Richard Kelly

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Richard Kelly

Naissance : 28 Mars 1975
Age : 36 ans
Nationalité : américaine
Profession : réalisateur, scénariste, producteur
Récompenses : plusieurs pour Donnie Darko, dont une à Gérardmer

 

 

James Richard Kelly est un réalisateur atypique, devenu culte pour certains (dont moi) après son coup d’essai/ coup de maître, Donnie Darko. Mêlant allègrement les genres, ses films demeurent exigeants de par leurs multiples niveaux de lecture.

Après deux courts-métrages (dont The Goodbye Place, visible sur internet), il s’attaque en 2001 à la réalisation de Donnie Darko, qui connaîtra un grand succès d’estime après une sortie discrète en salle. Impossible de résumer l’intrigue en deux lignes. C’est là l’une des forces de ce jeune réalisateur, obliger le spectateur à plusieurs visions, plusieurs relectures pour saisir réellement les enjeux de ses intrigues. Rares sont les films qui ont ce niveau d’exigence. C’est pas devant Taxi que vous allez vous creuser les méninges (gratuit). Cela ne doit pas être un obstacle.

Donnie DarkoDonnie Darko c’est l’adolescent perturbé cher au cinéma indépendant américain, l’antihéros qui nous dévoile la face cachée des banlieues pavillonnaires friquées. Ce film mélange à la fois fantastique, psychologique, conte sur l’adolescence. Il offre au passage des seconds rôles surprenants, notamment à Drew Barrymore et Patrick Swayze (oui, Patrick Swayze). Bourré de dialogues cultes et de réflexions profondes sur le bien et le mal, le regard des autres ou encore la fin du monde (thème récurrent chez Richard Kelly), Donnie Darko se conseille chaudement.

Son second film, Southland Tales, auréolé d’un concept inédit à ma connaissance (les trois premiers chapitres de l’histoire en BD et les trois derniers dans le film) a quant à lui beaucoup divisé. Présenté à Cannes en 2006, il n’a pas été distribué en France. Malmené au montage et doté d’une intrigue extrêmement alambiquée, les références et les thèmes sont tellement nombreux qu’on peut facilement s’y perdre. Religion, politique, fin du monde, voyage dans le temps, humour absurde, K. Dick, énergie renouvelable, néo-marxisme, amnésie et pornographie sont au menu. Effectivement, ça peut déconcerter.

The BoxSon troisième film (le plus accessible) est The box. Adapté d’une nouvelle de Richard Matheson (Le Jeu du bouton), il décrit un couple d’une banlieue pavillonnaire (encore) dont la femme (Cameron Diaz) reçoit un mystérieux carton. Dedans, un boîte avec un simple bouton. Un homme énigmatique vient peu après leur expliquer les enjeux de cette  » expérience « . S’ils appuient, deux choses se produiront. Quelqu’un, quelque part dans le monde, mourra. Ils gagneront un million de dollars. Provoquant comme idée de départ non ? Débutant comme un thriller classique, The box finit carrément dans le fantastique. Le personnage d’Arlington Stewart est fascinant. Avec quelques beaux dialogues, et le thème du handicap qui rappelle celui du regard des autres, The box trouve sa place sans problème dans la courte filmographie de Richard Kelly.

Que dire de plus sinon qu’on attend la suite avec impatience ! Cette suite sera Corpus Christi (l’histoire d’un vétéran de la guerre en Irak) en attente de tournage.

Liste des longs-métrages de Richard Kelly

  • 2001 : Donnie Darko
  • 2005 : Domino ( scénario )
  • 2006 : Southland tales
  • 2009 : The box

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