Test DVD : La Saison des femmes
Les personnages du film ont été inspirés à la réalisatrice par des femmes qu'elle a réellement rencontrées, les quatre rôles principaux donnant un tableau assez complet de la difficile condition féminine dans son pays.
Étrange Festival 2016 : Le Profond désir des dieux
Cette année, en sus des nombreux cycles parallèles, L’Étrange Festival 2016 a décidé de consacrer une mini-rétrospective à Shohei Imamura. Destiné à mettre en lumière une poignée de film de l’auteur de Cochons et Cuirassés, ce cycle propose 7 longs-métrages au total. Ainsi, il est possible de (re)découvrir sur grand écran quelques titres qui, pendant longtemps, furent inédits dans nos contrées francophones avant leurs disponibilités, via Elephant Films, sur support dvd /blu-ray. En dépit de la qualité médiocre de certaines projections (format dvd/blu-ray), le visionnage de cette œuvre dense et protéiforme fut une épiphanie, en particulier Le Profond Désir des Dieux, ce dernier étant, par ailleurs, le premier film en couleur du réalisateur de l’Anguille. A l’instar de nombreux cinéastes issus de la nouvelle-vague japonaise, Imamura traite d’une thématique souvent évoquée dans le corpus de films liés à la modernité cinématographique japonaise : à savoir le tiraillement d’un pays déchiré entre tradition sociétale et modernité économique. Sujet maintes fois rebattu certes, mais toujours aussi passionnant lorsqu’il est entre les mains de cinéastes aussi talentueux que Shohei Imamura, Kiju Yoshida, Nagisa Oshima, Ko Nakahira…
Critique : Brooklyn Village (Deuxième avis)
Dans "Brooklyn Village", Ira Sachs s'intéresse aux répercussions de problèmes économiques sur la vie intime de ses personnages, avec deux visions qui s'affrontent, celle des adultes et celle de deux jeunes adolescents.
Critique : Brooklyn village
Par la thématique de ses deux films précédents, Keep the lights on et Love is strange, on aurait pu croire que le réalisateur Ira Sachs devienne le porte-parole d’un certain courant homosexuel du cinéma indépendant américain. En dépit d’une suggestion très discrète en ce sens dans son nouveau film, Brooklyn village rectifie cette impression partiellement trompeuse pour mieux asseoir le savoir-faire de Sachs dans un domaine assez différent : les petits tracas de la vie quotidienne, vécus par des gens ordinaires qui tentent en toute humilité de joindre les deux bouts, à la fois financièrement et affectivement.
Critique : Victoria
On retrouve dans "Victoria" beaucoup de points communs avec" La Bataille de Solférino", bien que le contexte soit très différent. Toutefois, la réalisatrice a bénéficié cette fois ci de davantage de moyens et, malheureusement, cela se voit : moins de fraîcheur, moins de spontanéité.
Test DVD : Vendeur
"Vendeur" présente à la fois un côté documentaire consacré au métier de vendeur et la peinture d'une relation père-fils, ou plutôt de deux relations père-fils car le film nous permet de côtoyer un grand-père, un père et un fils.
Critique : Frantz
La réussite est totale, faisant de "Frantz" une œuvre majeure dans la filmographie de François Ozon, voire même, tout simplement, son meilleur film !
Test DVD : La Passion d’Augustine
Avec ce DVD, l'alternative qui s'offre à vous est très facile : soit, vous avez vu le film lors de sa sortie en salles et les chances sont grandes que vous ayez envie de le revoir un jour ou l'autre ; soit vous ne l'avez pas vu et le DVD pourra vous permettre de rattraper ce qu'on peut appeler une erreur.
Critique : Nocturama (2ème avis)
On s’imagine à quel point la production de Nocturama a dû être compliquée. Écrit avant les attentats du 7 janvier, tourné avant ceux du 13 novembre, évoquer le sujet du terrorisme semble très sensible aujourd’hui : Made in France avait été déprogrammé, Salafistes interdit aux moins de 18 ans. Une forme de censure, d’autocensure ? Ce qui est sûr c’est que Nocturama n’en propose pas, et n’a d’ailleurs aucune raison de le faire (si tant est qu’il y ait des raisons valables de censurer, mais c’est un autre débat …). Outre le fait que les événements du film n’ont aucun rapport avec le massacre d’innocents, Nocturama est une œuvre sur la jeunesse plus que sur le terrorisme.
Critique : Voir du pays
Intéressant d'un point de vue documentaire, "Voir du pays" souffre de vouloir s'intéresser à trop de pistes sans arriver à toutes les traiter avec la profondeur souhaitable. Heureusement, les prestations de Soko et d'Ariane Labed, mais aussi du reste de la distribution, permettent de faire oublier ces imperfections au spectateur.
Critique : Le Fils de Jean
On savoure avec grand plaisir l'art consommé de Philippe Lioret pour amener l'émotion chez le spectateur et même si "Le Fils de Jean", à cause d'un léger flottement au mitan du film, n'est pas tout à fait au niveau de "Je vais bien, ne t'en fais pas", il s'agit indéniablement d'un des meilleurs films du moment.
Critique : Divines (Deuxième avis)
Ce premier film, lauréat de la Caméra d’or au dernier Festival de Cannes, n’y va pas par quatre chemins pour évoquer le destin tragique d’une jeune rebelle de la banlieue parisienne. Divines est en effet un film plein de rage et de fureur, qui n’a nullement peur d’insister sur les aspects extrêmes du sort de sa jeune héroïne, quitte à faire appel à des dispositifs formels d’une certaine gravité pesante.



















