Critique : Le Cri du sorcier
e Shout / Cri du sorcier n’est pas l’oeuvre de Skolimowski qui a le mieux résisté au temps mais reste à découvrir, pour sa capacité à transcender la campagne anglaise, pour ses comédiens dont la regrettée Susannah York, belle et fascinante ou Alan Bates, aussi terrifiant qu’envoûtant et pour l’audace formelle d’un des plus grands cinéastes de sa génération.
Critique Express : Women do cry
Ce film qui se veut très féministe est dédié à "nos mères". Franchement, ces pauvres mères doivent souffrir de voir leur cause si mal défendue !
Eté 85 : le grand gagnant des sorties de l’été 2020
Un an après la sortie de l'excellent Grâce à Dieu, qui mettait en avant la parole des victimes du père Preynat. François Ozon est de retour avec Été 85...
Critique : Creed II
Certains mythes sont éternels. Au cinéma, cette phrase n'est pas nécessairement vraie, puisque, par sa nature même d'art populaire, la survie au fil du temps de ces mythes fondateurs est soumise aux aléas de modes et aux changements dans la perception difficiles à prévoir. Ainsi, l'engouement actuel pour tout ce qui touche à l'univers des super-héros peut rapidement tomber en désuétude, une fois que l'air du temps sera passé à autre chose, tout comme les classiques d'antan jouissent d'une réputation vénérable à distance, puisqu'ils ne sont plus tellement regardés par les jeunes générations.
Critique : Love life
Pour son 10ème long métrage, Kôji Fukada propose un mélodrame d'une grande richesse sur les us et coutumes de son pays. Cet admirateur de la Nouvelle Vague française et, tout particulièrement, de Eric Rohmer, confirme qu'il est un des meilleurs réalisateurs de la nouvelle génération japonaise.
Critique : Tomboy
Après le magnifique Naissance des pieuvres présenté dans la catégorie Un Certain Regard du Festival de Cannes en 2007, Céline Sciamma revient au cinéma avec Tomboy (qui signifie garçon manqué en anglais). La réalisatrice y creuse le sujet du trouble identitaire de l'enfance. Le long-métrage a été diffusé à la dernière Berlinale (décidément cette réalisatrice est une bête de festivals). Il a été tourné en seulement 20 jours avec une petite équipe et une caméra Canon 5D.
W.E.
Non contente de toujours remplir les salles de concert à cinquante ans passés, Madonna passe derrière la caméra pour la deuxième fois après un premier essai plutôt controversé : Obscénité et vertu. La madonne nous entraîne dans l'envers du décor de l'une des histoires d'amour les plus scandaleuses du siècle dernier, à savoir la romance entre une jeune américaine mariée, Wallis Simpson, et le jeune roi d'Angleterre Edward VIII.
Critique : Jackie
Carrément plombé par une musique omniprésente et particulièrement insupportable, "Jackie" s'emmêle en plus les pinceaux dans un montage particulièrement alambiqué.
Critique : Arc de Triomphe
Cette adaptation du roman de Erich Maria Remarque, qui a déjà dû sembler assez démodée lors de sa sortie après-guerre, a regagné une pertinence insoupçonnée en notre époque de flux migratoires inégalés. Malgré son décor artificiel, vrai uniquement en termes de reconstructions hollywoodiennes friandes de clichés sur Paris, elle sait par moments retranscrire ce que cela veut dire d’être un immigré clandestin dans un pays, préoccupé par des soucis plus pressants et égoïstes que l’accueil digne des hommes, des femmes et des enfants qui y cherchent refuge.
Albi 2016 : Corniche Kennedy
Dominique Cabrera aime Marseille. Elle l’a dit à plusieurs reprises lors de la présentation de Corniche Kennedy au 20ème Festival d’Albi. Cet attachement se traduit par un film à l’équilibre délicat, sans l’ombre d’un doute enraciné dans la mentalité et la topographie de la cité phocéenne et en même temps libre comme l’air de toute trace de coloris folklorique.
Critique : Le privé
Qu'ont en commun Elliott Gould, Dick Powell et Humphrey Bogart ? Ils se sont tout trois glissés dans la peau de Philip Marlowe, détective privé crée par Raymond Chandler, dont les romans ont été adaptés une dizaine de fois au cinéma. Si l'action se déroule dans les années 70, Marlowe lui semble pourtant vivre hors du temps. Se levant en pleine nuit acheter du pâté pour son chat, roulant en voiture datant des années 40, il va faire preuve d'une nonchalance à toute épreuve.
Le Secret de l’enfant fourmi
Cécile (Audrey Dana) part retrouver au Bénin Didier (Robinson Stévenin), son ancien compagnon qui l’a quittée brusquement, avec le vague espoir de le reconquérir et de le ramener en France. Mais le jeune homme s’est installé en Afrique durablement (il s’occupe d’une réserve, et fait notamment la chasse aux braconniers) et il laisse Cécile explorer seule les alentours. S’étant égarée en pleine brousse, cette dernière passe la nuit dans sa voiture et a la surprise à son réveil de se voir remettre sans autre forme de procès par sa mère, visiblement apeurée et qui s’enfuit aussitôt, un nourrisson endormi. Ayant en vain essayé de retrouver la trace des parents et en butte à l’hostilité générale, la jeune Française ne peut se résigner à laisser l’enfant, comme tout le monde le lui conseille, à l’orphelinat local. Didier va aider Cécile à adopter le bébé (qu’elle baptise « Lancelot », avant de revenir 8 mois plus tard le chercher). Plusieurs années tranquilles se passent près de Bordeaux, quand Lancelot (Elie-Lucas Moussoko) qui vient d’entrer au CP, se met à avoir des réactions de plus en plus étranges. Sa mère adoptive croit alors opportun de le ramener en Afrique à l’occasion d’un congé scolaire, en quête de ses racines. C’est à un « secret » douloureux qu’ils vont être confrontés.



















