Test Blu-ray : Braven

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Canada : 2018
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : , Thomas Pa’a Sibbett
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h34
Genre : Action
Date de sortie DVD/BR : 2 avril 2018

 

 

Le long de la frontière canadienne, des passeurs surpris par les conditions climatiques sont contraints d’abandonner leur cargaison de cocaïne dans un relais de chasse désert. Lorsque Joe découvre par hasard la marchandise, il est déjà trop tard pour demander de l’aide. Les trafiquants sont déterminés à ne laisser aucun témoin. Mais Joe est un homme plein de ressources qui connaît la montagne mieux que quiconque…

 

 

Le film

[3,5/5]

La carrière de (à ne pas confondre avec Jason Maoam, qui est juste un mec marrant parce qu’il a un nom de paquet de bonbons) se divise en plusieurs parties, que l’on distinguera aisément les unes des autres. De ses débuts 1999 et jusqu’en 2009, il se démarque par une image de pur beau gosse un peu bad boy et bodybuildé à l’aide de rôles récurrents dans des séries très populaires, faisant partie de celles que nul n’assume réellement d’avoir pu regarder / aimer un jour : Alerte à Malibu, North Shore : Hôtel du Pacifique, Stargate Atlantis

Son « explosion » en tant qu’acteur viendra quelques années plus tard, en 2011 pour être précis : durant cette année faste, il intègre en effet le casting de la première saison de Game of thrones, et en deviendra un des personnages les plus emblématiques : il n’est en effet pas rare qu’on cite son personnage de Khal Drogo qui, pourtant, et tout comme Sean Bean / Lord Stark, mourait finalement assez rapidement dans le déroulement de la série (une saison et puis c’est tout). 2011 est également l’année de la sortie du Conan de Marcus Nispel, qui l’impose pour la première fois dans le rôle-titre d’un film. Malheureusement, cet excellent film sous forte influence du comic-book se verra étrillé de toutes parts par la critique -l’auteur de ces lignes est probablement le seul en France (au monde ?) à avoir signé à l’époque de sa sortie un article franchement enthousiaste. Malheureusement, avec seulement 42 millions de dollars de recettes dans le monde (pour un budget de 90), Conan serait un cuisant échec commercial, qui forcerait Momoa à retourner aux seconds rôles durant quelques années. C’est en intégrant l’univers étendu de DC Comics en 2016 dans le rôle d’Aquaman que l’acteur d’origine hawaïenne se verrait remis sur le devant de la scène : outre son film Aquaman « à lui tout seul » mis en scène par James Wan, on l’attend également dans un énième remake / reboot de The crow en 2019 – sa carrure athlétique semble par ailleurs plutôt coller avec l’œuvre graphique originale de James O’ Barr, on est donc curieux de découvrir le film.

Son accession au DC Extended Universe et sa nouvelle popularité auprès d’un public de fans de cinéma d’action marquera également, en 2018, sa première participation à un actioner à l’ancienne uniquement conçu sur sa carrure et ses prouesses physiques : il rejoint donc avec le cercle très fermé de ceux que l’on appelle depuis Stallone les « Expendables », ou acteurs de films d’action, aux côtés de Jean-Claude Van Damme, Dolph Lundgren, Scott Adkins, le Stath’ bien sûr et tout un tas d’autres misant plutôt sur leur propension à enchainer les patates dans la tronche que sur celle visant à déclamer du Shakespeare. Ça tombe bien me direz-vous : les patates, c’est ça (aussi) qu’on aime sur critique-film.fr !

Ça tombe d’autant mieux que a su choisir, pour sa première incursion dans le genre, un bon petit film d’action. Tendu, violent et sec, grossier (« rated R »), et mettant la notion de « famille » au centre de son intrigue, ne se déroule finalement que sur quelques hectares de forêt canadienne au cœur de laquelle Momo (oui, allez, on peut le surnommer comme ça maintenant qu’on est entre hommes) va mettre la misère à une petite dizaine de truands assoiffés de vengeance. Flèches, haches, pièges à ours : le film de (un ancien coordinateur de cascades récemment passé à la réalisation) est graphique et généreux, à défaut d’être original. Mais le fait de ne pas trop sortir des chemins balisés du genre, allié à une volonté de livrer un film bourré d’affrontements, de fusillades et de cascades « old school » ne pourra que flatter les amoureux de ce style de film, dont nous faisons évidemment partie. Néanmoins, affirmer que ne nous réservera aucune surprise serait un mensonge éhonté : on appréciera par exemple le fait que le héros morfle méchamment au fil du métrage, tout autant que l’intervention inattendue [ATTENTION SPOILERS] d’un membre de sa famille au moment le plus critique. [FIN DES SPOILERS] De plus, la prestation de est également très étonnante : ce dernier se révèle aussi crédible en traqueur des forêts qu’en père de famille – la première partie du film, et notamment les passages d’intimité avec sa femme et sa fille sont vraiment convaincants ; ce qui, finalement, n’est pas si fréquent quand on pense aux films mettant en scène des pères de familles prêts à tout pour protéger les leurs, et mettant en scènes des acteurs tels qu’Arnold Schwarzenegger, John Cena, Michael Jai White ou encore Dwayne « The Rock » Johnson.

Côté casting, aux côtés de , on retrouvera quelques têtes connues des amateurs de cinéma de genre : , qui pour une fois ne joue pas un méchant, Brendan Fletcher, dont on avait pu repérer le faciès rond dans Freddy contre Jason, mais aussi et surtout dans la peau d’un marboule homicide dans le film d’Uwe Boll intitulé chez nous Rampage – Sniper en liberté, ou encore , grand acteur de séries que l’on aura pu voir dans Deadwood, Justified ou encore Urgences. Une bonne surprise donc, en attendant que Momo ne trouve son « gros » film d’action personnel qui en fera une des figures incontournables du genre.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Le Blu-ray édité par nous propose une expérience visuelle et sonore absolument recommandable : l’occasion de se replonger dans des conditions optimales au cœur de cet intense film d’action old school. Définition au taquet, piqué précis (malgré quelques légères chutes sans doute dues aux conditions de tournage), couleurs et contrastes superbement gérés, l’image s’avère globalement très enthousiasmante. Côté son, et comme d’hab avec cet éditeur, VO et VF sont proposées dans d’impressionnants mixages DTS-HD Master Audio 5.1, immersifs, amples et très dynamiques (le rendu acoustique des scènes dans la cabane est assez bluffant) : un rendu sonore placé sous le signe de l’efficacité !

Dans la section suppléments, la galette nous propose une featurette d’environ six minutes revenant superficiellement sur le tournage et sur les enjeux du film – c’est court certes, mais intéressant. On terminera avec les traditionnelles bandes-annonces de films similaires disponibles chez .

 

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