conséquent de zombies à la machette pour un bain bien mérité fleurant bon les huiles essentielles et l’eucalyptus ! La première scène résume en une séquence, la journée du groupe de Glenn, évoluant le long de la voie ferrée. Des dialogues se tissent et se nouent entre les principaux intéressés. Il semble que la personnalité de Tara interroge le reste du groupe sur son dévouement envers Glenn. En effet, elle faisait partie du clan du « Gouverneur » au moment de la mise à mort par décapitation du beau-papa de Glenn, cautionnant ainsi indirectement ce terrible acte mortuaire. La culpabilité, moi je vous le dis, semble être un moteur efficace pour la loyauté. Glenn, déterminé à faire tout ce qu’il peut pour retrouver Maggie, exerce une pression convaincante sur les autres afin de hâter le pas et de rallier le Terminus. Heureusement que ce couple, un peu fleur bleue, existe dans cette série pour confirmer un adage bien trouvé de « quelques grammes de finesse dans un monde de zombies ». Le « clap » de fin de la première séquence nous délivre un bien bel os à ronger : Maggie adresse un message à Glenn sur une cabine lui précisant qu’elle, Sasha et Bob se rendent au Terminus. Ni une, ni deux, le sourire aux lèvres, il prend ses jambes à son coup et se lance à leur poursuite ! J’avoue sincèrement, moi qui suis un tantinet sentimentaliste, que cette scène a effleuré ma sensibilité.

A force de négociations, l’entêté Glenn, accompagné de Tara, parvient à créer une scission supplémentaire dans le nombre de groupes concernés par l’épisode. Le Sergent « Moustache » Ford, et Rosita emmènent avec eux Eugène Porter. Ils parviennent à trouver une voiture, et tentent de filer vers Washington. De leur côté, s’engouffrant dans un tunnel sombre et lugubre, Glenn et Tara progressent. On ne peut que s’attendre à rencontrer une horde de nombreux « rôdeurs ». Plus ils avancent, plus l’atmosphère devient oppressante, suffocante. Acculés, ils sont fortement mis en danger ! Je ne vous en dis pas plus, car l’issue ornée de rebondissements est purement salvatrice ! Un bonbon !

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« C’est à moi »

Daryl Dixon, faut pas se leurrer, est un personnage incontournable de «  ». Son style, bourru brillant bourré de bravoure en fait de lui, et de loin, mon chouchou number one de la saga. Ayant été recueilli dans un groupe entièrement « testostéroné » apparemment dirigé naturellement par Joe, il peine à vouloir s’intégrer puisqu’enrôlé malgré lui par ses détracteurs. Pourquoi le « c’est à moi » ? Je peux vous l’expliquer. Cette revendication permet à celui qui parle le premier d’être propriétaire de ce qu’il trouve. Un personnage peut poser prioritairement ses yeux sur un objet, temps qu’il ne s’est pas déclaré propriétaire du bien, celui-ci ne lui appartiendra pas. Ce phénomène un peu réducteur provoque des tensions dans un groupe où le mensonge est sanctionné par des actes punitifs de passage à tabac. Ce rite barbare coûtera la vie à Len, sous-fifres de Joe, visiblement peu enclin à accepter la présence de « l’homme à l’arbalète ». Nous sentons que, peu à peu, le solitaire Daryl rentre dans les petits papiers du chef de meute. Une fragile confiance semble s’instaurer entre les deux personnages, malgré une visible réticence de la part de notre protégé à la voix de Sean Penn (Emmanuel Karsen) en VF. Sur la route les menant au Terminus, Daryl comprend alors le réel objectif de Joe, digne mélange entre Charles Bronson et Harvey Keitel. Là encore, je préfère taire les motivations vengeresses de cet individu. Encore une fois, il faut maintenir le suspense, et voir ce Numéro 15.

« US », ma conclusion 

 Je dois bien dire une chose toute trouvée… la dernière scène, je ne la sens absolument pas du tout. Le sourire de cette femme ne m’inspire pas une réelle sympathie. Mais d’ailleurs qui est donc ce personnage si accueillant ? Mon flair défaillant et vacillant me laisse parfois sur le bas-côté de la route, ou plutôt ici sur le bas-côté du chemin de fer. Mais là…

Le but est atteint dans ce quinzième épisode où se mêlent des vérités spécifiquement bien formulées. La pugnacité de Glenn paye, l’expérience de Daryl paye et plaît. Le scénario, impliqué à nous guider vers ce final, tend surtout à rentrer en profondeur dans la personnalité des différents personnages. On souffle, on déblaye, on casse, on décortique chaque personnages pour arriver à un final progressivement haletant et victorieux. Mais ma petite madame, vos jolis géraniums, vos tournesols, vos grillades sentant la bonne côtelette ne me convainquent pas une seule seconde ! Un bon conseil, faites-vous votre idée. Et vous m’en direz des nouvelles ! Préparez-vous à embarquer dans cet univers tenace, qui nous colle à la peau. Attachez vos ceintures, le manège va démarrer. Générique !

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<<– Critique de l’épisode 14

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Julien Chabrier

Cet article a été rédigé par Julien Chabrier, Rédacteur de Critique Film.