DVD — 15 juillet 2019
Test Blu-ray : Évasion 3 – The Extractors

 
États-Unis : 2019
Titre original : Escape plan – The extractors
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h46
Genre : Action
Date de sortie DVD/BR : 17 juillet 2019

 

Ray Breslin et Trent DeRosa s’associent à Hush pour sauver Abigail, l’une des membres de leur équipe, détenue captive dans un pénitencier connu sous le nom de « Devil’s Station », une prison d’où personne n’est jamais sorti…

 


 

Le film

[3,5/5]

S’il ne s’agissait certainement ni de la série B la plus honteuse de l’année, ni de la carrière de Sylvester Stallone, ce dernier a eu la dent dure sur les réseaux sociaux à l’encontre d’Évasion 2 : Le labyrinthe d’Hadès, qu’il a récemment qualifié de « plus qu’horrible » (« beyond awful »). Il est vrai que le petit film de Steven C. Miller, avec lequel nous avions été relativement indulgent lors de sa sortie en Blu-ray / DVD l’année dernière, s’est vu attribuer une notre cumulée de 3.8/10 sur le site de référence IMDb, ce qui est loin de figurer parmi les meilleures notes de la filmographie de Sly. L’acteur plaçait donc tous ses espoirs dans Évasion 3 : The extractors, réalisé par son complice de toujours John Herzfeld. Une quinzaine de jours après sa sortie en vidéo aux États-Unis, Évasion 3 débarque aujourd’hui en France ; à ce jour, sa note sur IMDb n’est pas beaucoup plus glorieuse, le film culminant à 4.4/10, sur la base des votes de 3365 cinéphiles du monde entier.

Cependant, comme on l’avait souligné à la sortie d’Évasion 2, une petite série B sans prétention peut sans peine se révéler « transcendée » par d’excellentes scènes d’action, et c’est finalement ce qui se produit avec Évasion 3 : si bien sûr on est loin d’être devant le meilleur film de Stallone, on admettra tout de même que la hargne et le côté ultra-bourrin développés par les scènes d’action du film en font un petit produit vraiment très plaisant et réjouissant. Exit donc les velléités de science-fiction développées par les deux premiers films de la franchise : ici le scénario est simpliste, une équipe de mercenaires s’en va libérer des otages retenus par un méchant très méchant, incarné par Devon Sawa, figure connue du fantastique du début des années 2000 puisqu’il était le héros de Destination finale (2000) et de La main qui tue (1999). Plus de gadgets High-tech et de prison ultra-moderne non plus ; le film opère un retour aux bases du film d’action des 90’s avec une prison « à la russe » située en Europe de l’Est (en Lettonie pour être précis). Autant dire qu’il s’agit ici d’une prison à l’ancienne, dure, rugueuse, sentant le sang et les brutalités carcérales, mais également – soyons honnête – la pisse et la merde, ce qui d’ailleurs est littéralement imprimé à l’image par la photo de Jacques Jouffret, puisque la prison est baignée dans les filtres jaune / marron.

Évasion 3 : The extractors s’impose donc non seulement comme une espèce de « retour aux sources » pour Sylvester Stallone, un film bourrin de chez bourrin où il dessoude, avec l’aide de quelques camarades aussi badass que lui (l’inusable Dave Bautista bien sûr, mais également , découvert cette année dans le très bon Ip Man legacy : Master Z), toute une assemblée de bad guys tatoués et patibulaires. Les combats et les différentes mises à mort proposées par le film sont d’une brutalité extrême, en rajoutant volontiers dans la violence décomplexée, voire même dans le sordide – on ne peut s’empêcher de penser que Stallone profite de ce film pour « préparer le terrain » en vue de son Rambo : Last blood, qui sortira en septembre et s’annonce comme une bonne grosse bombe des familles, bien vénère et ultra-violente. Bref, s’il ne nous viendrait même pas à l’esprit d’affirmer qu’Évasion 3 : The extractors est un film exempt de défauts, on mentirait en revanche si on disait que l’on ne s’est pas franchement amusé au spectacle de ce bon gros actioner qui en a décidément dans le falzar.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Le Blu-ray d’Évasion 3 : The extractors édité par Metropolitan Vidéo s’avère à l’image de l’efficacité de pure série B déployée par John Herzfeld sur son film : l’éditeur nous propose une plongée étouffante et immersive au cœur de la prison qui sert de décor au film. La définition est au taquet, le piqué précis (avec une ou deux baisses de définition sur certains plans néanmoins, mais que l’on pourra probablement imputer aux conditions de tournage), les couleurs explosives et les noirs admirablement denses et profond. Le film est naturellement proposé au format et en 1080p, bref c’est du tout bon, on peut applaudir des deux mains l’éditeur. Le son est mixé en DTS-HD Master Audio 5.1 à la fois en VF et en VO, et se révèle particulièrement dynamique (la scène arrière est omniprésente et permet vraiment une immersion parfaite), surtout quand interviennent les séquences d’action, qui on le répète sont extrêmement violentes – veillez à éloigner les enfants !

Côté suppléments, on trouvera une petite featurette revenant sur le tournage du film, et donnant largement la parole à Sylvester Stallone et à John Herzfeld, qui en profiteront pour revenir sur leurs cinquante années d’amitié – un fait suffisamment rare à Hollywood pour être souligné !

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles