Dossiers — 07 juin 2013
Je les connais bien, je leur ai serré la main #5

J’ai rencontré deux fois à . La première fois, c’était en 1998 ; il était venu pour présenter Out of Sight, en compagnie de Steven Soderbergh, Steve Zahn et quelques autres. Il était déjà très connu grâce à Urgences, et il avait déjà la classe. Un charisme extraordinaire, un physique impressionnant, très drôle, surtout en conférence de presse – conférence qui a débuté avec 45 minutes de retard, car George s’est mis en tête de signer TOUS les autographes qu’on lui demandait… et on lui en demandait beaucoup.

Il est revenu à Deauville en 2007 pour y présenter Michael Clayton. En neuf ans, c’est devenu une vraie vedette de cinéma, mais il est resté exactement le même: toujours aussi drôle, toujours aussi classe, toujours aussi charmant et disponible – un charisme inchangé, agrémenté d’une barbe grise et d’un costume noir parfaitement taillé. J’en ai vu de la jalousie dans les regards des hommes, ce soir là – et je vous passe ce que j’ai lu dans celui des femmes. Je me souviens d’une amie, photographe pour le compte du festival, qui le shootait a reculons alors qu’il se dirigeait vers le grand escalier de l’auditorium, et qui a trébuché sur l’escalier en question ; George s’est précipité et l’a aidée à se relever en parfait gentleman. Elle m’a juré ne pas l’avoir fait exprès. Je ne l’ai pas cru.

Bien plus de charisme et de classe que chez un , par exemple – et nous avons pu le vérifier en live, car le lendemain soir c’est justement ce dernier qui était sur le tapis rouge en compagnie de madame Jolie. Bon… Il est beau, certes, mais… Je me souviens surtout de la conférence de presse, enfin, de juste avant la conférence de presse. Il était dans le petit salon qui mène à la salle de conférence, là où stagnent tous ceux qui veulent approcher les vedettes en feignant l’indifférence blasée, avec quelques autres personnes légitimement présentes (accompagnateurs, producteurs, attachés de presse…).

Il y avait donc pas mal de monde au mètre carré, disons un peu plus que pour la conférence du réalisateur d’un documentaire obscur, par exemple. A un moment, je me dirige vers la sortie pour respirer un peu, et en chemin je me retrouve nez à nez avec Brad Pitt, bien dans l’axe. Il me dépasse de dix bons centimètres, et il me regarde dans les yeux, sans rien dire, sans bouger. Je mets deux à trois secondes avant de comprendre ce qu’il me dit sans me le dire: « dégage« . Hé oui… lorsque le commun des mortels, en l’occurrence moi, se retrouve sur le chemin de Brad, ce n’est certainement pas ce dernier qui va se pousser.

(c) David Rault

(c) David Rault

Brad Pitt – George Clooney… Quels comédiens formidables. Quels grands acteurs. Sauf que l’un d’entre eux fait dorénavant partie de la catégorie des comédiens que j’apprécie tellement au cinéma que j’espère, finalement, ne jamais les rencontrer.

Articles semblables

Partage

Auteur

Avatar
David Rault

Cet article a été rédigé par David Rault, Chroniqueur de Critique Film. Twitter : @davidrault