Arras 2018 : The Reports on Sarah and Saleem
Les fronts entre les Palestiniens et les Israéliens sont plus que jamais tranchés dans une hostilité aveugle, sans terrain d'entente possible. Tous les vendredis, la jeunesse de la bande de Gaza crie sa détresse à la clôture qui la sépare de ce qu'elle ne considère nullement comme une terre promise. Les gouvernements populistes aux États-Unis et au Brésil se font de surcroît un malin plaisir de jeter de l'huile sur le feu, en transférant leurs ambassades dans la ville coupée en deux de Jérusalem.
Sous terre
Le récit suit l'histoire du polonais Leopold Socha, qui passe de voleur à héros durant la Seconde Guerre mondiale en sauvant la vie d’un groupe de juifs de Lvov. Quand Socha rencontre le groupe pour la première fois, c'est uniquement par intérêt financier qu'il décide de lui trouver une cachette dans les canaux. Progressivement, son attitude vas toutefois s'émousser. Et le jeune homme va finir par risquer sa propre vie pour sauver hommes, femmes et enfants de l’extermination.
Sous terre photo du film In Darkness
Critique : Le Grand musée
Des musées d’art, il doit en exister des centaines, voire des milliers en Europe. Et une dizaine d’entre eux fait toute la fierté et tout le prestige culturel de ses pays respectifs. Face à cette multitude de lieux d’exposition, classiques ou modernes, nous sommes étonnés de constater qu’il n’y a apparemment qu’une seule et unique façon de refléter cette activité de conservation des œuvres dans des termes filmiques. Car, la proximité des dates de sortie françaises aidant, ce documentaire autrichien nous rappelle en de nombreux points National gallery dans lequel Frederick Wiseman avait exploré l’équivalent londonien du musée à Vienne. Puisque ces deux films ont été conçus et présentés presque en même temps, cette similitude ne relève point d’un vil copiage. Elle nous invite plutôt à nous interroger sur une drôle de coïncidence. Cette dernière en dit plus long sur la façon contemporaine d’aborder l’univers des musées que ne l’aurait fait chacun de ces documentaires pris séparément.
Critique : Louxor
Est-ce bien grave qu'à l'évocation du nom Louxor, on pense d'abord au cinéma municipal à Paris et seulement ensuite à la cité égyptienne avec ses trésors archéologiques à la valeur inestimable ? Un sevrage aussi sévère qu'involontaire de séances de cinéma ces derniers mois est passé par là.
Memories Corner
Memories Corner
France, Canada : 2011
Titre original : Memories Corner
Réalisateur : Audrey Fouché
Scénario : Audrey Fouché
Acteurs : Déborah François, Hiroshi Abe, François Papineau
Distribution : Bac...
Taste of Money
Taste of Money
Corée du Sud : 2012
Titre original : Do-nui Mat
Réalisateur : Im Sang-soo
Scénario : Im Sang-soo
Acteurs : Kim Kang-woo, Yun-Shik Baek, Yun Yeo-Jung
Distribution...
47 Ronin
47 Ronin
Américain : 2012
Titre original : 47 Ronin
Réalisateur : Carl Erik Rinsch
Scénario : Chris Morgan , Hossein Amini
Acteurs : Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Tadanobu...
Albi 2022 : Dalva
De gré ou de force, le cinéma belge dans son incarnation tant soit peu sociale évolue sous le patronage plus ou moins heureux des frères Dardenne. Ainsi, ce n'est pas par hasard que l'invité du 26ème Festival d'Albi avait cru bon de citer le nom des réalisateurs à la renommée internationale, dès que les lumières s'étaient rallumées dans la salle après la projection de Dalva.
Critique : A second chance
Quelle misère ! La réalisatrice Susanne Bier continue de faire de la misère, extrême et amère, son fond de commerce. Les revers tragiques du destin se multiplient ainsi dans son nouveau film, qui s’attaque une fois de plus à la destruction en règle du monde faussement préservé au Danemark.
Sueño y silencio
Oriol et Yolanda vivent à Paris avec leurs deux filles. Il est architecte, elle est professeur de lycée. Au cours de vacances dans le delta de l'Ebre, au sud de la Catalogne, un accident bouleverse leur existence.
Critique : 45 ans
Ce film n’est ni plus, ni moins qu’un miracle ! D’abord parce qu’il a su combler toutes les attentes que nous avions à son égard depuis qu’il a gagné un double Ours d’argent de l’interprétation au dernier festival de Berlin il y a un an. Et puis, d’une façon encore plus enthousiasmante, grâce à la confirmation du talent considérable de son réalisateur Andrew Haigh, qui avait su nous subjuguer avec son film précédent Week-end, ou la sublime naissance d’un amour gay.
Sarlat 2024 : Je suis toujours là
Comme tous les pays latinoaméricains ou presque, le Brésil a dû passer par une dictature militaire à un moment assez récent de sa longue histoire mouvementée. Ce fut pendant plus de vingt ans, entre 1964 et 1985. Une période qui a certainement laissé des traces, mais qui aura également permis aux Brésiliens contemporains d'être particulièrement attachés aux bienfaits de leur jeune démocratie.


















