Critique : Eugénie Grandet
Marc Dugain nous offre indubitablement une des meilleures adaptations cinématographiques de l'œuvre de Balzac.
Critique : Le Fils de Joseph
Tout spectateur qui a déjà été conquis par la facture très particulière des films d'Eugène Green trouvera forcément son compte dans "Le Fils de Joseph". Pour celles et ceux qui n'ont vu aucun de ses films, "Le Fils de Joseph" est probablement le plus facile d'accès parmi ses six réalisations : n'est-ce pas un excellent motif pour aller voir ce film ? Quant à celles et ceux qui ont déjà fait une ou plusieurs tentatives et qui n'ont pas accroché, on ajoutera que "Le Fils de Joseph" est très souvent fort drôle, ce qui ne gâte rien.
Critique : Aquarius
"Aquarius" n'est que le deuxième long métrage de fiction de Kleber Mendonça Filho, mais la réalisation de documentaires et de nombreux court-métrages ont permis à ce réalisateur d'acquérir une maîtrise de la mise en scène qui fait de lui un élément important du cinéma international.
Critique : May December
Aux Etats-Unis, l'expression "May december" est utilisée pour décrire une relation amoureuse entre deux personnes d'âges très différents.
Cannes 2018 : Plaire aimer et courir vite
Vous souvenez-vous d'une histoire d'amour gay au cinéma qui se termine bien ? Plus encore que leur pendant hétéro, les aventures romantiques entre deux hommes ou deux femmes ont la fâcheuse habitude de se conclure au mieux avec un départ vers de nouveaux horizons en solitaire. Notre repère d'identification aura alors été amèrement déçu, quoique au moins vigoureusement confirmé dans son orientation sexuelle.
Critique : Juré n°2
Juré n°2
USA : 2024Réalisateur: Clint EastwoodScénaristes: Jonathan AbramsCasting: Nicholas Hoult ; Toni Colette ; Zoey DeutchDistributeur: Warner Bros. FranceGenre : Drame ; ThrillerDurée :...
Critique : Louise Wimmer
Dans la droite ligne de « Sans toit ni loi », Cyril Mennegun livre un portrait de femme en proie à la crise sociale mais sans jamais la faire sombrer, à l’inverse de la Mona du chef-d’œuvre d’Agnès Varda.
La Conspiration
Robert Redford a plus souvent été devant la caméra que derrière. Pourtant, son travail en tant que réalisateur est de qualité, que ce soit pour L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux en 1998 ou Lions et agneaux en 2007. L’acteur américain revient ici avec son dernier film, The Conspirator, en compétition fiction sur le Festival du Film d’Histoire de Pessac.
Critique : Julieta
Le film s’ouvre sur un très gros plan, l’image est insondable. Des plis et des creux fluides, couleur vermillon, se déploient et se resserrent. La masse flamboyante hypnose, happe le spectateur tout entier dans l’abstraction d’une image qui ne contiendrait plus que l’essence d’un mouvement. Des frémissements agitent imperceptiblement la surface, comme le vent sur un champ d’herbes folles. Notre regard continue de suivre ce mouvement particulier, presque vacillant. Et cela suffit. Tout le suc de Julieta résiderait dans ce premier plan. Une absence palpable. L’écran s’élargit, et nous comprenons alors qu’il s’agit d’une étoffe épousant les formes d’un buste féminin. En hors-champ, une sonnette retentit. Le cadre devient plus ample. Notre respiration reprend. Julieta se lève et, nous entraînant alors dans le mouvement aérien de sa robe de chambre en satin écarlate, ouvre la porte. À la beauté, à la laideur.
Critique Express : Eephus, le dernier tour de piste
A côté du base-ball, "Eephus" arrive à nous parler de ce que peut être la vie aux Etats-Unis pour des américains mâles de la classe moyenne et de tous âges vivant loin des grandes métropoles.
Critique Express : Only the rivers flow
L'enquête en tant que tel n'est pas l'élément le plus important de ce polar. Ce qui fait avant tout le sel de ce film, ce sont toutes les métaphores qui sont distillées avec finesse tout au long du film et la peinture qui est faite d'un policier et de son environnement.
Tribulations d’une amoureuse sous Staline
Début des années 50. Sabine, sa mère et sa grand-mère vivent toutes les trois dans un petit appartement au cœur de Varsovie. Sabine viens d’avoir 30 ans et mène une vie sans histoire. Introvertie, elle peine à trouver l'homme qui lui manque pour s'épanouir. Sa mère, désespérée, donnerait ciel et terre pour qu'elle rencontre le bon candidat. Sa grand-mère, la langue bien pendue, chapeaute le défilé des prétendants à la maison, mais en vain. Sabine ne s'intéresse à aucun d'entre eux. Un beau jour, sortant de nulle part, surgit le terriblement attirant, trop charmant et étrangement intelligent Bronislaw. Sa présence chamboule leur vie et ne tarde pas à dévoiler le côté obscur de la nature de certaines femmes.



















