Cannes 2017 : Wonderstruck (Le musée des merveilles)

Le musée des merveilles Etats-Unis, 2017 Titre original : Wonderstruck Réalisateur : Todd Haynes Scénario : Brian Selznick Acteurs : Oakes Fegley, Julianne Moore Distribution : Metropolitan Film Export Durée : 1h57 Genre : Drame Date...

Critique : Le Roi Arthur La Légende d’Excalibur

Quand l'heure des bilans viendra, que retiendra-t-on du cinéma de Guy Ritchie ? Qu'il n'y ait pas de malentendu macabre, nous souhaitons encore de longues années prospères au réalisateur, qui n'a même pas cinquante ans. Néanmoins, il paraît de moins en moins probable qu'un élan de renouvellement s'empare d'une filmographie après tout plutôt cohérente dans ses choix stylistiques.

Critique : Le Procès du siècle

Que reste-t-il à dire sur la Shoah ? Les moindres détails de ce crime atroce contre l'humanité ont été vulgarisés dans des commémorations et des mises en gardes régulières, le tout relayé par le biais du cinéma sous la houlette de réalisateurs d'envergure tels que Alain Resnais, Marcel Ophüls, Claude Lanzmann et Steven Spielberg.

Critique : Adieu Mandalay

Si l'on se fiait exclusivement au matériel promotionnel – bande-annonce, affiche et photos – de ce film, ce qui est après tout le type d'approche par lequel s'enclenche habituellement de nos jours la consommation cinématographique, on pourrait croire qu'il s'agisse d'une œuvre poisseuse et fiévreuse, en mesure de tirer un vocabulaire visuel fort de paysages exotiques et de corps langoureux.

Critique : Alien: Covenant

C’est avec une impatience non feinte, une certaine appréhension également, que l’on attendait ce nouvel opus de la saga Alien, suite de Prometheus. Pour rappel, ce dernier est une préquelle narrant les événements se déroulant avant le film original, sorti en 1979. L’on se souvient de cette image étrange du Space-Jockey, l’œil rivé à un télescope géant, l’estomac éventré, objet de spéculations les plus diverses parmi les fans et l’une des raisons pour laquelle Ridley Scott décida de revenir aux sources de l’histoire. Sorti en 2012, Prometheus divisa les fans, reprochant à Scott la création d’un gloubi-boulga métaphysique trop éloigné de l’univers anxiogène du premier volet. Prenant acte de ces critiques, Scott a la ferme intention de renouer avec l’ambiance du film original, tout en poursuivant la mutation de son univers initié par Prometheus

Critique : Get Out

Premier long métrage de Jordan Peele, Get Out, porté par Daniel Kaluuya, qui s’est illustré dans le dernier épisode de la première saison de Black Miror, raconte l’histoire d’un homme afro-américain qui rencontre la famille blanche de sa copine. Une rencontre sous pression qui va partir dans les tours.

Critique : suntan

Grâce à un scénario solide et intelligent, grâce à un bon travail de mise en scène et de mise en image, grâce à un duo de comédiens dont le naturel permet de s'attacher à leurs personnages, "Suntan" arrive à dégager un charme auquel on se laisse facilement prendre.

Critique : Bientôt, les jours heureux

Bientôt, les Jours Heureux est le deuxième long-métrage d’Alessandro Comodin. Son œuvre liminaire, L’été de Giacomo (sorti en 2012), chronique solaire d’un amour balbutiant entre deux jeunes personnes, s’était attirée l’éloge de la critique lors de sa sortie, en 2012. Sélectionné à la semaine de critique 2016, Bientôt les jours heureux s’inscrit pleinement dans la filiation esthétique et formelle de son précédent film mais s’en éloigne également sur plusieurs aspects. Comme dans L’été de Giacomo, Comodin parvient à trouver un équilibre subtil entre le documentaire et la fiction, les deux s’imbriquant l’un dans l’autre de manière naturelle. Cette « cohabitation » entre deux genres à priori antinomiques contribue à insuffler une tonalité singulière à ce nouveau long-métrage.

Critique : Les Gardiens de la Galaxie 2

Trois ans après, James Gunn revient avec la suite de Les Gardiens de la Galaxie. Le casting reste le même : Chris Pratt (Star-Lord), Dave Bautista (Drax) et Zoe Saldana (Gamora) reviennent, présents à l'écran, et Bradley Cooper et Vin Diesel prêtent toujours leurs voix à Rocket Racoon et (Baby) Groot. Deux petits nouveaux s’ajoutent à la bande, et pas des moindres, Kurt Russell dans le rôle de la planète Ego et Sylvester Stallone devient Stakar, personnage qui devrait réapparaître dans de prochains films Marvel Studios. Après la claque qu’était le premier opus, comment James Gunn a-t-il appréhendé cette suite ?

Critique : Cinéma mon amour

Grâce à la véritable prestation d'acteur de Victor Purice, l'exploitant du cinéma Dacia de Piatra Nemt, grâce au montage très judicieux du film, il est certain qu'une grande majorité de spectateurs abandonneront très vite toute forme d'a priori négatif pouvant provenir de la lecture du synopsis.

Critique : Entre le ciel et l’enfer

Un des aspects les plus bluffants du génie de Akira Kurosawa réside dans sa capacité de changer assez régulièrement de genre au cours d'une filmographie très fournie, tout en y affichant chaque fois une maîtrise, voire un pouvoir de création incroyables. Ainsi, alors qu'on a plutôt tendance de nos jours à se souvenir de ce réalisateur majeur du siècle dernier pour ses épopées de samouraïs, il a su œuvrer avec la même maestria dans un large éventail de genres, à l'exception notable de la comédie.

Critique : Message from the king

Fabrice du Welz est un cinéaste passionnant à plus d’un titre. Avec son premier long métrage, Calvaire (2004), il livrait une authentique bombe qui allait traumatiser pas mal de fans de cinéma de genre avec son mélange inédit de romantisme tordu et d’horreur frontale, le tout dans une ambiance étrange et dérangeante. UJn classique instantané possédant encore aujourd’hui toute son aura. La suite de sa carrière aura été tout aussi radicale, le cinéaste ne sacrifiant jamais ses visions à des impératifs commerciaux. Un esprit d’artiste incontrôlable qui fait sa singularité, mais l’ayant cantonné à un cinéma confidentiel, pour un petit public d’irréductibles. A l’occasion du polar Colt 45, il espérait à l’époque changer de style, pour un film qu’il envisageait comme sa version des polars hardcore américains des 70’s, au style rugueux et impitoyable. L’expérience douloureuse avec son producteur Thomas Langmann l’aura mené vers le radical Alleluia pour lequel il aura retrouvé son plaisir de filmer, malgré une exploitation pour le moins limitée. Tout ça nous amène au film qui nous intéresse aujourd’hui, que l’on peut sans aucun mal voir comme son polar hardboiled dont il rêve depuis longtemps et qui constitue sa première expérience aux Etats Unis. Réalisé avec un budget que l’on devine serré, en très peu de temps (28 jours), et arrivé très tard sur le projet, on se doute bien qu’il ne s’agit pas d’un projet personnel pour le cinéaste mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a pas mis toute son âme, comme on s’en rendra très rapidement compte.

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On l’aime bien quand même, Éric Judor. En tant qu’acteur, il a beau rester coincé dans des rôles d’adultes à l’esprit d’enfant qui correspondent de moins en moins à son âge réel, lui qui approche doucement mais sûrement de la soixantaine. Mais en tant que réalisateur, à la filmographie sporadique quoique pas non plus inintéressante, il sait garder son doigt sur le pouls du temps.

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Avant, pendant et après la guerre sur le terrain, celle des médias fait rage. De nos jours, il ne s’agit plus seulement d’envahir un pays, il faut en même temps soigner la campagne de communication qui accompagne cet acte d’agression militaire. Autrefois, on appelait cette forme de manipulation cynique de l’information la propagande.

Critique : Les Misérables

Fred Cavayé signe une fresque historique ample et spectaculaire, portée par un Vincent Lindon habité et un redoutable couple Thénardier incarné par Camille Cottin et Benjamin Lavernhe. Un grand divertissement populaire, fidèle à l'esprit du roman de Victor Hugo plus qu'à chacun de ses détails.

Critique Express : Il était une fois le printemps

Avec beaucoup d'intelligence, Cheyenne Carron aborde le sujet très clivant des migrants d'une façon qui a pour effet d'introduire le doute aussi bien chez celles et ceux qui ont des boutons d’urticaire à la simple pensée d'accueillir des migrants sur le sol français que chez celles et ceux qui, par humanisme, verraient d'un bon œil un accueil de migrants qui soit chaleureux et plus facile pour eux.