http://www.lebenssalz.ch http://www.paulplaza.nl http://www.ostendsurfing.be http://www.qsneaker.nl http://www.wtcbentille.be http://www.thegooddeal.ch http://www.kantoorencreatief.nl
News — 11 janvier 2018
Directors Guild Awards 2018 : les nominations

Ça y est, cette semaine très chargée en annonces de prix de cinéma vient de se terminer avec celle des nominations pour les , attribués par le syndicat américain des réalisateurs de cinéma et de télévision. Elles viennent d’être communiquées par l’actuel président du syndicat Thomas Schlamme. La 70ème cérémonie des aura lieu le samedi 3 février à l’hôtel Beverly Hilton. Elle sera animée par le réalisateur et producteur Judd Apatow.

Rappelons que ces prix professionnels sont un indicateur très fiable des réalisateurs qui seront par la suite nommés aux Oscars, voire qui le gagneront en fin de compte. Seulement sept fois en près de 70 ans y a-t-il eu un réalisateur oscarisé, qui n’avait pas gagné auparavant le prix de la Directors Guild. Cette anomalie est survenue pour la dernière fois en 2013, lorsque Ben Affleck avait acquis la reconnaissance de ses pairs pour Argo – Oscar du Meilleur Film cette année-là –, tandis que Ang Lee avait gagné l’Oscar du Meilleur réalisateur pour L’Odyssée de Pi. De même, l’immense majorité des films nommés au prix du syndicat reçoivent au moins une nomination à l’Oscar du Meilleur Film, surtout depuis l’élargissement des nominations dans cette catégorie à dix films maximum en 2009. Les nominations pour les 90èmes Oscars seront annoncées le mardi 23 janvier.

 


pour La Forme de l’eau, sortie française le 21 février

L’inclusion du lauréat encore tout frais des Golden Globes de dimanche dernier dans la liste des réalisateurs n’a sans doute surpris personne. Le parcours de La Forme de l’eau n’est certes pas un sans faute, même s’il a gagné par exemple le Lion d’or au Festival de Venise, le prix du Meilleur réalisateur des critiques de Los Angeles, ainsi que douze nominations aux BAFTAs. Mais ce conte fantastique est assez bien positionné pour être le meneur en termes de nombre des nominations aux Oscars. Le Mexicain Guillermo Del Toro (*1964) devrait donc faire son grand retour sur la scène du Dolby Theatre, onze ans après le passage en demi-teintes du Labyrinthe de Pan, nommé six fois et gagnant des Oscars de la Meilleure photo, des Meilleurs décors et du Meilleur maquillage. Et qui sait, peut-être sera-t-il alors le dernier des trois « amigos » à gagner l’Oscar du Meilleur réalisateur, après Alfonso Cuaron pour Gravity en 2014 et Alejandro Gonzalez Iñarritu pour Birdman en 2015 et pour The Revenant en 2016 ? Toutefois, les trois productions hollywoodiennes qu’il a réalisées depuis Le Labyrinthe de PanHellboy II Les Légions d’or maudites, Pacific Rim et Crimson Peak – n’ont guère rencontré les faveurs de l’Académie américaine. Pas plus d’ailleurs que ses films de genre antérieurs, comme Cronos, Mimic, L’Échine du diable, Blade II et Hellboy.



pour , sortie française le 28 février

La Directors Guild est sensiblement plus accueillante envers les réalisatrices que l’Académie des Oscars, puisque elle en a nommé deux fois plus, c’est-à-dire huit avant cette année contre les misérables quatre aux Oscars. Les heureuses incluses étaient Randa Haines pour Les Enfants du silence en 1987, Barbra Streisand pour Le Prince des marées en ’92, Valerie Faris pour Little Miss Sunshine en 2007 et Kathryn Bigelow pour Zero Dark Thirty en 2013. En comparaison, les César français ont jusqu’à présent nommé pas moins de dix-huit réalisatrices, dont deux à au moins deux reprises, Nicole Garcia et Maïwenn. La seule réalisatrice césarisée dans cette catégorie reste par contre Tonie Marshall pour Vénus beauté institut en 2000. Puis, l’Américaine Greta Gerwig (*1983) appartient également au groupe plutôt exclusif des acteurs reconnus, devenus des réalisateurs au moins autant célébrés après ce changement de casquette, dont le syndicat avait jusque là nommé dix-neuf, parmi eux les ignorés par les Oscars dans cette catégorie Gene Kelly, Paul Newman, Dennis Hopper, Barbra Streisand, Sean Penn et Ben Affleck. Enfin, le succès commercial et critique de son deuxième long-métrage lui a permis de déjà remporter entre autres les prix du National Board of Review et de la National Society of Film Critics. En tant qu’actrice, Greta Gerwig a joué depuis un peu plus de dix ans pour certains des plus prestigieux réalisateurs du cinéma américain indépendant, dont Noah Baumbach (Greenberg, Frances Ha et Mistress America), Ivan Reitman (Sex friends), Whit Stillman (Damsels in distress), Woody Allen (To Rome with Love), Barry Levinson (The Humbling), Rebecca Miller (Maggie a un plan), Todd Solondz (Le Teckel), Pablo Larrain (Jackie) et Mike Mills (20th Century Women). Elle a même fait une brève incursion dans le cinéma français en 2014 à travers Eden de Mia Hansen-Løve.



pour ,
sortie française le 17 janvier

Ce réalisateur anglais est le seul parmi ses confrères à disposer d’ores et déjà d’un Oscar, gagné en 2006 pour le court-métrage Six shooter. Comme les quatre autres nommés de cette année, Martin McDonagh (*1970) a écrit le scénario de son film, pour lequel il avait gagné le prix correspondant au dernier Festival de Venise. C’est également en tant que scénariste qu’il a reçu sa deuxième nomination aux Oscars pour la comédie de gangster Bons baisers de Bruges, son premier long-métrage en 2008. Il a ensuite réalisé la comédie 7 psychopathes. C’est en tant que producteur qu’il a participé à L’Irlandais de son frère aîné John Michael McDonagh. A ses débuts, il était un dramaturge reconnu à la fois au théâtre londonien et à Broadway.



pour

Très apprécié par ses confrères américains, qui l’avaient déjà nommé à trois reprises, pour Memento, The Dark Knight Le Chevalier noir et Inception, ce réalisateur anglais doit batailler davantage auprès des membres de l’Académie, qui lui ont jusqu’à présent refusé une nomination en tant que Meilleur réalisateur. Cela va probablement changer grâce au film le plus traditionnellement sérieux de Christopher Nolan (* 1970), qui était plutôt abonné aux œuvres fantastiques comme Batman begins, Le Prestige, The Dark Knight rises et Interstellar, ainsi qu’aux films de genre tels que Following et Insomnia. Les Oscars l’ont toutefois nommé en tant que scénariste, pour Memento et Inception, et comme producteur de ce dernier, nommé dans la catégorie du Meilleur Film en 2011. Son film de guerre est d’une courte tête le plus gros succès commercial au box-office américain des cinq films nommés, grâce à ses 188 millions de dollars en fin de carrière, face aux 175 millions de dollars rapportés par le film d’horreur .



pour Get out

Ce comique venu de la télévision a touché le jackpot dès son premier long-métrage de cinéma ! Très populaire aux États-Unis grâce au duo comique qu’il a formé entre 2012 et ’15 avec Keegan-Michael Key pendant les cinq saisons de l’émission de sketches « Key and Peele » sur la chaîne Comedy Central, il a en quelque sorte su redonner ses lettres de noblesse au cinéma d’horreur à travers Get out. Ce qui lui a valu pour l’instant le prix du Meilleur scénario des critiques de Los Angeles, ainsi que celui du Meilleur Premier film des critiques de New York et du National Board of Review. Il devient enfin le deuxième réalisateur à être nommé la même année pour le Directors Guild Award du Meilleur réalisateur et du Meilleur Premier film, après Garth Davis, qui avait gagné la récompense des débutants l’année dernière pour Lion. Comparé aux Oscars, le syndicat des réalisateurs est encore moins ouvert à l’égard de ses confrères afro-américains, puisque Jordan Peele (*1979) n’est que le troisième à être nommé de la sorte, après Lee Daniels pour Precious et Barry Jenkins pour Moonlight. L’Académie avait également nommé John Singleton pour son premier film Boyz’n the Hood La Loi de la rue en 1992.


Les cinq réalisateurs nommés pour le 3ème prix du Meilleur premier film sont :

Geremy Jasper pour Patti Cake$

William Oldroyd pour The Young Lady

Jordan Peele pour Get out

Taylor Sheridan pour Wind River

Aaron Sorkin pour Le Grand jeu

Articles semblables

Partage

Auteur

Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles