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Critiques de films Drame Thriller — 13 novembre 2013
Cartel

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Etats-Unis : 2013
Titre original : 
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , , , Penélope Cruz,
Distribution : 20th Century Fox
Durée : 1h57
Genre : Thriller, Drame
Date de sortie : 13 novembre 2013

Globale : [rating:3.5][five-star-rating]

, 75 ans et des poussières, renouvelle son cinéma en mettant en images un scénario original de l’écrivain , lauréat du Prix Pulitzer en 2007 pour La Route et à qui l’on doit aussi No Country for old men. Il dirige une distribution prestigieuse piégée dans un Mexique peu reluisant.

Synopsis : La vie à Juarez au Mexique n’est pas de tout repos, avec un taux élevé de meurtres et de disparitions non résolues, près de 3000 par an. Reiner, gérant de boîte de nuit et trafiquant de drogue à ses heures, son avocat, qui veut offrir le plus beau des diamants à sa compagne et Westray, intermédiaire douteux, vont sous-estimer la portée de cette information. Lorsqu’un chargement important de cocaïne est détourné, ils vont devoir affronter cette réalité de bien trop près.

Pour son premier scénario écrit directement pour le cinéma, le romancier nous plonge dans un univers poisseux peuplé par des gens très bien habillés mais pas très malins. Le talent littéraire de l’un des meilleurs auteurs contemporains se ressent dans ses dialogues exagérément philosophiques, prononcés par une galerie de personnages peu recommandables qui seront victimes de la folie des grandeurs qui guide leur quotidien. Ces propos sont souvent à la limite du ridicule, voire gênants ou interminables. Inégal dans sa construction alambiquée et excessivement bavard,  a le mérite de ne ressembler à rien. assume cette impression et livre l’une de ses œuvres les plus originales à défaut d’être aisément aimable. La dimension baroque de cette production qui semble trop grosse pour son niveau d’accessibilité, sonne comme un hommage indirect à son frère Tony, décédé l’an dernier, et dont certains films possédaient cette même outrance. La mise en scène de grand frère Ridley est heureusement plus sobre. Les scènes d’action, brèves mais intenses, sont noyées dans les longues plages de dialogues qui reflètent les états d’esprit de ceux qui les prononcent, qui parlent plus qu’ils n’agissent. Ceux qui agissent, a contrario limitent leurs prises de paroles au strict nécessaire…

Les acteurs surprennent dans cette histoire dont la trame policière reste anecdotique, voire franchement convenue. On peut aisément le résumer ainsi : l’avocat d’un baron de la drogue comprend trop tard que le milieu dans lequel il évolue est mortel. Les traits d’abord insouciants puis de plus en plus inquiets de soulignent la fragilité de caractère de cet avocat (le Counselor du titre original) qui n’écoute pas les conseils qu’on lui donne, ou ne les comprend pas. Naïf, présomptueux ou peut-être stupide, il est constamment dépassé par les événements et les terribles hasards. Il perd tout dans son envie de vivre la belle vie avec . La comédienne espagnole tient hélas un rôle trop effacé qui n’implique pas autant qu’il le devrait face à la tragédie annoncée. Son mari dans la vie , de retour dans l’univers de l’écrivain après avoir été l’énigmatique Anton Chigurh dans No Country for old men adapté par les frères Coen est ce petit baron de la drogue insouciant qui se croit gros. Comme dans ce précédent long-métrage et Skyfall, il arbore une coupe de cheveux improbable qui sied à son tempérament arrogant. Il est surtout intoxiqué par sa compagne Malinka, alias dans un rôle de femme fatale. Elle se déchaîne en grande gourmande qui aime l’argent et le sexe sans limites, dans un cas comme dans l’autre, comme le montre une scène dans une voiture appelée à devenir culte. a un petit rôle de texan peut-être malin, peut-être pas.

 est inégal, certes, parfois très agaçant et trop glacé, factice, mais possède une étrange classe qui permet de dépasser ses quelques maladresses. Sans atteindre les sommets de sa carrière, les films de ses débuts finalement (Duellistes, Alien et Blade Runner), Ridley Scott se réinvente avec ce film comme Michael Bay s’inventait, enfin, avec No pain, no gain. Il réunit une distribution cinq étoiles jusque dans ses tout petits rôles tenus par quelques grands acteurs. Bruno Ganz est un diamantaire faustien, Rosie Perez une prostituée vulgaire qui va sceller malgré elle le destin des principaux protagonistes, Édgar Ramírez un prêtre choqué par la confession athée de , Rubén Blades un parrain profond et sans pitié, Dean Norris (beau-frère de Bryan Cranston / Walter White dans Breaking Bad) un acheteur de produits illicites qui prend des leçons de trafic avec John Leguizamo, Natalie Dormer (Le Trône de fer) une blonde tentatrice, Goran Visnjic un banquier et une révélation, Sam Spruell en machine à tuer qui trouve plus fort que lui. Une galerie de personnages détonants, plus forts que l’intrigue à laquelle ils ne comprennent rien ou dont ils sont plus ou moins extérieurs.

Résumé

Si l’on peine à résumer aisément Cartel, à sa juste valeur du moins, ce 21ème long-métrage de Ridley Scott a le mérite de détourner les codes trop familiers du film avec trafic de drogue. , et sont pris au piège de leur cupidité, de Cameron Diaz en inquiétante et trompeuse femme fatale et des dialogues (trop) finement ciselés de Cormac McCarthy.

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Pascal Le Duff

Cet article a été écrit par Pascal Le Duff, rédacteur cinéma sur Critique-film.fr