Test DVD : The last girl – Celle qui a tous les dons

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The last girl – Celle qui a tous les dons

 
Royaume-Uni, États-Unis : 2016
Titre original : The girl with all the gifts
Réalisation : Colm McCarthy
Scénario : Mike Carey
Acteurs : Gemma Arterton, Glenn Close, Paddy Considine
Éditeur : Universal Pictures
Durée : 1h46
Genre : Horreur, Thriller, Drame
Date de sortie cinéma : 28 juin 2017
Date de sortie DVD/BR : 2 novembre 2017

 

 

Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonnier un groupe d’enfants peu ordinaire. Ils ont été infectés par un agent pathogène « zombie » qui a décimé la planète mais contrairement au reste du monde, ils demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Melanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Melanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l’humanité tout entière…

 

 

Le film

[4/5]

« The last girl – Celle qui a tous les dons a l’avantage d’offrir un point de vue peu ordinaire. La première partie du long métrage est une véritable leçon. Le spectateur est immiscé directement au plus près des personnages et apprend à connaître les protagonistes. Mélanie, malgré un penchant pour la viande fraîche, apparaît comme une gamine attachante qui cherche à se faire apprécier et accepter de ses aînés. L’introduction est intrigante, Colm McCarthy, qui vient du monde de la série, parvient à mettre en place une mise en situation de haute volée, à la fois intrigante, passionnante et très rythmée. Les personnages sont rapidement établis et leur écriture n’est pas paresseuse, le manichéen n’a pas sa place dans ce long métrage. (…)

Cette première partie tonitruante permet de poser les enjeux et les personnages. Le casting est parfait. Glenn Close revient en grande forme. Le teint grisonnant, la vieillesse sur le visage, elle s’investit parfaitement dans son rôle de médecin prêt aux pires sacrifices pour concocter son antidote. Gemma Arterton apporte une touche de sensibilité. Sans jamais être mièvre elle conserve l’humanité nécessaire pour garder la tête froide. Paddy Considine apparaît parfaitement à l’aise dans un rôle de militaire intelligent, efficace et protecteur. Enfin, c’est Sennia Nanua qui crève l’écran, dans son rôle ambigu d’enfant zombie, figure de danger extrême, paradoxalement couplée à un ressort émotionnel de haute volée. Elle est parfaite dans cette composition oscillant constamment entre folie animale et empathie humaine.

La seconde partie perd en intensité et en tension pour tomber davantage dans le relationnel. Les zombies se font plus rares, Mélanie devient plus proche des hommes, apprend à contrôler ses pulsions meurtrières. Les liens entre les cinq survivants se resserrent, et la jeune fille commence à être prise en sympathie par les survivants humains. (…)

La conclusion reste dissimulée et les intentions de Mélanie restent approximativement flous jusqu’à la fin. Ce final parfaitement exécuté est une véritable claque, appuyée par une photographie absolument démentielle, offrant des plans somptueux, et porté par une bande originale lancinante et hypnotisante, quelque part dans la lignée du cinéma asiatique, prenante et en adéquation parfaite avec le thème. »

Extrait de la critique de notre chroniqueur Aubin Bouillé. Retrouvez-en l’intégralité en cliquant sur ce lien.

 

 

Le DVD

[4/5]

Si l’on aurait aimé découvrir The last girl – Celle qui a tous les dons sur support Blu-ray, l’éditeur Universal Pictures n’a malheureusement pas été en mesure de nous fournir une galette haute-Définition sur ce titre, et notre test portera, une fois n’est pas coutume, sur le DVD du film. Côté galette, l’image est d’une précision étonnante, et fait honneur à la belle photo du film. Si l’on met à part une ou deux séquences riches en couleurs anxiogènes (rouge, jaune…), les couleurs sont éclatantes, les contrastes n’étouffent pas trop les noirs, et on ne dénote pas de souci de compression majeur : si les quelques éclairages rouge passent un poil plus difficilement que les scènes en extérieur, si les arrière-plans laissent par moments apparaître de légers fourmillements, l’éditeur compose parfaitement avec les qualités et les limites d’un encodage DVD. Du beau travail, que vient confirmer la présence de deux mixages Dolby Digital 5.1, immersifs et très efficaces dans les séquences d’action.

La section suppléments reste définitivement vierge de tout bonus.

 

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