Test DVD : Telle mère, telle fille
Noémie Saglio, consciente de l’impact de ses scènes comiques très efficaces (le diner, l’échographie…), n’oublie pas non plus qu’elle dispose au casting de son film de l’une des meilleures actrices françaises de tous les temps, et permet à Juliette Binoche de livrer un festival, un véritable one woman show qui ravira tous les admirateurs de son jeu naturel et lumineux, qui confirme à qui en douterait encore qu’elle est capable de TOUT jouer avec le même talent extraordinaire. Un très bon moment, et un film attachant que l’on se surprendra sans doute à avoir envie de revoir d’ici quelques années avec le même plaisir.
Test Blu-ray : Ghost in the shell
Rupert Sanders reprend des scènes emblématiques de l’animé, à l’image de ce combat culte dans l’eau. L’esthétique est splendide, quelque part entre Blade Runner, Le cinquième élément et Akira dans un néo-Tokyo impressionnant. Un mélange moderne et crasseux qui fait référence aux classiques du genre. Via des images de synthèses renversantes, Rupert Sanders signe des scènes d’action efficaces et d’une beauté confondante, rythmées et prenantes.
Test Blu-ray : L’embarras du choix
Si la comédie anglaise a toujours été fortement ancrée dans une certaine idée de réalisme social, la comédie française quant à elle semble se développer au cœur d’un monde parallèle et magique, un univers étrange et inconnu où tous les parisiens se parlent, où l’on connait son voisin et respecte les anciens, où le racisme n’existe pas et au-dessus duquel le soleil semble constamment briller. Avec ses rues de Paris propres et nettes s’imposant comme autant d’images d’Epinal de la capitale, ses personnages de comptables, chefs cuistots, blogueurs, coiffeurs ou encore oisifs vivant dans d’immenses appartements à Paris intra muros dont le loyer dans la vraie vie doit avoisiner les 8000€ mensuels, L’embarras du choix ne se pose pas vraiment la question du « réalisme » social : le film d’Eric Lavaine s’impose dès ses premières minutes comme un conte de fées, une comédie romantique déconnectée de la réalité entièrement construite autour de la personnalité de son actrice principale Alexandra Lamy.
Test Blu-ray : Baby Boss
Visionner un « grand » film d’animation en famille est toujours un plaisir. Les enfants sont calmes et passionnés durant environ 90 minutes, les valeurs sont souvent positives, et les parents retrouvent leur âme d’enfant le temps d’un long-métrage, à l’issue duquel ils se regarderont attendris en se disant « c’était pas mal ! » ou « c’était bien ! ». A la fin de Baby Boss en revanche, quand les lumières se rallumeront, les parents n’échangeront pas entre eux, s’adressant directement aux enfants : « alors les enfants, ça vous a plu ? », et les moins de 10 ans de crier leur bonheur tous en cœur.
Test DVD : Going to Brazil
Vingt ans – voilà presque vingt ans que l’on connaît et apprécie la personnalité de Patrick Mille, découverte par la plupart des quarantenaires au sein du « Centre de visionnage », vignette humoristique assurée par Edouard Baer et son équipe de joyeux drilles à la fin des années 90. Aux côtés de Gilles Gaston-Dreyfus, Jean-Michel Lahmi, Francis Van Litsenborgh, Joseph Malerba ou Sandrine Rigault, il y avait composé deux personnages très marquants : le « fan » éperdu d’Edouard Baer (« A cœur de peau ! ») et le brésilien Chico (« Totale éclatche ! »), personnage qui l’a quelque peu « vampirisé » au début des années 2000, avec une série de pubs, de sketches et même la sortie d’un DVD consacré au personnage en 2002.
Test DVD : La confession
Nicolas Boukhrief est un cinéaste ayant fait ses premières armes aux côtés de Christophe Gans, Doug Headline ou Christophe Lemaire, dans les colonnes de la revue Starfix. Mais contrairement à son confrère Christophe Gans, qui conserve une certaine « aura » prestigieuse malgré une infinité de projets avortés et d’échecs commerciaux, Nicolas Boukhrief semble avoir été oublié de tous, « maudit » en quelque sorte pour le cinéma, même si son style n’a cessé de s’affiner pour atteindre une élégance et un talent de metteur en scène que beaucoup lui envient aujourd’hui.
Test DVD : Jeu trouble
Le scénario de Jeu trouble a fait partie en 2012 de la fameuse « Black list » des meilleurs scénarios non portés à l’écran. En découvrant le film aujourd’hui, on comprend ce qui avait pu rebuter les producteurs : l’histoire du film suit un homme à la recherche de sa fiancée disparue, et celui-ci se rendra rapidement compte qu’il ne connaissait rien de sa compagne, et que [ATTENTION SPOILERS] celle-ci était en réalité une dangereuse tueuse à gages. CIA, organisation secrète à la solde du gouvernement, mafia, illuminati, matrice ou syndicat du crime à la John Wick ? [FIN DES SPOILERS] On n’en saura guère plus, car ce n’est pas ce qui intéresse Zack Whedon (frère de Joss) dans son histoire, qui ne cesse de pratiquer des allers et retours entre le présent et le passé : les flash-backs sur l’histoire d’amour entre Aaron Paul et Annabelle Wallis sont en effet le centre névralgique de Jeu trouble, et constituent indéniablement la principale qualité du film, écrit ET réalisé par le cadet de la famille Whedon.
Test DVD : Le mouton à 5 pattes
Septième long-métrage d’Henri Verneuil, Le mouton à 5 pattes constitue surtout la sixième collaboration du cinéaste avec l’acteur Fernandel, au sommet de sa popularité au début des années 50.
Test DVD : Phantasm II
Nouvelle exploration de l’univers fantasmagorique et fou né de l’imagination de Don Coscarelli, Phantasm II est à la fois très similaire et très différent du premier film. Presque dix ans séparent les deux premiers Phantasm, et le spectateur se retrouvera à nouveau plongé au cœur d’un univers onirique et bien barré, sans aucun repère ou presque pour prédire ce qui va se passer dans la séquence suivante...
Test DVD : L’affaire Dominici
Grand artisan du cinéma populaire français, Claude Bernard-Aubert, également connu sous le nom de Burd Tranbaree entre 1976 et 1983, était un adepte de la frontalité, d’un cinéma net et direct, ne s’embarrassant pas de précautions intellectuelles et ne tournant pas autour du pot… comme le sous-entend clairement sa carrière de quelques années dans le cinéma X, qui ont par ailleurs ruiné sa carrière dans le cinéma traditionnel.
Test Blu-ray : Aftermath
Au générique d’Aftermath, on trouve au moins trois bonnes raisons de se ruer sur le nouveau film édité en DVD et Blu-ray par Metropolitan Vidéo : premièrement bien sûr, il y a la présence d’Arnold Schwarzenegger, qui depuis qu’il a quitté son poste de gouverneur de Californie en 2011, enchaine plutôt les bons films : si l’on met de côté les mineurs (mais sympathiques) Evasion (2013) et Terminator Genisys (2015), on ne peut que saluer ses performances dans les ultra-bourrins et jouissifs Dernier rempart (2013) et Sabotage (2014), de même que son rôle risqué dans Maggie, loin des univers qu’il affectionne habituellement. Aftermath se range d’ailleurs dans cette dernière catégorie : celle du rôle dans lequel on n’attendait pas du tout de voir le géant autrichien – un ouvrier lambda ravagé par la mort de sa famille dans un accident d’avion. La deuxième raison de voir le film se situe également du côté des acteurs,
Test DVD : Phantasm
La jaquette de Phantasm, sorti cette année sous les couleurs d’ESC Éditions, annonce fièrement que la saga créée par Don Coscarelli égale les grandes franchises horrifiques telles que Les griffes de la nuit, Vendredi 13 ou encore Halloween.



















