Le crime du 3e étage
France : 2026
Titre original : –
Réalisateur : Rémi Bezançon
Scénario : Rémi Bezançon
Acteurs : Laetitia Casta, Gilles Lellouche, Guillaume Gallienne
Éditeur : M6 Vidéo
Durée : 1h40
Genre : Comédie dramatique, policier
Date de sortie cinéma : 11 mars 2026
Date de sortie DVD : 9 juillet 2026
Synopsis : Colette, professeure de cinéma spécialisée dans l’œuvre de Hitchcock, soupçonne son nouveau voisin d’en face d’avoir tué sa femme. Réalité ou déformation professionnelle ? Son mari, François, écrivain de romans historico-policiers un peu désuets, est d’abord sceptique face à l’obsession de Colette pour ce prétendu crime. Il se laisse cependant embarquer dans cette enquête rocambolesque, et, à mesure que les indices s’accumulent et que le mystère s’épaissit, ce couple ordinaire se transforme en duo de détectives hors pair. Alors, y a-t-il vraiment eu un crime au 3 e étage ?

Le film
[3.5/5]
Réalisateur brillant de Le Premier jour du reste de ta vie en 2008, réalisateur moins brillant du remake de l’excellent film argentin Un coup de maître il y a 3 ans, Rémi Bezançon a pris un certain risque en se lançant dans un film sous la double influence de Alfred Hitchcock et de William Shakespeare. Comme il fallait s’y attendre, un certain nombre d’adulateurs du maître du suspense lui sont tombés dessus en voyant dans Le Crime du 3e étage une mauvaise copie de Fenêtre sur cour. Une telle critique est particulièrement sévère ! Certes, il y a bien dans Le crime du 3e étage, comme dans Fenêtre sur cour, un personnage, Colette Courreau, professeure de cinéma à la Sorbonne et spécialiste réputée du cinéma d’Alfred Hitchcock, qui passe beaucoup de temps à surveiller le comportement de Yann et Nathalie Kerbec, ses voisins, et qui arrive vite à se persuader, et, moins vite, à persuader François Tarnowski, son mari, auteur de romans à caractère historique, que Yann, interprète d’Hamlet dans un théâtre parisien, en est arrivé à tuer sa femme, sourde de naissance et propriétaire de ce théâtre. Certes, Laetitia Casta s’amuse avec beaucoup de talent à se transformer en blonde hitchcockienne. Toutefois, il est beaucoup plus pertinent de voir dans Le crime du 3e étage une tentative de Rémi Bezançon, une tentative réussie, de rendre hommage à Hitchcock ainsi qu’à Shakespeare et à Agatha Christie à la manière d’un Jean-Paul Rappeneau ou d’un Philippe de Broca, ces réalisateurs si populaires il y a quelques décennies et dont on regrette souvent que le moule qu’ils utilisaient pour réaliser leurs films donne l’impression d’être cassé.
Eh bien non, il n’est pas définitivement cassé, Le crime du 3e étage en apporte la preuve : une comédie pleine d’humour dans laquelle la peinture des rapports au sein du couple formé par Colette et François, rapports qui donnent l’impression de ne pas être vraiment au beau fixe lorsque le film commence et qui ne cessent de s’améliorer grâce à l’enquête qu’ils mènent ensemble, a au moins autant d’importance que les investigations menées. Comme il est dit dans le film, quand on regarde chez les autres, c’est qu’on ne regarde plus chez soi ou bien qu’on ne se sent pas assez regardé ! Au départ, cette impression de ne pas être assez regardée par son mari était peut-être le sentiment qu’avait Colette et qui la poussait à regarder ce qui se passait chez le couple vivant en face de chez elle. Par ailleurs, Rémi Bezançon a pris un autre risque : celui consistant à introduire dans son récit des scènes filmées tirées du roman que François est en train d’écrire. Dire que cette pirouette est totalement couronnée de succès serait mentir mais le résultat n’est pas infâme pour autant. Dans ce film dans lequel la photo de Pierre Cottereau est de belle facture, on sent que le trio d’interprètes formé par Laetitia Casta, Gilles Lellouche et Guillaume Gallienne a pris du plaisir lors du tournage, ce qui, forcément, influence de façon positive le plaisir des spectateurs.

Le DVD
[3/5]
Pas grand chose à dire concernant ce DVD : comme c’est souvent le cas, le film peut être regardé accompagné d’une audiodescription ou bien avec ou sans un sous-titrage pour sourds et malentendants. Par ailleurs, on se félicite que la qualité de l’image rende grâce à la belle photo de Pierre Cottereau. Enfin, concernant le ou les suppléments, il n’y a rien à dire ou à redire : il n’y en a aucun.
















