Test Blu-ray : Viva Maria
En 1965, Louis Malle réunissait dans Viva Maria ! deux des deux plus grandes stars féminines françaises -Brigitte Bardot et Jeanne Moreau- dans une comédie aux allures de bande dessinée. « Un film d’action, avec des rires, des décors exotiques, et sans traumatisme de l’esprit » déclarait le cinéaste à la sortie du film, qui se révéla un immense succès public, avec 3,4 millions d'entrées dans les salles françaises.
Test Blu-ray : Plein sud
Étrange film , et étrange destin que celui de Plein sud : démonté par la critique à sa sortie, cuisant échec au box-office, le film avait même été publiquement renié par son réalisateur / co-scénariste Luc Béraud, qui rejetait la faute sur ses producteurs, qui auraient « massacré » son bébé. Presque quarante ans après la sortie, Luc Béraud, qui s'exprime dans les suppléments du Blu-ray aujourd'hui édité par Gaumont, semble cependant vaguement réconcilié avec son film, même s'il n'en est toujours pas pleinement satisfait.
Test DVD : Louise en hiver
Depuis très longtemps, le cinéma d’animation n’est plus la chasse gardée du jeune public. Rares sont pourtant les films qui réussissent haut la main à traiter de sujets plus exigeants, tout en restant accessibles. Présenté au Festival d’Albi, Louise en hiver compte parmi ces coups de maître, à l’aspect visuel presque minimaliste, quoique d’une beauté renversante, et simultanément riches d’un thème traité sur le ton de la sublimation, avec une inestimable mélancolie en arrière-plan !
Test DVD : Été 93
C’est un film très personnel que Carla Simón a réalisé. En effet, à l’âge de 6 ans, elle a vécu elle-même tout ce que le film raconte : le sida qui a emporté ses parents, l’accueil dans une nouvelle famille, la campagne qui remplace la ville. C’est sur les lieux mêmes où elle a vécu cette deuxième partie de son enfance qu’elle est allée tourner Été 93 et la langue qu’on entend tout au long du film est le catalan et non le castillan. Concernant la structure du récit, elle a choisi de procéder à un assemblage de scénettes qui, ajoutées les unes aux autres, lui ont permis de peindre au mieux la façon dont, sur la durée d’un été, elle s’est progressivement intégrée dans sa nouvelle famille.
Test DVD : Bare
Dans "Bare", la réalisatrice brésilienne Natalia Leite excelle à dépeindre l'atmosphère débilitante d'un bled perdu des Etats-Unis, tout en nous intéressant à une jeune femme qui essaye de s'en extraire et qui cherche sa voie à sa façon.
Test Blu-ray : Poesía sin fin
Poesía sin fin commence là où La danza de la realidad se termine. On revoit d’ailleurs des images de ce final, comme si Jodorowsky voulait nous rappeler l’ambiance de son film précédent ; il faut dire que l’on replonge tout de suite dans ce temps qui semble n’appartenir à aucune époque. On y retrouve le père qui veut paraître violent, la mère qui ne parle qu’en chantant, leur fils Alejandro, le nain déguisé (cette fois-ci en Hitler) qui attire les clients dans leur boutique de tissus … Le décor n’est pas une reproduction détaillée d’une époque révolue, comme on le verrait dans un film hollywoodien. Pour des raisons que l’on devine techniques (le budget du film est assez bas), mais surtout artistiques : ce faisant, Jodorowsky nous annonce ce qui nous attend – non pas une reproduction fidèle de la réalité, mais une vision théâtrale, purement poétique, de sa jeunesse.
Test DVD : Belfagor le magnifique
"Belfagor le magnifique" n'entre pas dans la liste des chefs d'œuvre du cinéma réalisés par Ettore Scola. Faut-il pour autant traiter ce film avec dédain ? Sûrement pas, car dans cette farce médiévale, les bons moments sont nombreux.
Test Blu-ray : The circle
Le sujet de The circle n’aurait pas pu être plus d’actualité, en ces temps où l’humanité se prépare de gré ou de force à la transition vers une présence du numérique dans tous les domaines de la vie. Dommage alors que l’intrigue ne se montre pas plus originale, pour exprimer en termes filmiques cet état des lieux pour le moins préoccupant. Constamment à mi-chemin entre la propagande pour le règne à venir des réseaux sociaux et une mise en garde presque frileuse contre cette même dérive hypothétique, mais pas si lointaine que ça, le film de James Ponsoldt risque davantage de rater sa cible que de déclencher une réflexion éclairée sur cette thématique pour le moins épineuse.
Test DVD : Tant qu’il y a de la guerre, il y a de...
Voilà un sujet en or pour Alberto Sordi, un sujet qui lui permet de tirer à vue sur tout ce qui bouge : le commerce des armes, bien sûr, mais aussi la corruption qui règne dans de trop nombreux pays africains et l'hypocrisie au sein de la sacro-sainte famille et dans la bonne société en général.
Test DVD : La chambre des oubliés
D.J. Caruso : un nom qui résume à lui-seul l’emprise que peuvent avoir les grands studios Hollywoodiens sur un individu. Au commencement donc était un homme, Daniel John Caruso, réalisateur ayant fait ses armes aux côtés de la « petite » légende de l’action John Badham. Formaliste plutôt doué au demeurant, Caruso verra par la suite ses multiples talents le plus souvent « gâchés » par les studios, qui ont au fil des années littéralement fait de lui leur « chose », leur « yes man », ne livrant plus au public que des films tièdes, formatés, malgré des sujets de départ parfois très enthousiasmants. Taking lives - destins violés, Paranoïak, xXx Reactivated : autant d’actes manqués qui auraient peut-être pu, entre les mains de quelqu’un d’autre, devenir de l’or… En tant que cinéphile, on ne peut qu’avoir de la compassion pour cette carrière brisée en plein élan ; on aimerait un jour voir un film signé Caruso et, le lendemain, se dire « Last night D.J. saved my life »…
Test Blu-ray : Les hommes ne pensent qu’à ça
Qu’on l’aborde par le prisme de l’œuvre d’Yves Robert ou par celui de la comédie française en général, Les hommes ne pensent qu’à ça ne fera clairement pas figure de « haut du panier ». Cela dit, cette comédie franchement désuète sur les relations hommes / femmes se suivra sans le moindre déplaisir, d’autant plus que sa durée très courte (1h14) ne permettra jamais au spectateur de s’ennuyer. Et dans tous les cas, le film d’Yves Robert marquera les mémoires comme une curiosité pour tout un tas de raisons, diverses et variées.
Test Blu-ray : Bleeder
Témoin d’une agression sauvage dans une boîte de nuit, perpétrée par Louis et des collègues à lui, Leo va peu à peu s’enfoncer dans un silence et un mal-être profond. Ce dernier est un être laconique, peu disert (une caractéristique récurrente chez les personnages de Refn), ne trouvant qu’avec difficulté les mots pour s’exprimer. Jugeant ses perspectives d’avenir bouchées, Leo déraisonne au fur et à mesure que l’histoire avance. Ainsi, son comportement oscille entre une violence exutoire, pulsionnelle et cathartique à l’égard de sa conjointe



















