Test DVD : Sous influence – L’intégrale
Mini-série britannique portée par la personnalité d’Emily Watson, Sous influence est un peu plus connue des amateurs de séries TV sous son titre original, Apple tree yard. Ayant fait forte impression lors de sa diffusion sur la BBC en début d’année dernière, la série développée par Amanda Coe d'après le roman « Portrait d’une femme sous influence » de Louise Doughty suit la trajectoire d’Yvonne Carmichael, docteur en génétique, et de sa rencontre sulfureuse avec le mystérieux Mark Costley (Ben Chaplin). Les deux personnages deviennent immédiatement amants…
Test DVD : À pleines dents – L’intégrale
La note d'intention d'À pleines dents ! était ambitieuse : il s'agissait de suivre les pérégrinations du chef Laurent Audiot et de Gérard Depardieu au cœur d'un périple gastronomique en Europe. Difficile d'imaginer l'acteur français, à la réputation d'ogre ingérable et colérique, se plier à l'exercice contraignant de la série TV. Le pari était risqué, voire même casse-gueule, et le résultat se révèle rapidement à la hauteur de nos attentes : au fil des 10 épisodes qui dorment l'intégrale des deux saisons aujourd'hui éditées par Wild Side, le spectateur découvrira une nouvelle facette de l'acteur le plus brut de décoffrage et le plus attachant de sa génération...
Test Blu-ray : Mission Impossible – Rogue nation
Quelques années après Jack Reacher, Tom Cruise confirme donc qu'il peut être tout à fait crédible en héros badass à la Jason Bourne ; la grande réussite du film vient naturellement de sa performance, mais également de l'incroyable maestria technique déployée par Christopher McQuarrie
Test DVD : Kids in love
Le mystère du « jeune » a toujours intrigué les cinéastes, qui cherchent à en percer les énigmes, à saisir l’état d’esprit qui émane de cette période vague et indéfinie (il n'existe pas de définition « officielle » de l'âge de la jeunesse), et à retranscrire sur un écran de cinéma le fameux phénomène du « coming of age » ou du passage à l’âge adulte, cette indicible progression vers l'autonomie et la maturité. Avenir, amour, découverte de la sexualité, questions existentielles et lutte entre les générations font donc partie des thèmes que l’on retrouve dans de nombreux films depuis des années : on pense notamment –forcément – à La fureur de vivre (Nicholas Ray, 1955), au cinéma de Larry Clark et à Kids (1995) en particulier, ou encore, de notre côté de l’Atlantique, à des films tels que La gifle (Claude Pinoteau, 1974), Diabolo menthe (Diane Kurys, 1977) ou encore, plus récemment, Bang Gang (une histoire d'amour moderne) (Eva Husson, 2015). Ce ne sont là que quelques exemples parmi les plus évidents sur des centaines et des centaines de films explorant ce thème du « coming of age ».
Test Blu-ray : Plein sud
Étrange film , et étrange destin que celui de Plein sud : démonté par la critique à sa sortie, cuisant échec au box-office, le film avait même été publiquement renié par son réalisateur / co-scénariste Luc Béraud, qui rejetait la faute sur ses producteurs, qui auraient « massacré » son bébé. Presque quarante ans après la sortie, Luc Béraud, qui s'exprime dans les suppléments du Blu-ray aujourd'hui édité par Gaumont, semble cependant vaguement réconcilié avec son film, même s'il n'en est toujours pas pleinement satisfait.
Test DVD : Good Kill
Quand vous entendez à la radio que tel chef d'une mouvance djihadiste a été abattu par un drone, êtes vous capable de reconstituer tout le processus qui s'est déroulé pour arriver à ce résultat ? Avez vous réfléchi aux problèmes moraux qui se posent concernant cette guerre faite à distance, sans danger physique pour celles et ceux qui la mettent en pratique ? Ne serait-ce que parce qu'il est basé sur des faits réels et qu'il nous confronte à la face noire de cette guerre d'un nouveau type, "Good Kill" est un film important.
Test DVD : Les Avantages de voyager en train
Et si, parmi les nombreux avantages qu'on peut trouver aux voyages en train, il y avait celui, qui peut se révéler très agréable, de pouvoir être mené en ... bateau.
Test DVD : Trésors de l’animation : Le meilleur du Studio AB
Pour la plupart des cinéphiles français, le Studio AB évoque surtout les séries pour ados à l’eau de rose produites par Jean-Luc Azoulay dans les années 90, largement vendues durant quelques années autour de la personnalité de Dorothée, figure emblématique des programmes jeunesse de TF1 à l’époque ; les férus d’animation en revanche savent pertinemment qu’il s’agit en réalité du nom d’un studio spécialisé dans la production de films d’animation en stop-motion et installé dans la ville de Riga, en Lettonie. Il est d’ailleurs possible que cette confusion entre le Studio AB et AB Productions ait pu un temps nuire au Studio Animācijas Brigāde, fondé en 1966 par Arnolds Burovs, et comptant à ce jour près de 140 films à son actif...
Test Blu-ray : Searching – Portée disparue
Searching – Portée disparue fait le pari de présenter l’intégralité de son intrigue policière par le biais d’écrans d’ordinateurs, de téléphones, de télévision ou de vidéos de surveillance.
Test DVD : La terre éphémère
George Ovashvili utilise le conflit entre la Géorgie et l'Abkhazie comme toile de fond pour peindre avec soin les rapports de l'homme avec la nature, parfois amie, parfois ennemie, pour dénoncer à demi-mot la soif de possession des hommes et des états, pour exposer avec délicatesse l'éveil à la sensualité d'une toute jeune fille en train de devenir femme.
Test Blu-ray : Cold in July (Juillet de sang)
Cold in July est la première incursion de Jim Mickle hors des terres balisées du film d'horreur... Mais le réalisateur en maitrise toujours les codes, comme nous le montreront brillamment certaines scènes à suspense émaillant ce film noir moderne, revenant au genre le plus respectueusement possible, sans la distance que lui ont apporté les frères Coen au milieu des années 90.
Test DVD : Red Joan – Au service secret de Staline
Dans Red Joan, tout ce qui a fait le succès commercial de productions britanniques récentes comme Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh et Imitation Game de Morten Tyldum semble s’être donné rendez-vous. Les décors emblématiques, des campus des universités aux bureaux austères dédiés à la recherche scientifique la plus pointue, y sont autant présents que les poncifs habituels sur l’honneur bafoué du royaume et sur l’amour contre raison qui incite les personnages à faire toutes sortes de choses irréfléchies. Avec de surcroît la grande dame du cinéma anglais respectable, Judi Dench, qui veille à cloche pied, en basculant sans prévenir des signes de la sagesse à ceux de la vieillesse et inversement, sur la structure temporelle alambiquée du récit. Décrit comme ça, le quatrième long-métrage de Trevor Nunn en plus de quarante ans de carrière ne donne pas nécessairement envie. Et pourtant, il y a quelque chose qu’on pourrait qualifier de force motrice du propos qui réussit à rendre cette histoire d’espionnage amateur assez fascinante. C’est un film formellement très classique, soit, mais qui dispose de la sobriété narrative suffisante pour mêler la grande Histoire aux scrupules individuels infiniment plus intimes.



















