Critique : Catch Me Daddy
"Catch Me Daddy" prouve qu'on peut passer sans problème du monde du clip à un premier long métrage qui combine le réalisme social de Ken Loach au monde sans pitié des westerns de Sam Peckinpah. Le cinéma britannique peut rajouter les noms de Daniel et Matthew Wolfe à sa liste déjà longue de réalisateurs de talent.
Critique : Fatima
Dans Fatima, Philippe Faucon a su doser de façon parfaite son goût pour l'épure et une conduite de récit très bien menée. Tout en étant très réaliste sur la vie difficile de Fatima, et donc, de toutes celles qui partagent son sort, son film fait souvent la part belle à une sorte de poésie, issue sans doute des poèmes écrits par Fatima Elayoubi. Un film puissant et généreux.
Critique : Vierge sous serment
L’actrice Alba Rohrwacher paraît porter le malheur de l’humanité tout entière sur son visage. Ses traits sont marqués par un tel désespoir qu’il devient de plus en plus rare de la voir dans autre chose que des tragédies misérabilistes.
Critique : La Isla mínima
Avec son sixième film, Alberto Rodriguez trousse un polar au classicisme assumé, mais dont l’efficacité n’a d’égale que la noirceur de l’intrigue.
Critique : J’aurais pu être une pute (court-métrage)
À l'occasion de la sortie de son premier long-métrage en tant que réalisatrice (Je suis à vous tout de suite), retour sur le court-métrage que Baya Kasmi a réalisé en 2010 avec déjà Vimala Pons, au talent comique et sensuel unique.
Critique : Séance
Le fantastique selon Kiyoshi Kurosawa se montre le plus redoutable, lorsqu’il accentue l’étrange à travers ses manifestations abstraites, au lieu de laisser le travail de l’imagination aux effets spéciaux. Ainsi, dans Real, qui reste encore pour quelques heures le dernier de ses films à sortir en France, le réalisateur avait hélas cédé à la facilité en représentant le monstre mythologique par le biais d’une avalanche d’effets peu convaincants.
Critique : L’Amputée (court-métrage)
Catherine E.Coulson, la fameuse dame à la bûche de Twin Peaks, tient le rôle principal de cette courte comédie noire où elle incarne un personnage bien mal traité par son infirmier..
Critique : The Green Inferno
Eli Roth n’est pas Quentin Tarantino, mais il connaît néanmoins bien les classiques du film de genre. Il nous en livre la preuve par le biais de cet hommage aux festins cinématographiques de cannibales, particulièrement féroces et populaires en Italie dans les années 1970 et ’80.
Critique : L’odeur de la mandarine
Même si on peut regretter certaines lourdeurs dans l'utilisation parfois trop forcée de métaphores animales, "L'odeur de la mandarine" est un film qui fait honneur au cinéma français, à la fois par son scénario, par sa réalisation et, surtout, par son casting qui permet de regarder Olivier Gourmet avec un œil neuf, de découvrir au cinéma Georgia Scaliett, une grande actrice à l'aube d'une grande carrière, de confirmer le grand talent d'Hélène Vincent, tout en rendant une sorte d'hommage à de grands anciens : Romain Bouteille, Michel Robin, Fred Ulysse.
Critique : Cemetery of Splendour
Où Apichatpong Weerasethakul livre un film à la beauté somptueuse, à la fois lumineux et solaire. Nous verrons en quoi Cemetery of Splendours est, au-delà de son rythme indolent captivant, un long-métrage dont il importe de souligner son aspect unique au sein d’une production cinématographique, devenue au fil des années, beaucoup trop sclérosée.
Critique : Prémonitions
La publicité au début des séances de cinéma commerciales dure généralement entre dix et vingt minutes. Pendant ce temps, le spectateur doit subir un nombre conséquent de spots pour des voitures, des boissons, des voyages ou des parfums, qui deviennent lassants au plus tard la deuxième fois qu’on les voit.
Critique : The Visit
Le processus de réhabilitation cinématographique n’en est qu’à ses débuts pour M. Night Shyamalan. Après avoir terrifié le monde entier au tournant du siècle, le réalisateur a en effet progressivement dilapidé son capital de sympathie, en enchaînant les bides commerciaux et artistiques.



















