Test Blu-ray : Atomic Blonde
Atomic Blonde est avant tout un film d’espionnage, porté par son atmosphère berlinoise de fin de Guerre Froide. Il faut dire que, se situant juste avant la chute du mur de Berlin, ce n’est pas les protagonistes qui manquent : Américains, Russes, Allemands de l’Est, Anglais, Français, tous répondent à l’appel. Un peu trop d’ailleurs, puisque le récit se fait parfois un peu brouillon et inutilement alambiqué.
Test Blu-ray : Vaincre ou mourir
Sorti en France le 25 janvier dans un circuit de 188 salles, le premier film produit par le Puy du Fou, Vaincre ou mourir, peut déjà être considéré comme un succès, dans le sens où le film est parvenu à réunir presque 290.000 spectateurs dans les salles obscures.
Test Blu-ray : The Dead don’t die
Après s'être attaqué il y a quelques années au western puis au film d'action, Jim Jarmusch investit le film de Zombies et l'adapte à son style, à son univers unique. Et il n'y a pas le moindre doute à avoir, The dead don't die, c'est du Jarmusch pur jus...
Test Blu-ray : Le projet Atticus
Ce faux documentaire, écrit et réalisé par Chris Sparling (par ailleurs scénariste de l’excellent Buried), décide en effet d’entrecouper les séquences filmées à l’institut Atticus dans le film (pseudo-tournées entre 1975 et 1976) par des témoignages contemporains de divers intervenants liés au drame ayant pris place à l’époque
Test DVD : Horsehead
Uniquement sortie dans une toute petite poignée de salles lors de sa distribution en salles en 2015, Horsehead est une petite production horrifique française, orchestrée par Romain Basset, un amoureux du genre qui déclame avec ce premier long-métrage un poème visuel à l'atmosphère oppressante et aux images littéralement sublimes, que les amateurs rapprocheront forcément du cinéma d'Hélène Cattet et Bruno Forzani (Amer, L'étrange couleur des larmes de ton corps) pour son goût très prononcé pour une esthétique visuelle baroque directement héritée du giallo et des œuvres immortelles de Mario Bava ou Dario Argento.
Test DVD : À quoi tu penses-tu ?
Comme son titre peut le laisser deviner, À quoi tu penses-tu ? est un film « gigogne », s’amusant à renvoyer un miroir vers le spectateur dans une mise en abyme aussi ambitieuse que franchement inattendue au cœur d’un film français. Film dans le film dans le film, suivant les errances rêveuses d’un héros schizophrène au cœur d’un univers l’étant tout autant, le film de Didier Kaminka apparaît, avec le recul, comme à la fois très ambitieux et très en avance sur son temps. A l’image de son affiche, surréaliste, rappelant une toile de Dali (en fait, il s'agissait de la réinterprétation d'une toile célèbre de Dominique Appia), À quoi tu penses-tu ? ne cesse de surprendre, part dans tous les sens, et s’avère véritablement unique.
Test Blu-ray : Harlots – Saison 2
Porte-drapeau d’une télévision féministe d’un nouveau genre, la première saison de Harlots avait plongé le spectateur au cœur d’une véritable « guerre » entre deux maisons closes du quartier de Covent Garden à Londres. Créée et développée par Alison Newman et Moira Buffini, la série a la particularité de n’être produite, écrite et réalisée que par des femmes. Des femmes qui se consacrent à d’autres femmes donc, pour tenter d’humaniser celles qui n’étaient résumées dans le Harris’s list of Covent Garden ladies (1757-1795) que par la description détaillée de leurs pratiques sexuelles. Dans Harlots, les « putains » prennent donc leur revanche, l’intrigue de la série s’attachant au contraire à mettre en avant le statut des femmes – de petite vie, mais pas uniquement, comme le montre de façon assez brillante l’introduction du personnage de Lady Fitz, incarné par Liv Tyler – dans l’Angleterre du XVIIIème Siècle, tout autant que leur lutte perpétuelle pour obtenir un semblant de dignité ou de « liberté » au sein d’une société qui les écrase totalement.
Test DVD : Contrôle parental
Alors que Judd Apatow semble actuellement d’avantage porté sur les projets télévisuels que sur sa carrière de cinéaste, la « famille » d’acteurs et de collaborateurs qu’il a contribué à mettre sur le devant de la scène depuis le tournant des années 2000 continue quant à elle année après année de développer des films perpétuant le ton à la fois tendre et trash de son œuvre. Ainsi, Seth Rogen et Evan Goldberg produisent régulièrement depuis 2011 d’efficaces comédies « à la Apatow », ouvertement tournées vers la famille américaine, par le biais de leur compagnie Point Grey Pictures.
Test Blu-ray : La fille du train
Survendu sur la promesse d'un scénario « à tiroirs », retors et machiavélique, ramenant directement le spectateur au souvenir du sublime Gone Girl de David Fincher, La fille du train ne réservera finalement, dans sa narration, que peu de surprises au public. Le récit des mésaventures de Raphaelle, articulé autour d'un « trou noir » du à l'abus d'alcool (une idée plutôt dans l'air du temps l'année dernière, puisqu'elle était également une des composantes essentielles du dernier roman de Stephen King, Carnets noirs – bientôt dans vos salles de cinéma) ne propose finalement, quand on y pense, pas grand-chose de plus qu'une version alambiquée, construite à la manière d'un puzzle, des intrigues proposées par les téléfilms produits à la chaîne depuis de nombreuses années pour les networks américains, et qui font le bonheur des ménagères tous les débuts d'après-midi sur TF1.
Test Blu-ray : Monster Dog
Monster Dog a toujours été considéré comme « le film d’horreur d’Alice Cooper » : s’il n’était absolument pas impliqué dans l’écriture du scénario ou le choix du sujet, le film nous donnait à voir et à entendre deux titres inédits.
Test Blu-ray : Space Dandy – Saison 2
Conçu comme un terrain d’expérimentations formelles et narratives complètement fou et décomplexé, Space Dandy déroute et amuse, imposant son rythme soutenu, son humour très particulier et ses épisodes plus barrés les uns que les autres.
Test Blu-ray : Nymphomaniac – Director’s cut
Lars Von Trier le provocateur décide en effet de briser les tabous en abordant frontalement, avec audace et non sans un certain humour, des scènes de sexe carrément débridées. Mais n’imaginons pas que ce Nymphomaniac version porno longue soit uniquement un produit pour lubriques dégénérés dont la vente devrait être réservée aux sex-shops : ce serait bien mal connaître le cinéaste danois, qui aime à provoquer des émotions fortes chez le spectateur, quitte à le pousser dans ses derniers retranchements ou le rendre très mal à l’aise.



















